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Tables rondes de la FLAM 2015
Foire aux livres anarchistes de Marseille
samedi 13 mai 2017 à 17 h

MARSEILLE (CIRA) : Un che­mi­ne­ment théâ­tral, lit­té­raire et poé­tique par Marie-Claire Calmus

Marie-Claire Calmus pré­sen­te­ra di­vers as­pects de son tra­vail et de son par­cours. Cette ren­contre fait suite à sa par­ti­ci­pa­tion au ca­len­drier 2017 du CIRA. Elle y évoque son che­mi­ne­ment théâ­tral. En plus des poèmes, chan­sons, chro­niques in­ter­ac­tives qui consti­tuent son ré­per­toire ac­tuel chez Adel (près du ca­nal Saint-Mar­tin à Pa­ris) et dans d’autres lieux, elle a in­ter­pré­té des sketches dont on peut trou­ver trace dans les quatre pre­miers vo­lumes des Chro­niques de la Flèche d’or (Ra­fael de Sur­tis, 2008, 2009 et 2014) dé­nonçant di­verses formes d’abus et de do­mi­na­tion. Elle est aus­si l’au­teure-in­ter­prète de pièces fé­mi­nistes comme La Vi­trio­go­lade ou Bonne Se­maine, bon week-end.

Elle a écrit plu­sieurs es­sais, d’Où est pas­sé l’hu­main et Mode La­té­ral (Édi­tin­ter, 1998) jus­qu’à De la tem­po­ra­li­té (Édi­tin­ter, 2015) qui dé­borde phi­lo­so­phi­que­ment les pré­oc­cu­pa­tions so­ciales et mi­li­tantes. C’était dé­jà le cas avec De la re­pré­sen­ta­tion, Dures pro­cé­dures et Le sym­bo­lisme au quo­ti­dien (Ra­fael de Sur­tis, 2009, 2011 et 2012). En 2015 est ré­édi­té et ac­tua­li­sé le Pe­tit trai­té de la dé­struc­tu­ra­tion (1992). Ce livre montre la désa­gré­ga­tion à l’œuvre, dans l’école, les col­lec­tifs dont les spor­tifs, le couple et la créa­tion ar­tis­tique. In­con­fis­cable anar­chie, sur la pra­tique exis­ten­tielle de l’anar­chie, n’a pas en­core été pu­blié.

Elle est l’au­teure de nom­breux ar­ticles so­cio­po­li­tiques pour Le Monde Li­ber­taire, L’Éman­ci­pa­tion et la re­vue Mou­ve­ments. S’y ad­joignent de nom­breuses cri­tiques de films et de pièces de théâtre ain­si que des re­cen­sions de livres, à l’ori­gine de liens d’ami­tié avec des phi­lo­sophes et des éco­no­mistes comme Jacques Ran­cière ou Ber­nard Friot.

Elle a écrit des ro­mans. L’un deux parle du Por­tu­gal, mê­lant po­li­tique et fic­tion : L’œillet d’Avei­ro (Édi­tin­ter, 2003). Elle est l’au­teure de plu­sieurs re­cueils de nou­velles. Le der­nier Corps étran­gers (2016-2017) est pu­blié en par­tie dans la re­vue Scri­bu­la­tions.

La poé­sie est pré­sente dès les pre­miers écrits comme en té­moigne Alexan­drines, ré­di­gé dans les an­nées 70 et qui vient de pa­raître chez Édi­tin­ter. Les plus ré­cents re­cueils sont Ciel Va­riable (Les Adex, 2009), et deux autres pa­rus au Grand large dont Chant Vi­tal (Le Grand large, 2016) qui pour l’es­sen­tiel consti­tue le ré­per­toire d’un spec­tacle pré­sen­té en sep­tembre 2016 à Pu­bli­co. Les édi­tions Les Adex ont pu­blié dans la col­lec­tion Les Gra­phi­poèmes, plu­sieurs re­cueils de pho­tos-poèmes.

D’autre part, elle a en­re­gis­tré des disques com­pacts de ses chan­sons, elle ex­pose sa pein­ture et a réa­li­sé deux courts mé­trages (His­toire de Ma­rie, 1987 et Sage comme une image, 1990).


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samedi 1 avril 2017 à 17 h

MARSEILLE (CIRA) : Nunatak : une revue d’histoires, de cultures et de luttes des montagnes présentée par ses animateurs

Nous habitons la montagne. Pour certains c’est un choix, pour d’autres un exil, un refuge, une prison. Nous l’habitons par désir ou par la force des choses, et nous posons la question de comment habiter cet espace. L’habiter réellement, ne pas nous contenter de notre position de consommateur perpétuel, dévier du sentier balisé des flux de la marchandise et de l’autorité, nous attaquer à ce qui nous sépare les uns des autres, nous plonger dans les histoires que racontent les ruisseaux, les êtres, les arbres ou les rochers…
Nous nous sommes réunis autour de l’envie de faire écho à la revue italienne Nunatak, revue d’histoires, de cultures, et de luttes des montagnes, s’inspirant de celle-ci pour une publication française. Nous ne cherchons pas à la reproduire à l’identique, mais à imaginer une forme similaire en résonance avec nos propres vécus.
L’imaginaire autour de la montagne résonne pour nous comme une métaphore. Dans la langue des Inuits, le terme nunatak désigne une montagne s’élevant au-dessus des étendues gelées, où se réfugie la vie pour perdurer pendant l’ère glaciaire. La montagne, c’est donc tous ces petits espaces où subsistent et où s’expérimentent des façons d’exister qui tentent de contredire le froid social triomphant. Et si nous voulons nous concentrer en premier lieu sur les régions montagneuses, cela n’exclut en aucun cas les contributions venues d’ailleurs.
Nous voulons effectuer des recherches pour fournir des documents sur les histoires de révoltes, de désertions passées et actuelles, individuelles et collectives, spécifiques à ces zones géographiques.

Nous désirons aussi nous intéresser aux animaux, aux plantes, aux minéraux, à l’eau… à tout ce qui constitue ce que ce monde a figé en un « environnement » qu’on voudrait nous vendre comme terrain de ressources exploitables. Nous considérons plutôt qu’il s’agit d’un ensemble dont nous faisons partie et qui nous traverse.
Nous souhaitons enfin nous pencher sur des pratiques, des savoir-faire, des formes d’organisation différentes afin de tenter de nous les réapproprier pour leur usage et non leur valeur marchande. Nombre de ces mêmes pratiques ont été récupérées, muséifiées en tant que concept marketing : label biologique, tourisme, patrimoine…
Nous ne voulons pas laisser aux traditionalistes et aux musées, aux identitaires et aux chauvins, aux réformistes et autres réactionnaires les interprétations de l’histoire.
Cette revue se veut un support pour développer et partager nos critiques, du point de vue des régions montagneuses que nous habitons. Mais nous désirons aussi chercher des moyens de concrétiser ce que nous pensons pour pouvoir nous opposer au monde tel qu’il se présente à nous : développer et intensifier des liens, confronter des réalités et lutter contre le rapport de consommation aux espaces que nous essayons d’habiter. Essayer, sans nous faire d’illusions, d’expérimenter ici et maintenant sur la base de notre refus ce vers quoi nous voulons aller.
Combattre concrètement l’uniforme.
Sur Internet : https://revuenunatak.noblogs.org/
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samedi 4 mars 2017 à 17 h

MARSEILLE (CIRA) : Gustav Landauer : un prophète des communes libres, lecture par Till Roeskens.

Gustav Landauer (1870 – 1919)« L’anarchie n’appartient pas à l’avenir, mais au présent ; elle n’est pas affaire de revendications, mais affaire de vie. »

Gustav Landauer, assassiné au sortir de la révolution ratée de Munich en 1919, était considéré comme un doux rêveur. (Il disait que l’État n’existait pas – sauf dans nos têtes – et que l’argent était un succédané de l’esprit.) Gustav Landauer était un doux rêveur. (Et notre époque a besoin de doux rêveurs lucides.) Gustav Landauer était un pourfendeur extralucide de l’idéologie du progrès en général et du marxisme en particulier. (Notre époque a toujours besoin d’en finir.) Gustav Landauer pensait qu’il fallait sans attendre, partout où l’on pouvait, commencer à « créer la forme fondamentale d’une nouvelle et véritable société, libre et sans État » et que cette forme était la commune.

http://raumgegenzement.blogsport.de/images/LandauerAufruf1923.jpg

« Le capital, ce capital dont les hommes auraient besoin pour travailler, cela n’existe pas ; il y a des liens entre les hommes qui leur permettent de travailler et d’échanger – ou il y a absence de liens, ce qui fait naître le parasitisme, l’exploitation et le monopole. »

Till Roeskens lira plusieurs extraits de cette parole percutante. D’abord un assemblage de courts fragments pour dessiner un tour d’horizon de sa pensée, puis une sélection de passages d’un texte majeur (Appel au socialisme) pour plonger dans ses profondeurs.

Durée approximative de la lecture : une heure.

Till Roeskens est artiste, conteur, jardinier et berger.


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vendredi 3 février 2017 à 17 h

MARSEILLE (CIRA) : L'homme a-t-il un avenir ? causerie par Pierre Jouventin

Cette en­quête sur notre es­pèce n’est pas idéo­lo­gique mais na­tu­ra­liste, pas comme d’ha­bi­tude à notre gloire mais sans conces­sion et sou­vent à charge. Elle s’ap­puie sur les dé­cou­vertes ré­centes de la science, par­ti­cu­liè­re­ment en éco­lo­gie, étho­lo­gie, évo­lu­tion, gé­né­tique et pré­his­toire. Nous com­pre­nons alors com­ment nous sommes de­ve­nus le seul singe chas­seur co­opé­ra­tif, com­ment ce su­per­pré­da­teur conqué­rant et au cer­veau hy­per­tro­phié a co­lo­ni­sé la Terre et avan­cé à marche for­cée pour se re­trou­ver dans une im­passe. Les hu­mains, comme tous les êtres vi­vants, sont res­tés en équi­libre avec leur mi­lieu na­tu­rel pen­dant plu­sieurs mil­lions d’an­nées, mais, de­puis le néo­li­thique soit seule­ment 10 000 ans, ils l’ont sur­ex­ploi­té… Ce qui a pro­vo­qué l’ex­plo­sion dé­mo­gra­phique ac­tuelle : notre évo­lu­tion a-t-elle ré­cem­ment di­ver­gé et le train du pro­grès est-il en train de dé­railler ? Pour­quoi les mal­heurs de l’homme tranchent-t-ils avec la per­fec­tion des adap­ta­tions du monde vi­vant ? L’homme est-il de­ve­nu l’in­adap­té de la créa­tion, un ani­mal ra­té ?

Pierre Jouventin a été pen­dant qua­rante ans di­rec­teur de re­cherche en étho­lo­gie des oi­seaux et mam­mi­fères au CNRS et pen­dant treize ans di­rec­teur d’un la­bo­ra­toire CNRS de ter­rain en éco­lo­gie des ani­maux sau­vages. Avec ses col­la­bo­ra­teurs, il a dé­crit cinq nou­velles es­pèces d’oi­seaux, réa­li­sé le pre­mier sui­vi au monde d’un oi­seau par sa­tel­lite et ob­te­nu la créa­tion de la plus grande ré­serve na­tu­relle de notre pays. Il a ef­fec­tué de mul­tiples mis­sions de longue du­rée, aus­si bien en Antarc­tique qu’en fo­rêt équa­to­riale. Il est l’au­teur de deux cent trente com­mu­ni­ca­tions scien­ti­fiques, de cinq films et de quatre essais :

  • Les confes­sions d’un pri­mate (Be­lin, 2001, ré­édi­té en 2016) ;
  • Ka­ma­la, une louve dans ma fa­mille (Flam­ma­rion, 2012) ;
  • Trois pré­da­teurs dans un sa­lon (Be­lin, 2014) ;
  • La face ca­chée de Dar­win (Libre & So­li­daire, 2014) .

L’Homme, cet ani­mal ra­té : his­toire na­tu­relle de notre es­pèce par Pierre Jouventin. Libre et soli­daire, 2016. 232 pages. 21 eu­ros. Ce livre est dis­po­nible au CIRA.

http://cira.marseille.free.fr/images/debats/marius.png
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samedi 7 janvier 2017 à 17 h

MARSEILLE (CIRA) : Marius Jacob : l’anar au grand cœur. Texte écrit et dit par Vincent Siano (Trac de Beaumes-de-Venise)

Le 28 août 1954, Alexandre Marius Jacob se donne la mort, à l’âge de 75 ans.
Un geste pensé, réfléchi. Une décision inébranlable.
Insoumis face à la mort comme il l’a été toute la vie.
Une force de caractère n’obéissant qu’à sa conscience, même dans la plus féroce adversité.

Peut-il partir sans parler ? Sans se raconter ?« Quand Marius écoutait les informations à la radio, il disait toujours : Menteur ! Menteur ! », raconte Josette.
Lui faut-il un auditoire ? Il a près de lui Zézette et Négro.
Une chatte câline et un chien aveugle et sourd. Aurait-on mieux imaginé ?
Alors les paroles d’elles-mêmes affleurent pour dire une vie, une lutte, une mère.
Et l’amour des derniers jours.
Ainsi parle Marius Jacob.

Voleur au grand cœur (ajoute-t-on pour la romance). Celui qui fut (dit-on) le dernier des grands voleurs anarchistes.
Ainsi les mots remontent le temps et les espaces jusqu’à la Marseille de son enfance.
Marseille des pauvres, à la fin du XIXe siècle, où il embrasse l’idéal libertaire, l’ardeur révolutionnaire et l’action rebelle.

Mais le jeune Marius fait le pari, que pour défendre sa cause, mieux vaut s’attaquer directement aux coffres-forts, et pratiquer « la reprise individuelle » chez les riches parasites !

De coups d’éclats en cambriolages raffinés, le cerveau des « Travailleurs de la nuit » ne peut éviter l’arrestation, la condamnation, et la déportation au bagne de Guyane.

Libéré après 25 ans d’enfer, il adopte le métier de marchand ambulant avec sa mère (laquelle a contribué à sa libération). Il passe ainsi pour « un forçat régénéré » !

Cette ultime « tchatche » de Marius, nous l’imaginons et l’inventons à partir de la masse d’informations (essais et correspondances avec sa mère et ses amis) que nous procure le livre de 850 pages : Alexandre Marius Jacob, Écrits, édité par L’Insomniaque en 2004, ainsi que de la bibliographie d’Alain Sergent : Un anarchiste de la Belle époque, les Éditions Libertaires, Toulouse, 2005, et autres sources diverses.

On peut lire aussi les deux livres de Jean-Marc Delpech : Alexandre Jacob, l’honnête cambrioleur : portrait d’un anarchiste : (1879-1954), Atelier de création libertaire, 2008, 544 pages, 24 euros et Voleur et anarchiste : Alexandre Marius Jacob, Nada, 2015, 200 pages, 16 euros.
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samedi 3 décembre 2016 à 17 h

MARSEILLE (CIRA) : Chroniques de Gaza, Causerie par Sarah Katz et Pierre Stambul

La Bande de Gaza n’est pas située sur la lune. Elle commence à 60 kilomètres de Tel-Aviv, la ville occidentale, vitrine de l’occupant. Qui se soucie des deux millions de Palestinien-ne-s enfermé-e-s depuis dix ans sur un minuscule territoire ? Pas la grande majorité des médias qui ignorent la bande de Gaza et contribuent souvent à la diffamer : « terroristes », « intégristes », « liste noire »…

gaza siteComment est-il possible qu’après trois grands massacres (Plomb Durci 2008-2009, Piliers de la Défense 2012, Bordure Protectrice 2014) qui ont tué plus de 4 000 personnes, en ont laissé handicapées plusieurs milliers, ont rendu inhabitables des quartiers ou des villages en provoquant l’exode de toute la population et ont pulvérisé en priorité l’appareil productif pour tenter de transformer définitivement les Gazaouis en assistés, tout continue comme avant ? Le blocus de Gaza est un crime ignoble. Gaza est une société normale dans une situation totalement anormale.
Nous avons pu séjourner à Gaza du 23 mai au 9 juin 2016 dans le cadre de la deuxième mission « Éducation et partage solidaire ». Notre tâche essentielle a été de recueillir un maximum d’informations et de témoignages dans tous les domaines : la vie quotidienne, les associations, les partis politiques, la religion, les agriculteurs, les pêcheurs, la société civile, la jeunesse, les Bédouins, le système éducatif… Auprès de nos amis proches, nous avons recensé les besoins les plus urgents en matière de collaboration ou de solidarité.

Si quelqu’un vous dit : « Les Palestiniens pensent que… », ne l’écoutez pas ! Vous constaterez que, dans cette cage, les avis, les réactions, les façons d’être ou de penser sont très diverses.
Si quelqu’un associe à Gaza le mot de terroriste, indignez-vous ! Ces stéréotypes sont criminels et contribuent à maintenir la cage fermée.

Sarah Katz a fait de nombreux séjours à Gaza dont un d’un an et demi (2012-2014).
Pierre Stambul est coprésident de l’Union juive française pour la paix.

Chroniques de Gaza : mai-juin 2016 par Sarah Katz et Pierre Stambul. Acratie, 2016. 93 pages. 10 euros. Ce livre sera disponible au CIRA le jour de la causerie.


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samedi 12 novembre 2016 à 17 h

MARSEILLE (CIRA) : 80 ans après, deux livres donnent la parole aux acteurs de la révolution sociale espagnole par les Giménologues. Charla (causerie) avec projection de photos

Fils de la nuitEn 2004, quelques libertaires se proposaient de publier le tapuscrit des souvenirs d’Antoine Gimenez, Bruno Salvadori de son vrai nom, un Italien exilé à Marseille qui s’était engagé fin juillet 1936 sur le front d’Aragon dans le très peu connu Groupe international de la colonne Durruti. L’intérêt passionné suscité par la richesse exceptionnelle du récit de Gimenez donna naissance à l’entreprise collective, les Giménologues, qui aboutira deux ans plus tard à la parution chez l’Insomniaque des Fils de la nuit : souvenirs de la guerre d’Espagne, accompagnés d’un appareil de notes conséquent.

Traduit en italien, en castillan et bientôt en anglais, cet ouvrage donna lieu à des rencontres entre les Giménologues et des rescapés de cette épopée espagnole. Tant et si bien qu’une nouvelle édition revue et enrichie vient de paraître chez Libertalia, préfacée par l’historien François Godicheau (coffret contenant 2 livres et un CD-Rom, 1000 pages, 22 euros), et qu’un nouvel ouvrage vient de voir le jour à L’Insomniaque : ¡ A Zaragoza o al charco ! : Aragon 1936-1938 : récit de protagonistes libertaires (447 pages, 20 euros).

Dans ce dernier, les Giménologues se penchent cette fois sur le vécu des miliciens et miliciennes combattant les troupes franquistes au sud de l’Ebre, face à Belchite, au sein de la colonne d’Antonio Ortiz, anarchiste dont le parcours est bien moins connu que celui de Durruti.

Fidèles à leur méthode (redonner la parole aux témoins tout en reliant questions singulières et questions collectives), ils rassemblent dans ¡A Zaragoza o al charco! les témoignages d’ouvriers et de paysans, ou de leurs enfants, engagés corps et âmes dans une existence digne d’être vécue.

Il s’agit d’Engracia, fille de Florentino Galván, membre du Conseil d’Aragon, de Petra Gracia, jeune libertaire de Saragosse (et future mère du théoricien anarchiste Tomás Ibáñez), d’Emilio Marco, milicien de la colonne Ortiz, d’Hélios, fils de Juan Peñalver, centurion d’Emilio, d’Isidro Benet, milicien de la colonne Durruti et son fils César, et d’Antoine, fils de Manolo Valiña, homme d’action de la CNT-FAI.

Maintenant, ils ont quasiment tous disparu, et cet ouvrage leur rend un vibrant hommage.

Leurs récits forment la matrice chronologique et événementielle, développée et recoupée à partir de documents puisés dans les centres d’archives (IIHS d’Amsterdam, Archivo Histórico Nacional de Salamanque, archives policières et judiciaires), dans la presse des années 30 (La Vanguardia, Solidaridad Obrera…), dans les écrits d’auteurs libertaires (A. Paz, L. Mercier-Vega, R. Rufat, G. Leval, V. Richards…), et dans ceux d’historiens sérieux tels B. Bolloten, F. Godicheau et Chris Ealham.

Pour dégager toujours plus cette histoire de la chape de plomb qui s’est abattue sur elle, les Giménologues reviennent en fin d’ouvrage sur deux questions essentielles : celle de la mise en pratique du sueño igualitario [rêve égalitaire] en Aragon, et celle de la violence révolutionnaire, objet d’une polémique toujours actuelle en Catalogne, incriminant tout particulièrement de jeunes anarchistes des Ateneos, accusés de terrorisme et jetés en prison.

Recensions parues dans la presse : http://gimenologues.org/spip.php?article671

Émission diffusée par Radio libertaire le 22 mai 2016 : http://gimenologues.org/spip.php?article664


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samedi 1 octobre 2016 à 17 h

MARSEILLE (CIRA) : De sueur et de sang : mouvements sociaux, résistances populaires et lutte armée dans l’Argentine de Perón (1943-1976) causerie par Guillaume de Gracia

L’Argentine fut une autre grande terre de l’Anarchie avec l’Espagne, l’Italie ou la France. Cette présence libertaire, si elle a intéressé nombre de chercheurs (surtout dans les cercles hispanophones et anglophones), semble pourtant se stopper net dans leurs écrits avec l’arrivée au pouvoir de Juan Domingo Perón via un pronunciamiento (un coup d’État) et du péronisme. Pourtant, la véritable subculture libertaire qui s’est créée après 60 ans de présence massive du mouvement anarchiste dans le monde ouvrier argentin, rejaillit fréquemment dans l’histoire du pays, notamment, au cours des trente années que se propose d’étudier ce livre. Sur le modèle de l’« histoire par le bas », rendue célèbre notamment par les travaux de l’historien américain Howard Zinn, cet ouvrage tente de restituer la multitude complexe des mouvements de soutien et d’opposition au péronisme, des résistances populaires et du mouvement ouvrier aux guérillas. De 1943 (l’arrivée au pouvoir de Perón) jusqu’au coup d’État de la junte des militaires dirigée par Jorge Rafael Videla en 1976, c’est une histoire complexe, foisonnante et singulière que l’on pourra lire, entre syndicalisme, expériences d’autogestion, grèves, révoltes urbaines, guérilla, répression et récupération de certains mouvements.

De sueur et de sang : mouvements sociaux, résistances populaires et lutte armée dans l’Argentine de Perón (1943-1976) par Guillaume de Gracia. Syllepse, 2016. 288 pages. (Coyoacán). 15 euros. Cet ouvrage sera disponible au CIRA le jour de la causerie.


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samedi 10 septembre 2016 à 17 h

MARSEILLE (CIRA) : « À Bure pour l’éternité : La Maison de résistance et ses alternatives au nucléaire ». Projection suivie d’un débat avec Sébastien et Aymeric Bonnetti

bure-stop

Le film documentaire À Bure pour l’éternité  aborde la problématique du nucléaire avec le projet de stockage des déchets nucléaires à Bure dans la Meuse. Il pose clairement la question de l’environnement, et en filigrane celle du modèle économique et social,  que l’on souhaite offrir aux générations qui nous succèderont, en présentant des alternatives au nucléaire existantes.

Après la présentation du projet d’enfouissement des déchets nucléaires les plus radioactifs issus de nos centrales sur le site de Bure, dans la Meuse, le film nous propose une immersion au cœur de la Maison de la résistance, véritable lieu de vie des militants antinucléaires qui construisent chaque jour leur combat contre ce projet, tout en proposant un modèle de vie alternatif : un retour à la terre, aux savoir-faire et aux valeurs de solidarité humaine.

Des témoignages de citoyens engagés et d’experts viennent ponctuer le film, comme Justine et Frank, militants permanents à la Maison de la résistance, Corinne Lepage ancienne ministre de l’Écologie ou bien encore Marc Stenger, évêque de Troyes, spécialiste des questions d’écologie pour l’Église de France.

Au-delà de Bure, le documentaire explore une autre piste avec l’exemple de la commune de Beckerich au Luxembourg, qui a mis en place un système d’auto-suffisance énergétique et de politique participative active des habitants. En concluant ainsi, le film propose une réponse aux enjeux économiques, écologiques et sociaux auxquels est confrontée notre société. Destiné à éveiller les consciences sur le projet de stockage des déchets nucléaires de Bure, il nous laisse entrevoir quelques lueurs d’espoir vers un possible avenir éco-responsable.

Couverture

Sébastien Bonetti est journaliste au Républicain lorrain depuis plus de 10 ans. Il prête sa plume au journal Fakir, aux magazines Z et Offensive. Il est membre depuis 2012 du collectif Cycl-one, spécialiste de l’audiovisuel à Metz. Il a réalisé À Bure pour l’éternité avec son frère Aymeric, qui a une belle expérience dans l’audiovisuel.

À Bure pour l’éternité  réalisé par Sébastien et Aymeric Bonnetti. Zebra films : Mirabelle TV, 2014. 52 minutes. Le DVD coûte 10 euros.
Sur Internet : www.bure-lefilm.fr (on peut y voir la bande annonce). Contact : téléphone 06 03 60 81 00 ; courriel : bure.film@gmail.com


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mercredi 15 juin 2016 à 18 h

MARSEILLE (CIRA) : « Le Dagestan : des montagnes de langues ! » par Abdurahman Junusov

Espéranto Marseille et Espéranto-Provence reçoivent Abdurahman Junusov, journaliste du Dagestan (Russie). La Conférence sera donnée en espéranto, avec traduction en français.

Dagestan

La République du Dagestan en Ciscaucasie (Caucase du Nord, Russie) est caractérisée par ses reliefs montagneux. Elle est également caractérisée par un mélange ethnique et linguistique particulièrement riche. On y recense pas moins de 40 langues appartenant à quatre familles linguistiques différentes.

Abdurahman Janusov a étudié la littérature russe à la faculté de philologie d'État du Dagestan. Depuis 1972, il a travaillé à la télévision publique en tant que correspondant, rédacteur, rédacteur en chef, en charge de la musique et des programmes artistiques. 

Espérantiste depuis 1968, il a organisé plus de 20 rencontres dans le cadre de l'association soviétique d'espéranto. Il a été deux fois élu président de Rusia Esperantista Unio (REU). 

Abdurahman a donné de nombreuses conférences en Lituanie, Suède, Allemagne, Belgique, France, Pologne et Russie.

Il donnera également une conférence le  jeudi 16 juin à 18 heures 30 au Grand Portique, 18 rue Vignol,  13600 La Ciotat.


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samedi 4 juin 2016 à 17 h

MARSEILLE (CIRA) : « À bas les armes, à bas les marteaux ! » : trois figures de l’antimilitarisme et de l’anarchisme non-violent après la Première Guerre mondiale aux Pays-Bas et en Allemagne : Clara Wichmann, Gustav Landauer, Fritz Oerter par Lou Marin

« Vive la défaite militaire ! » Les ouvriers et les militant-e-s de langue allemande ont pu profiter de cette situation à deux reprises au  XXe siècle. Après la défaite de la Première Guerre mondiale, en Allemagne et aux Pays-Bas, un fort mouvement antimilitariste ainsi qu’une tendance non-violente dans l’anarchisme se sont développés au sein du mouvement révolutionnaire.

Lou Marin est membre du Cercle libertaire non-violent de Marseille (CLNM). Il nous présentera trois figures de ce mouvement dont il a traduit une partie des textes les plus représentatifs.

Clara Wichmann (1885-1922) est née à Hambourg, mais a fait des études de droit à Utrecht aux Pays-Bas. Elle s’engage dans le mouvement pour les droits des femmes et milite dans l’important courant antimilitariste libertaire du mouvement ouvrier hollandais initié par Domela F. Nieuwenhuis. Elle fait campagne contre le système pénitentiaire et propose dans ses écrits, indépendamment de Gandhi, les principes d’un anarchisme non-violent.

Gustav Landauer (1870-1919) est devenu l’une des principales figures intellectuelles du mouvement libertaire allemand en tant que rédacteur du journal Le Socialiste. Au sein du mouvement ouvrier, il prône la fondation de coopératives et de communautés. Dans La Révolution (1907), il a redécouvert Étienne de La Boétie et son mécanisme de renversement  de la  tyrannie par le refus de la soutenir. Après la chute sans effusion de sang du roi de Bavière, il soutient en avril 1919 la première République (anarchiste) des Conseils de Bavière à Munich. Le 1er mai 1919, il est sauvagement assassiné par l’armée et les corps francs.

Fritz OerterFritz Oerter (1869-1935), lithographe et libraire, a grandi à Fürth en Allemagne. Il appartenait à l’aile non-violente de la Freie Arbeiter-Union Deutschlands (FAUD, Union libre des ouvriers allemands), syndicat anarchosyndicaliste de l’après-guerre et il fut rédacteur de son hebdomadaire Le Syndicaliste. Il a été le témoin de la grève générale contre le putsch de Kapp et de la défaite de l’Armée rouge de la Ruhr en 1920. Oerter fut l’un des premiers anarchistes allemands à avoir été lucide sur l’incompatibilité entre les buts du communisme anarchiste et ceux du communisme bolchevique autant dans leurs formes d’organisation que dans leurs luttes. Dans le courant anarchiste et anarchosyndicaliste de la République de Weimar en plein désarroi et parcouru par de nombreux conflits, Oerter resta impartial et respecté par tous.

Ouvrages concernant ces trois personnages disponibles à la bibliothèque du CIRA :

  • Textes choisis (Antimilitarisme et violence, La fin et les moyens, La cruauté escorte le crime et la punition, Les fondements philosophiques du socialisme) par Clara Wichmann. Les Éditions Libertaires, 2016.
  • L’anarchisme au pays des provos : constantes, organisations et force critique des libertaires hollandais par Thom Holterman. Atelier de création libertaire, 2015.
  • La communauté par le retrait et autres essais par Gustav Landauer. Éditions du Sandre, 2008.
  • La Révolution suivi de Les Révolutions contre les prophètes par Gustav Landauer. Sulliver, 2006.
  • Violence ou non-violence ? par Fritz Oerter. Atelier de création libertaire, 2015.

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jeudi 5 mai 2016 à 16 h

MARSEILLE (CIRA) : Nestor Makhno par Jean-Marc Leclercq

On connaît très mal la révolution bolchevique de 1917, que l'on résume généralement en un conflit entre communistes et tsaristes. La réalité est toute autre et bien plus riche et complexe.

En terre ukrainienne, entre tradition cosaque et expérience autogestionnaire, un groupe de paysans, guidés par un surprenant autodidacte, Nestor Makhno, va mener une aventure hors du commun. Au milieu de la tourmente du début des années 1920, dans un conflit qui vit l'immense steppe traversée par quelques six armées, naîtra puis mourra, une région libre et fière, porteuse d'espoir, préfigurant les mouvements libertaires modernes, de la Révolution espagnole à l'actuel Rojava kurde.

Ucraïna (Gascon)

Jean-Marc Leclercq (JoMo) est un musicien (rock, musique slave...) polyglotte. Avec le groupe Libertarios, il a enregistré un album en espéranto et réalisé le premier record de concert multilingue (22 chansons en 22 langues). Il est l'auteur d'un guide de conversation français-gascon, du roman Ucraïna dans cette même langue et d'un dictionnaire de rimes occitanes.

Cette conférence a lieu dans le cadre du congrès d’espéranto « Marseille porte de l’Euroméditerranée » qui se tiendra à Marseille du 5 au 8 mai 2016. Tous les détails sont disponibles à cette adresse : http://kongreso2016.esperanto-france.org/?lang=fr

Organisé par Espéranto France, Espéranto Provence et Espéranto Marseille, le congrès « Marseille porte de l’Euroméditerranée » propose un riche programme qui intègre toutes les facettes de l’espéranto. Le congrès est à la fois un lieu d’échanges entre espérantophones et une source d’information et de réflexion sur les aspects linguistiques du pourtour méditerranéen. Il inclut des conférences, des événements culturels et des visites de Marseille et de ses environs. Il attirera de nombreux espérantophones de France et d’autres pays méditerranéens. Il sera également ouvert sur la ville et ses habitants, en leur proposant des opportunités de découvrir la langue équitable espéranto.

Le CIRA accueille chaque semaine les cours d’espéranto organisés par Espéranto Marseille. 


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samedi 30 avril 2016 à 17 h

MARSEILLE (CIRA) : Refuser de parvenir : idées et pratiques par deux membres du collectif du CIRA de Lausanne

Nous vivons aujourd’hui sous l’injonction de la réussite. Réussir, c’est se livrer corps et âme à la compétition pour se hisser au-dessus des autres. Certain·e·s, pourtant, refusent de gravir les échelons et de se compromettre avec le pouvoir.

Le refus de parvenir

Le refus de parvenir a été et reste largement pratiqué et discuté au sein du mouvement anarchiste, depuis Michel Bakounine, Élisée Reclus et Emma Goldman jusque dans les luttes actuelles, en passant par les syndicalistes révolutionnaires.

Ce recueil, qui compile contributions originales, entretiens actuels et traductions inédites, propose de découvrir différents aspects de ce principe radical d’insoumission.

Ont participé à ce recueil : André Panchaud, Grégory Chambat, Claire Auzias, Jean-Christophe Angaut, Gianpiero Bottinelli, Anne Steiner, Fanny K., Fredric Carlsson-Andersson, Attila Piskin, Gabriel Sidler, 70FPS, Bobar, Vialka , Zeppo & AbSTRAL ainsi que les collectifs T’Okup, Les Pires, Interfoto, CIRA Lausanne, CArPE-mit-Etc.

Des rencontres sur le sujet ont été organisées à Lausanne en 2013 et 2014.

Refuser de parvenir, idées et pratiques : recueil coordonné par le CIRA de Lausanne. CIRA : Nada, 2016.  300 pages. 20 euros. Ce livre est disponible au CIRA de Marseille.


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samedi 2 avril 2016 à 17 h

MARSEILLE (CIRA) : Les milieux libres anarchistes en France au début du XXe siècle : l’expérience de « L’Essai » d’Aiglemont (Ardennes) par Céline Beaudet et Nicolas Debon

http://bdi.dlpdomain.com/album/9782205074390/couv/M320x500/essai-l-tome-1-l-essai-one-shot.jpgEst-il nécessaire de dire que l’existence de lieux de vie collectifs remonte à bien longtemps ? Les milieux libres des années 1900, apparus au sein de groupes anarchistes, relèvent de cette nécessité et de ce désir d’échapper aux conditions de vie imposées par le capitalisme, en se regroupant pour travailler, habiter, vivre et lutter ensemble. Les hommes et les femmes qui les créent expriment des attentes très variées, espérant parfois servir d’exemple, se mêlant souvent aux luttes et aux pratiques ouvrières d’entraide et sont traversés par une volonté insurrectionnelle d’en découdre avec l’ordre social. Au-delà des réflexions sur la production, le salariat et le travail, c’est toute la vie quotidienne qu’ils et elles remettent en cause.

En 1903, des anarchistes groupés autour de la personnalité charismatique de Fortuné Henry fondent, dans une clairière de la forêt des Ardennes, L’Essai, colonie libertaire d’Aiglemont. Selon les termes de son fondateur, l’Essai se veut le modèle d’une « société de Bonheur, de Justice et de Vérité ». En quelques années, deux bâtiments d’habitation, des ateliers, des bâtiments d’élevage sortent de terre… Enfin, la colonie se dote d’une imprimerie où sera publiée une série de brochures, puis un journal : Le Cubilot. En quelques années d’existence, L’Essai, véritable œuvre de propagande par l’exemple, va connaître un rayonnement intense qui attirera de nombreux visiteurs : sympathisants libertaires, mais aussi journalistes, artistes, écrivains… http://cartoliste.ficedl.info/IMG/arton136.jpg

Céline Beaudet s’intéresse depuis des années aux milieux libres et colonies anarchistes. Elle est l’auteure d’une thèse intitulée « Vivre en anarchiste » : milieux libres et colonies dans le mouvement anarchiste français des années 1890 aux années 1930 (2012).

Nicolas Debon est illustrateur et auteur de bandes dessinées. Il a réalisé les illustrations de plusieurs livres jeunesse et a publié trois bandes dessinées : Le tour des géants (2009), L’invention du vide (2012) et L’Essai (2015).

L’Essai par Nicolas Debon. Dargaud, 2015. 88 pages. 16,45 euros. Cette BD est disponible au CIRA et pourra être dédicacée par l’auteur après la causerie. 


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samedi 27 février 2016 à 17 h

MARSEILLE (CIRA) : Être ouragans : écrits de la dissidencepar Georges Lapierre

Georges Lapierre parlera de la critique de deux conceptions de l'être et de la réalité dominantes de notre époque, celle d'individu et celle de nature.

Il se propose de parler de la cosmovision dominante dans notre civilisation. Il entend par cosmovision la perception d’un univers ordonné par une pensée (cosmos). Cela concerne nos représentations collectives de l’être et de la réalité (si nous faisons référence à Durkheim) ou encore notre mode d’identification du monde et d’autrui (si nous faisons référence à Philippe Descola ou à Claude Lévi-Strauss).

Nos représentations dominantes de l’être et de la réalité ont une évidence si remarquable qu’il est difficile de les contester ou même, tout simplement, de les relativiser.

La première question qui se pose, ou devrait se poser, concerne cette pensée ordonnatrice de l’univers. Dieu ? Les hommes ? La nature ?

Quelles sont nos représentations de l’être et de la réalité auxquelles nous tenons tant ? Comment les définir ? À quel moment ont-elles émergé ? Dans quelles circonstances ?
Des sociétés, des civilisations ont connu et connaissent encore d’autres manières d’appréhender  le monde et l’être humain. Doit-on, au nom d’un supposé (et implacable) progrès de la pensée, les rejeter dans les limbes de l’histoire et de l’oubli ou bien peuvent-elles encore nous apporter une ouverture nous permettant d’envisager notre futur ?

Georges Lapierre est l’auteur de plusieurs ouvrages : L’Incendie millénariste avec Yves Delhoysie (Os Cangaceiros, 1987), Le Mythe de la raison (L’Insomniaque, 2002), La Commune d’Oaxaca préfacé par Raoul Vaneigem (Rue des Cascades, 2008) et La voie du jaguar avec Rubén Valencia et David Venegas (L’Insomniaque, 2008). Il partage son temps entre l’État d’Oaxaca au Mexique et le sud de la France.

Être ouragans : écrits de la dissidence par Georges Lapierre. L’Insomniaque, 2015. 608 pages. Réunit : « De la réalité et des représentations que nous en avons » ; « Six thèses pour une brève histoire du capitalisme des origines à nos jours » ; « L’expérience mexicaine ». 20 euros. Ce livre sera disponible au CIRA le jour de la causerie.


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vendredi 5 février 2016 à 19 h

MARSEILLE (CIRA) : Alexandre Grothendieck, génie puis ennemi de la science par Pierre Jouventin

Un personnage de roman à peu près inconnu des milieux libertaires et à la dimension mythique est mort en 2014 dans l’anonymat à Saint-Girons en Ariège à l’âge de 86 ans. Considéré comme le plus grand mathématicien de son époque et, par certains, de tous les temps, ses convictions pacifistes, antimilitaristes, antinucléaires, néomalthusiennes, anarchistes, détonnaient. Il a été un précurseur de la décroissance, de la simplicité volontaire et de l’écologie politique. Il était le fils d’Alexandre Shapiro (Alexandre Tanaroff), militant anarchiste célèbre condamné à mort à l’âge de 14 ans par le pouvoir tsariste, puis à nouveau par le pouvoir bolchévique, puis par le pouvoir nazi, puis par le pouvoir franquiste, mais qui sera capturé par la police de  Vichy et mourra à Auschwitz en 1942.

En tapant sur un moteur de recherche Grothendieck puis Jouventin, vous pouvez lire sur Internet une courte biographie illustrée qui constitue une introduction à cet anarchiste incroyable que Pierre Jouventin, directeur de recherches au CNRS, a bien connu à Paris puis Montpellier.


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samedi 5 décembre 2015 à 20 h 30

MARSEILLE (CIRA) : Asturies 1934 : l’autre révolution d’octobre par Francisco Pallarés Aran

La crise des années 1930 qui touche l’ensemble du  monde a aussi ses répercussions en Espagne. Mais paradoxalement, elle se traduit d’abord par un regain d’intérêt pour le parlementarisme (pourtant en crise dans le reste de l’Europe). Le roi Alphonse XIII, complètement discrédité doit abandonner le pouvoir. Le 14 avril 1931, la Seconde République espagnole est proclamée. Paysans, ouvriers, classes moyennes attendent avec espoir de profonds changements. Les réformes (c’est-à-dire l’amélioration des conditions d’existence) tant espérées tardent à se réaliser ; la déception n’en est que plus grande. À peine deux ans plus tard, une majorité conservatrice accède au pouvoir. Son chef, José María Gil-Robles (admirateur de Mussolini, de Dollfuss et d’Hitler), fait adopter des mesures autoritaires de plus en plus inquiétantes dans une Europe où les dictatures gagnent de jour en jour du terrain.

En octobre 1934 la direction du Parti socialiste d’alors appelle à la grève générale et au soulèvement dans toute l’Espagne. Mal préparé, mal coordonné, ce mouvement, accompagné parfois d’affrontements armés, échoue.
Par contre, au nord de l’Espagne, dans les Asturies, c’est une révolution sociale qui va secouer l’ensemble de la région minière. Sous le mot d’ordre de UHP (« ¡Uníos hermanos proletarios! », « Unissez-vous frères prolétaires ! »), armés de fusils, de bâtons de dynamite, de canons et de mitrailleuses, les mineurs asturiens de l’UGT et de la CNT vont instaurer une véritable Commune ouvrière.
Ils seront écrasés sans pitié par l’armée, la Légion étrangère et les supplétifs marocains dépêchés d’urgence d’Afrique. La résistance des mineurs et la répression qui s’ensuivirent résonnèrent profondément, en Espagne et au-delà.
Malgré cet échec, la Révolution des Asturies peut être considérée comme le prélude à la Révolution de 1936.

Francisco Pallarés Aran a enseigné l’espagnol en lycée et à l’université. Il a publié des articles dans diverses revues et a participé à des ouvrages collectifs. Il est membre de la rédaction des Cahiers du CTDEE (Centre toulousain de documentation sur l’exil espagnol). Dans le n° 2 (2014), il a écrit un texte sur la révolte des Asturies. Les trois numéros parus de ces Cahiers seront disponibles au CIRA le jour de la causerie.


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mardi 27 octobre 2015 à 20 h 30

MARSEILLE (CIRA) : Dénoncer l’espace carcéral : Des hommes et des bagnes 1907-1913 par le Docteur Léon Collin un livre présenté par Jean-Marc Delpech (avec projection de photos)

Des hommes et des bagnesQuelques extraits seulement des notes du Dr Léon Collin ont paru dans la presse française de la Belle Époque et de l’entre-deux-guerres. Les deux cahiers, qui relatent son expérience et que publient les éditions Libertalia en 2015, constituent pourtant un document historique fondamental et totalement inédit sur les prisons à ciel ouvert de la France coloniale, et sur les criminels que la métropole a cherché à éloigner. Muni d’un carnet et d’un appareil photographique, les simples souvenirs de voyage du jeune médecin se transforment progressivement en dénonciation alerte d’une réalité pénible à dire,  à voir et à sentir. De la Guyane (1907-1910) à la Nouvelle-Calédonie (1910-1913), le bagne c’est la mort, la souffrance et l’échec de toute une politique répressive et carcérale. Des hommes et des bagnes offrent alors une vision d'ensemble unique en son genre du système éliminatoire français. Bien avant Albert Londres, et surtout à une époque où l’administration pénitentiaire règne en maître sur ces terres ultramarines, Léon Collin montre les existences des « hommes punis ». voleur-et-anarchiste Des hommes… et des bagnes, une incroyable galerie de portraits, des célébrités (Manda, Ullmo, Soleilland, etc.), une foule d’anonymes aussi. Des espaces exotiques à couper le souffle. Mais, comme l’a écrit l’avocate Mireille Maroger en 1937 : « De ce paradis, les hommes ont fait un enfer ». De la création officielle du bagne en 1854 au dernier envoi de condamnés en 1938, ils furent plus de 100 000 à venir s’échouer sur ces terres de grande punition.

Jean-Marc Delpech est historien Il est l’auteur de Voleur et Anarchiste (Nada, 2015) et de Alexandre Jacob l'honnête cambrioleur (Atelier de Création Libertaire, 2008).
Des hommes et des bagnes : Guyane et Nouvelle-Calédonie, un médecin au bagne (1907-1912) par Léon Collin. Libertalia, 2015. 346 pages. 32 euros.

 


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samedi 10 octobre 2015 à 17 h

MARSEILLE (CIRA) : Histoires et actualité de l’éducation populaire par Hugues Lenoir

À l’exception de quelques expériences marginales, l’éducation populaire remonte au XIXe siècle. Elle fut toujours attachée aux progrès démocratiques des sociétés, aux libertés individuelles voire, pour une part de ses acteurs, à l’émancipation sociale. Plusieurs courants l’innervent depuis ses origines et les libertaires y furent toujours actifs. Cette causerie populaire, après avoir rappelé les sources et les valeurs de l’éduc’ pop’, les courants qui la composent et ses multiples facettes, pointera aussi ses dérives contemporaines. Puis, elle tentera de souligner l’importance pour les anarchistes de réinvestir ce champ afin d’en faire un lieu d’expression et d’expérimentation autogestion-naire et de contre-culture.

Hugues Lenoir, militant anarchiste et spécialiste de la pédagogie libertaire, est l'auteur de nombreux articles et d’une dizaine d’ouvrages sur ce thème. Il est enseignant-chercheur en sciences de l’éducation à l’université de Nanterre. Il est par ailleurs l’un des responsables de l’édition du Maitron des anarchistes.

Autogestion pédagogique et éducation populaire par Hugues Lenoir. Les Éditions Libertaires, 2014. 96 pages. 15 euros.
Madeleine Vernet par Hugues Lenoir. Éditions du Monde libertaire, 2014. 66 pages. (Graine d’ananar). 5 euros.
Une AMAP dans le 9-3 : une expérience d’éducation populaire en milieu libertaire par Hugues Lenoir. Les Éditions Libertaires, 2015. 135 pages. + 1 DVD (« Court-circuit »). 13 euros.
Les anarchistes individualistes et l’éducation : (1900-1914) par Perrine Gambart et Hugues Lenoir. Atelier de création libertaire, 2015. 67 pages. 8 euros. Ces livres sont disponibles au CIRA.
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samedi 19 septembre 2015 à 17 h

MARSEILLE (CIRA) : Comment peut-on être anarchiste ? par Claude Guillon

Comment (et pourquoi) être un intellectuel anarchiste, dans un siècle qui se vante d’avoir écarté le spectre révolutionnaire, quitte à faire de l’« indignation » une valeur à la mode ?

C’est en militant et en écrivain que Claude Guillon tente de répondre à cette double question, dans les articles, tracts et « posts » de blog ici réunis.

Sans jamais céder à la démagogie, il veut contribuer à élaborer, dans la vie quotidienne et dans les luttes auxquelles il participe, une théorie anarchiste à la portée de toutes et de tous, une pensée critique libertaire, une philosophie pratique.

Sans égards pour les dogmes de la radicalité ou de l’anarchisme, et ceux qui les incarnent, il dialogue vivement avec les admirateurs de Noam Chomsky et les « casseurs » de Poitiers, ridiculise gentiment le père d’un anonyme célèbre (J. Coupat), et critique le goût déplorable des Femen pour la publicité, le mannequinat et les normes dominantes de la beauté. C’est néanmoins aux baudruches post-modernes qu’il réserve ses traits les plus acérés (Michel Onfray), ce qui nous vaut de belles pages polémiques, qui rappellent que de tout temps la critique et la satire servent le plaisir de la lecture.

L’on peut, et l’on doit, estime Guillon, être capable d’analyser aussi bien le nouveau dispositif international de « guerre mondiale dans un seul pays », justifié par la lutte « antiterroriste », les normes corporelles imposées aux femmes et le danger de judiciarisation des conflits dans les relations affectives.

Claude Guillon est sans doute le seul, sous nos latitudes, à accorder une importance aussi grande à ce qu’il appelle le « corps critique », qu’il s’agisse de récuser le mythe masculin des « besoins sexuels » (qui justifient la prostitution), de défendre la perspective d’une utopie amoureuse ou de construire une « théorie du genre », qui semble effrayer tout le monde.

Comment peut-on être anarchiste ? D’abord en mettant à la disposition de toutes et tous une pensée – et une écriture ! – mordante, optimiste et jouissive.

Né en 1952, Claude Guillon a publié en 1982 Suicide, Mode d’emploi, une réflexion sur le droit à la mort. Vendu à plus de 100 000 exemplaires, le livre sera interdit neuf ans après sa parution. Spécialiste de la Révolution française et des libertés publiques, il est l’auteur d’une douzaine d’ouvrages, parmi lesquels Deux enragés de la Révolution. Leclerc de Lyon et Pauline Léon (La Digitale, 1993), Je chante le corps critique (H&O, 2008), La Terrorisation démocratique (Libertalia, 2009).

Comment peut-on être anarchiste par Claude Guillon. Libertalia, 2015. 448 pages. 18 euros.

Ce livre est disponible au CIRA.
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samedi 4 avril 2015 à 17 h

MARSEILLE (CIRA) : Histoire mondiale de l'Anarchisme par Gaetano Manfredonia

L'anarchisme doit être considéré, avant toute chose, comme une forme de contestation radicale des conditions économiques et sociales – caractérisées par le développement conjoint des structures bureaucratiques de l’État moderne et du capitalisme industriel – qui se mettent progressivement en place au cours du XIXe siècle, d’abord en Europe, avant d’essaimer un peu partout dans le monde. Il existe, à cet égard, une corrélation étroite entre ce que les économistes appellent la première vague de la mondialisation – qui culmine avant la Guerre de 1914 – et la diffusion à l’échelle mondiale des idées et des pratiques anarchistes.

Même si l'implantation de l'anarchisme apparaît inégale tant dans l’espace que dans le temps, sa diffusion s'est poursuivie jusqu'à nos jours. Ce courant, d'ailleurs, ne doit pas être considéré comme étant exclusivement une des manifestations de la culture occidentale, voire européenne. D’une part, l’Occident n’a pas le monopole de l’anti-autoritarisme, car d’autres traditions antiétatiques existent de par le monde, notamment en Asie ; d’autre part, les revendications anarchistes, dans la mesure où elles dénoncent aussi bien les formes traditionnelles de la domination et de l’exploitation que celles engendrées par l’essor du capitalisme industriel, comportent une dimension universelle indéniable, ce qui permet d’expliquer l’attrait qu’elles ont pu exercer et exercent encore au sein de nombreux pays étrangers à la culture occidentale.

De la Russie au Japon en passant par l'Espagne, les États-Unis, la France, l'Argentine, Israël ou l'Égypte et bien d'autres pays encore, c'est l'histoire foisonnante des idées et des pratiques anarchistes que Gaetano Manfredonia présente dans son livre en une centaine de séquences de 1789 à nos jours. Ces récits, documentés et vivants, mettent en scène les acteurs et les penseurs qui en ont construit les étapes historiques majeures, dans leur contexte social et politique.

Histoire mondiale de l’anarchisme par Gaetano Manfredonia. Textuel, 2014. 288 pages. 45 euros.
Ce livre est disponible au CIRA.


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samedi 14 mars 2015 à 17 h

MARSEILLE (CIRA) : De l’éducation nationale à une alternative éducative, une causerie dans tous ses états par Erwan Redon, Nicolas Sonnet, Marie Claude Labourin et Vincent Reyes

Nous sommes des éducateurs-trices en tout genre, attachéEs aux services publics. Depuis quelques années nous tentons d’améliorer un système déficient. L’année scolaire 2013-2014, nous avons souhaité une nouvelle fois nous faire entendre sur la surcharge des classes, le manque d’ATSEM, la réforme des rythmes scolaires, l’empêchement fait aux pédagogies actives, le refus d’ouverture d’une 6e classe, l’absence de travail coéducatif... Suite à de nouvelles pressions hiérarchiques, tant sur les enseignantEs que sur les parents, en l’absence d’engagement fort des enseignantEs et des responsables académiques, nous avons adopté l’idée d’investir notre temps dans la création en dehors du service d’État : non seulement une autre école aux dimensions plus humaines tant sur le plan du nombre d’enfants à accueillir que sur la pédagogie mise en oeuvre, mais aussi l’invention d’un espace d’éducation continue.

Cette décision nous donne accès à des libertés qui nous étaient refusées, pour agir sur des sujets, paradoxalement encouragés aussi par l’État (coéducation, liberté pédagogique…).

À travers l’association Micro école Bricabrac-Espaces Éducatifs, il s’agit de promouvoir par tous moyens, des formes d’expérimentations scientifiques, techniques, environnementales, artistiques et sociales permettant à tout individu une éducation permanente, dans un cadre démocratique et attentif à ses conditions de vie individuelles et collectives.

L’exigence des apprentissages se fera dans la continuité des temps éducatifs de la famille, des loisirs et de la vie scolaire, dans un espace de vie géré conjointement par les parents, les enfants, les enseignantEs et les personnes intéressées. Ayant écarté certains éléments bloquants dans l’Éducation nationale, nous nous confrontons cependant désormais à d’autres paramètres contraignants liés à l’organisation administrative de notre société et aux moyens que cette expérience nécessite.
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samedi 10 janvier 2015 à 17 h

MARSEILLE (CIRA) : Le « Maitron » des anarchistes présenté par Gérard Leidet, Thierry Bertrand et Françoise Fontanelli

La collection du « Maitron », célèbre dictionnaire biographique du mouvement ouvrier propose un nouveau volume consacré aux anarchistes. Son fondateur, Jean Maitron fut le premier historien en France du mouvement libertaire.
Fruit d’un travail collectif initié par Claude Pennetier (chercheur au CNRS, directeur du « Maitron »), ce dictionnaire de 528 pages a pour ambition de célébrer un siècle et demi de lutte en redonnant leur place aux principaux acteurs du mouvement libertaire : les militantes et les militants.
Cinq cents biographies, dont soixante sont illustrées, ont été retenues pour le dictionnaire papier, avec le souci de respecter la diversité du mouvement libertaire.
L’équipe des rédacteurs a souhaité dépasser les frontières hexagonales en intégrant les biographies de militants suisses, belges, québécois, de ceux partis pour les États-Unis ou de militants dont l’impact ou le rôle en France furent très importants (Michel Bakounine, Max Nettlau).

dictionnaire

À ce dictionnaire papier s’ajoutent plus de 2 500 biographies consultables sur Internet.
Gérard Leidet de l'association Provence, mémoire et mouvement ouvrier (Promémo) sera présent pour parler du « Maitron » en général, alors que Thierry Bertrand, du CIRA, et Françoise Fontanelli présenteront le « Maitron » des anarchistes en illustrant leur causerie de plusieurs biographies de militantes et militants des Bouches-du-Rhône.
Les anarchistes : dictionnaire biographique du mouvement libertaire francophone. Éditions de l’Atelier, 2014. 527 pages. (Collection Jean Maitron). 50 euros.
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vendredi 12 décembre 2014 à 19 h

MARSEILLE (CIRA) : causerie animée par Guillaume Davranche : Trop jeunes pour mourir : ouvriers et révolutionnaires face à la guerre (1909-1914)

Trop jeunes pour mourir : ouvriers et révolutionnaires face à la guerre (1909-1914) raconte l’histoire de l’opposition ouvrière à la montée vers la guerre, et notamment celle de sa fraction antimilitariste et « antipatriote » la plus radicale, incarnée par la Fédération communiste anarchiste (FCA), qui menace ouvertement de « saboter la mobilisation ». Animée par de jeunes ouvriers révolutionnaires de la « génération de 1906 », cette organisation était jusqu’ici très mal connue, n’ayant fait l’objet d’aucune étude spécifique.
En suivant le fil rouge de la FCA, ce livre dévoile le contexte de l’avant-guerre, souvent éclipsé par le cataclysme de 1914, et explore le mouvement ouvrier d’alors : son organisation, ses passions, ses fractions, ses controverses, ses petites et ses grandes luttes.
Il fait le récit des grèves des PTT en 1909, du rail en 1910, du bâtiment en 1911, marquées par le sabotage des lignes de communication et par la « chasse au renard ». Il narre les grandes affaires : Ferrer, Aernoult-Rousset, Métivier, Bonnot. Il raconte l’enthousiasme de la FCA pour la Révolution mexicaine, six ans avant la Révolution russe. Il explique la force motrice qu’a représenté l’hebdomadaire La Guerre sociale, adoré puis renié par les révolutionnaires. Il aborde la résurgence de l’antisémitisme et de l’antimaçonnisme en 1911, et les affrontements du Quartier latin.
Le livre explore également une période négligée du syndicalisme révolutionnaire français, alors que l’âge « héroïque » de la CGT (1901-1908) est révolu et que, frappée par l’État, elle se déchire sur la stratégie à adopter. Il pointe la montée des femmes et de la « main d’œuvre étrangère » dans le débat syndical à cette époque. Enfin, dans un climat militariste et belliciste que l’on peine aujourd’hui à imaginer, il détaille la répression contre les syndicalistes et les anarchistes : le retour des « lois scélérates » de 1894, la menace du bagne militaire (« Biribi »), du Carnet B et du peloton d’exécution.

Guillaume Davranche (né en 1977) est journaliste et chercheur indépendant en histoire sociale. Il a codirigé le Dictionnaire biographique du mouvement libertaire francophone, dit le « Maitron des anarchistes ». Cette œuvre collective réalisée sous les auspices du CNRS et de l’université Paris-I a paru le 1er mai 2014 aux éditions de l’Atelier.

Trop jeunes pour mourir : ouvriers et révolutionnaires face à la guerre (1909-1914) par Guillaume Davranche. L’Insomniaque : Libertalia, 2014. 544 pages. 20 euros.

Ce livre est disponible au CIRA.

samedi 6 décembre 2014 à 17 h

MARSEILLE (CIRA) : causerie animée par Charles Jacquier : Rudolf Rocker ou la liberté par « en bas »

Rocker

Né à Mayence (Allemagne), et mort aux États-Unis en 1958, Rudolf Rocker (1873-1958) a été durant des décennies une des figures marquantes de l’anarchisme et de l’anarcho-syndicalisme au niveau international. Pourtant, il demeure encore peu connu en France. La récente publication du livre collectif Rudolf Rocker ou la liberté par en bas1 apporte au public francophone des éléments essentiels pour connaître sa vie et ses idées. En attendant, peut-être, de nouvelles traductions de ses œuvres, elle devrait inciter tous ceux qui sont soucieux de penser les conditions d’une véritable émancipation sociale à revenir à ses écrits déjà traduits en français2.
Dans le pays qui fut le berceau de la social-démocratie internationale et du marxisme de parti, dont on mesure chaque jour l’ampleur de l’échec historique, Rudolf Rocker démontre qu’une autre voie était possible, qu’il s’employa sa vie durant à explorer malgré des difficultés de tous ordres et les différents visages que prit la contre-révolution.
Il s’agira ici de rappeler quel fut son itinéraire en insistant sur deux aspects : sa contribution au mouvement anarcho-syndicaliste allemand et à l’Association internationale des travailleurs de Berlin, fondée en 1922, et sa critique du bolchevisme et de l’Union soviétique.

Alors que ce que l’on nomme par antiphrase le « débat d’idées » est de plus en plus dominé par des faussaires réactionnaires auxquels le « pluralisme » médiatique oppose quelques rares nostalgiques du « camp socialiste » et de « l’idée communiste », Lénine et Mao à la boutonnière, la lecture de Rudolf Rocker apporte une bouffée d’air frais et quelques idées claires sur les fondements de l’émancipation sociale, en particulier sur le fait que « la dictature est le moins adapté de tous les moyens pour donner naissance à une nouvelle communauté humaine ».


1 – À contretemps, « Rudolf Rocker ou la liberté par en bas », Les Éditions Libertaires et éditions Nada, 2014, 300 pages, 18 euros.
2 – En particulier : Théorie et pratique de l’anarcho-syndicalisme (Aden, 2011) ; Nationalisme et culture (Les Éditions Libertaires et éditions CNT-RP, 2008) ; Les soviets trahis par les bolcheviks (Spartacus, 1998).


Ces livres sont disponibles au CIRA.


L'invitation au débat
samedi 8 novembre 2014 à 17 h

MARSEILLE (CIRA) : causerie animée par Grégory Chambat : Des contestations de l’école à l’école de la contestation…

Parce qu’elle est une institution ambiguë, traversée par de nombreuses contradictions, entre domination et émancipation, l’école est l’objet de multiples controverses et polémiques. La récurrence même de ces débats nous dit déjà peut-être quelque chose de leur stérilité. Une chose en tout cas est à peu près certaine, ils éclairent rarement les pratiques et le quotidien de celles et ceux qui y vivent, souvent confronté(e)s à d’autres défis.
Ne devrions-nous pas plutôt, en renvoyant dos-à-dos les tentations réactionnaires et les adaptations du système éducatif à l’air du temps, tracer des perspectives en pensant à la fois « contre » l’École et pour une autre éducation, en mettant les combats et les expériences d’hier et d’aujourd’hui au service des luttes sociales et pédagogiques de demain.
Quel autre regard sur l’école, quelle esquisse de ce que pourrait être, aujourd’hui, une pédagogie subversive et émancipatrice pouvons-nous (ré)inventer à la suite de celles et ceux qui, depuis plus de 200 ans contestent l’école pour mieux la transformer ?
Ce projet s’inscrit dans une histoire collective, dans des réflexions et des expérimentations qui ont traversé l’histoire scolaire qui est aussi l’histoire de sa contestation. Une histoire populaire, méconnue et marginalisée parce qu’elle s’inscrit dans le combat des dominés contre les dominants.
« L’école de la contestation », c’est donc une école « contre », engagée et révoltée contre les inégalités et leur légitimation, contre les dominations et leur perpétuation. Mais c’est aussi une école « pour » : l’émancipation, qu’elle se fixe comme horizon, se conçoit comme une lutte pour se libérer des aliénations et des dominations, celles qui oppriment tout autant les « éduqués » que les « éducateurs ».

Enseignant depuis 1995 à Mantes, en région parisienne, Grégory Chambat est membre du comité de rédaction de la revue N’Autre école et du collectif d’animation du site Questions de classe(s). Il est l’auteur de Pédagogie et révolution (2011), d’Apprendre à désobéir (2013) et de L’École des barricades (2014) aux éditions Libertalia.


L'invitation au débat
samedi 4 octobre 2014 à 17 h

MARSEILLE (CIRA) : causerie animée par Charles Macdonald : Anthropologie de l’anarchie et anarchisme

Les ethnologues ont pu observer depuis longtemps des communautés qui ne suivaient pas les règles qui sont celles des sociétés modernes, mais ceux-ci, et les sciences sociales en général, n’ont pas su en tirer les conséquences théoriques qui auraient permis de mieux comprendre l’histoire et le fonctionnement des collectivités humaines.

Ces petites communautés marginales exhibent des traits paradoxaux. Au contraire de nos sociétés fondées sur l’inégalité, la compétition, l’échange et le pouvoir conduisant à l’État, ces communautés sont strictement égalitaires, non compétitives, pratiquent le partage, ne connaissent aucune forme de pouvoir personnel ou institutionnel. Elles sont aussi, fréquemment, non violentes. L’existence de telles communautés est un état ancien qu’il est possible de considérer comme analogue à celui qu’a connu l’ensemble de l’humanité pendant les neuf dixièmes de son existence terrestre.

Or ces communautés, pour marginales et minoritaires qu’elles soient aujourd’hui, contiennent les principes mêmes de la forme anarchique fondamentale de notre moralité humaine. Leurs principes sont toujours à l’œuvre même dans les sociétés capitalistes et industrielles modernes et inspirent toujours les mouvements anarchistes, en nom ou en esprit, qui mettent ces principes en œuvre.

Théoriquement l’existence de sociétés « anarchiques » et les concepts qui les expliquent (l’exposé sera consacré en grande partie à définir ces concepts) renouvellent la problématique des sciences sociales et permettent de beaucoup mieux comprendre la vie politique contemporaine. La démocratie ou le nationalisme par exemple s’expliquent facilement sur cette base anthropologique. 

Charles Macdonald, Directeur de Recherche Émérite au CNRS, a publié de nombreux ouvrages et articles sur des groupes ethniques de l’Asie du Sud-Est. Depuis plusieurs années il se consacre à l’élaboration d’une théorie anthropologique qui met en avant des principes explicatifs relevant de la pensée anarchiste. Il a publié à ce sujet une série d’articles en anglais (certains traduits en espagnol et en grec) dans des ouvrages collectifs et des revues spécialisées (notamment dans l’ouvrage Anarchic Solidarity, coordonné par T. Gibson et K. Sillander, Yale University, 2011 et dans The Character of Human Insitutions, M. Egan ed., Transaction Pulbishers, 2014. Il a prononcé une série de conférences en français dans le cadre de l’Université Populaire du Pays d’Aix et ces conférences sont consultables sur le site :
http://anarchogregaire.wordpress.com/


L'invitation au débat
samedi 24 mai 2014 à 19 h

MARSEILLE (CIRA) : Une société sans argent ?  : causerie par Jean-François Aupetitgendre

(Attention au changement d’horaire exceptionnel)

Les médias nous abreuvent quotidiennement de sujets de polémiques écrans (des élections à la théorie du genre…), sans doute pour nous faire oublier les vraies questions telles que le Grand marché transatlantique (GMT), le démantèlement des acquis du Conseil national de la résistance (CNR), l’appauvrissement de la classe ouvrière européenne, la mise à sac des pays du Sud, et en particulier le cas de la Grèce, laboratoire du néolibéralisme… Dans le doute quant aux moyens de faire front face à cette « fin de l’histoire programmée », il est bon de revenir aux fondamentaux, de réfléchir à la clef de voûte de l’édifice, au paradigme qui conditionne tout le reste, l’argent.
En rédigeant le texte du Porte-monnaie, j’ai voulu en premier lieu décrire à quel point l’argent conditionnait l’ensemble de notre vie. Les uns courent après, les autres le dédaignent, mais tout le monde en parle, tout le monde en souffre ou en profite, se fait exploiter ou exploite. Changer de système monétaire c’est changer de mode de vie, de forme de société. Il suffit d’imaginer ce qui se passerait si d’un seul coup l’outil monétaire nous faisait défaut pour s’en convaincre.
Mon propos était donc de m’adresser au plus grand nombre. J’ai donc opté pour le roman qui permet toutes les fantaisies et facilite la lecture. J’ai imaginé un crash boursier en 2029 (clin d’œil à celui de 1929) entraînant une hyperinflation mondialisée. L’argent, d’un jour à l’autre, ne remplit plus sa fonction, mais il faut bien continuer à vivre, à manger, à se chauffer, à se déplacer… Une fois ce prétexte posé, je pouvais à la fois décrire les méfaits de la monnaie et démontrer que son abolition ne serait pas la fin du monde. Je pouvais amener le lecteur à se poser la question de l’État, du travail salarié, de la propriété privée.
Un de mes lecteurs, attentif et cultivé, a eu vite fait de repérer mes lectures et les passages se référant à Proudhon, Bakounine, Fourier, Reclus, Kropotkine, Malatesta et les autres… Mais beaucoup d’autres, ne connaissant aucun de ces gens-là,  n’y ont vu qu’une utopie, un autre possible face à l’insupportable « il n’y a pas d’alternatives » que l’on voudrait nous inculquer.

Le porte-monnaie, n’est pas exhaustif et certains sujets ont été oubliés ou seulement survolés. Mais on ne propose pas un changement de civilisation, une aventure de désargence, en moins de 150 pages, ce qui était mon pari de départ afin que nul ne puisse me dire qu’il n’a pas eu le temps de lire et d’y réfléchir !

Le porte-monnaie : une société sans argent ? par Jean-François Aupetitgendre, Les Éditions Libertaires, 2013. 272 pages. 13 euros.

Cet ouvrage est disponible au CIRA.

samedi 5 avril 2014 à 17 h

MARSEILLE (CIRA) : La presse alternative  : causerie de Mimmo Pucciarelli

En janvier 2012, le CEDRATS (Centre de documentation et de recherche sur les alternatives sociales), en collaboration avec l'équipe de recherche Communication culture et société de l'École nationale supérieure et les Archives municipales de Lyon organisaient le colloque « La presse alternative entre la culture de l'émancipation et les chemins de l'utopie ». Cette rencontre fut le point d'orgue de l'exposition « 50 ans de presse alternative dans la région de Lyon » (novembre 2011, février 2012).

En octobre 2013, l'Atelier de création libertaire en publia les actes dont le titre reprend celui du colloque. L'ensemble des contributions publiées se sont intéressées aussi bien à la conservation des fonds concernant la presse alternative, qu'aux aspects historiques ayant contribué à son développement, mais aussi à la pluralité des causes qui l'ont vu naître, ainsi qu'à la singularité des engagements qu'elle exprime et puis les pratiques qui l'accompagnent ainsi que des études de cas allant du journal Actuel à la revue Interférence, des Révoltes logiques aux journaux d'expression locale ou encore au Monde diplomatique... Bref, ce volume nous permet de constater, encore une fois, la pertinence de cette presse exprimant cette culture alternative permettant d'injecter dans les mouvements sociaux, moins des théories idéologiques, qu'un espace critique, et même autocritique nécessaire pour continuer à cheminer vers ces lieux où l'utopie fait partie de notre quotidien.
Toutefois, les contributions présentées lors de ce colloque, et désormais disponibles en un riche volume de quelques 400 pages, n'avaient pas comme objectif de relater l'histoire de cette presse alternative, mais de mettre à la disposition de chercheur/ses et militant/e/s des arguments pour analyser et accompagner ces revues, bulletins et autres petits canards, dont la richesse et la diversité continuent à représenter une démarche dont il faut s'inspirer pour penser les transformation sociales visant l'émancipation de tout en chacun.

La presse alternative entre la culture de l’émancipation et les chemin de l’utopie sous la direction de Joëlle Le Marec et Mimmo Pucciarelli. Lyon : Atelier de création libertaire, 2013. 395 pages. 18 euros.
Cet ouvrage est disponible au CIRA.

samedi 1 mars 2014 à 17 h

MARSEILLE (CIRA) : Le groupe “Anarchosyndicalistes allemand-e-s” (DAS) à Barcelone :1933-1939. Présentation d’un projet de livre trilingue par Harald Piotrowski

Le 19 juillet 1936, un petit groupe d’immigré-e-s allemand-e-s à Barcelone apparait au grand jour. Aux côtés de leurs camarades espagnol-e-s, des militants du groupe « Anarchosyndicalistes allemand-e-s » (DAS) ont lutté contre les nazis allemands en Espagne qui soutenaient le coup d’État du général Franco.
Après leur attaque du Club allemand, tenu dès 1933 par les nazis, les militants de DAS ont saisi des documents qui prouvaient que l’organisation étrangère du NSDAP (parti nazi) en Espagne avait surveillé et intimidé les opposant-e-s au régime nazi et influencé la politique intérieure de l’Espagne.
Les activités du groupe DAS et des volontaires allemand-e-s qui luttaient au sein des milices anarchistes, sont au centre de ce projet trilingue. Des chercheurs militants espagnols, de concert avec des chercheurs militants allemands, ont publié respectivement en 2010 et 2013 leurs résultats à la fois en Espagne et Allemagne.
Les livres de ce projet trilingue affichent plusieurs objectifs : c’est une contribution sur l’exil des allemand-e-s en Espagne et sur l’engagement des volontaires allemands dans la guerre civile, une contribution à l’histoire de l’anarchosyndicalisme international à l’époque de l’entre-deux-guerres ainsi qu’une contribution à l’histoire de la révolution espagnole.

Version allemande : Deutsche AntifaschistInnen in Barcelona: 1933-1939: die Gruppe “Deutsche Anarchosyndikalisten„ (DAS) par Dieter Nelles, Ulrich Linse, Harald Piotrowski et Carlos García. Heidelberg (Allemagne) : Graswurzelrevolution, 2013. 425 pages. 24,90 euros.
Version espagnole : Antifascistas alemanes en Barcelona: (1933-1939): el Grupo DAS, sus actividades contra la red nazi y en el frente de Aragón par Dieter Nelles, Ulrich Linse, Harald Piotrowski et Carlos García. Barcelone : Sintra, 2010. 426 pages. (Redescubrir). 20 euros.
Un texte d’environ 100 pages, extrait de ces livres en espagnol et en allemand, est déjà paru en français : « La légion étrangère de la révolution » par Dieter Nelles, dans Tant pis si la lutte est cruelle (éditions Syllepse, 2008, 30,43 euros).

Ces deux derniers ouvrages sont disponibles au CIRA.

samedi 11 janvier 2014 à 17 h

MARSEILLE (CIRA) : causerie animée par Philippe Pelletier : Géographie et anarchie : quels rapports, quelle émancipation ?

Après une vague de théoriciens anarchistes plutôt concernés par la sociologie, le droit ou la science politique (Godwin, Proudhon, Bakounine), arrive une génération centrée sur la géographie (Élisée Reclus, Pierre Kropotkine, Léon Metchnikoff, Charles Perron, Michel Dragomanov).
La concomitance de ce phénomène avec la création du mouvement anarchiste organisé sous ce nom (à partir de la fin des années 1870), ne relève pas du hasard. Elle peut s'expliquer par l'essor du projet communaliste malgré l'échec de la Commune de Paris, par la fin de la Première Internationale et l'essor du marxisme dans les milieux d'abord intellectuels puis ouvriers.
Par ailleurs, si l'on admet que le monde actuel n'est ni post-industriel, ni post-moderne mais au contraire hyper-industriel et hyper-moderne, la géographie et l'anarchisme développés par Reclus ou Kropotkine en plein cœur de la révolution industrielle et des sociétés modernes peuvent être relus et ré-analysés en fonction des problématiques actuelles, à commencer par les questions de l'environnement (écologie) et de la démographie (malthusianisme).

Alors que le marxisme ou la religion donnent une importance prioritaire à l'histoire (succession des modes de production pour l'un, croyance dans le messie du passé-futur et dans le paradis de l'après), les mouvements sociaux actuels se focalisent sur des problématiques géographiques : réappropriation des espaces et des lieux publics, contestation de grands projets d'aménagement et occupation des lieux (Notre-Dame-des-Landes en Bretagne, No TAV en Italie), création de zones d'autonomie, essor de mouvements reliant directement la production et la consommation qui posent la question de la terre (agriculture, ruralité) et du transport (AMAP, coopératives).…

Géographie et anarchie : Reclus, Kropotkine, Metchnikoff par Philippe Pelletier. Éditions du Monde libertaire : Les Éditions Libertaires, 2013. 640 pages. 24 euros.
Anarchisme, vent debout ! : idées reçues sur le mouvement libertaire par Philippe Pelletier. Le Cavalier bleu, 2013. 250 pages. (Idées reçues. Grand angle). 22 euros.
Élisée Reclus : théorie géographique et théorie anarchiste par Philippe Pelletier. La notion de littérature anarchiste par Jean-Pierre Lecercle. Place d'armes, 2013. 130 pages. Textes de conférences données dans le cadre de la Rencontre internationale de Saint-Imier, 8-12 août 2012. 9 euros.
Élisée Reclus et nos géographes : textes et prétextes : textes du colloque de Lyon, 2005 ouvrage coordonné par Isabelle Lefort et Philippe Pelletier. Noir et rouge, 2013. 453 p. 20 €.

Ces quatre ouvrages sont disponibles au CIRA.

samedi 7 décembre 2013 à 17 h

MARSEILLE (CIRA) : Les Giménologues présentent : Les Itinéraires Barcelone-Perpignan de Jordi Gonzalbo

Jordi, fils d’anarchistes barcelonais, passe en France au printemps 1938 avec Lucia, sa mère, Montserrat, sa sœur et Titi, le chien trouvé sur le front d’Aragon.
Sous l’humour d’un récit à la première personne transparaît le tragique de la situation qui fut faite en France à ces Espagnols qui avaient non seulement défié le fascisme et le capitalisme, mais aussi puisé dans cette expérience la force et la volonté de continuer la bagarre, des années durant, là où ils étaient.
Après les écrits d’Octavio Alberola, de Vicente Marti et ceux d’autres protagonistes tels Salvador Gurucharri et Tomás Ibáñez, les Itinéraires de Jordi apportent leur écot à l’histoire de la Fédération Ibérique des Jeunesses Libertaires (FIJL). Il nous donne l’occasion d’approcher le quotidien d’un groupe d’affinité de jeunes (et moins jeunes) libertaires espagnols de Perpignan, dont l’activité va se centrer, dans les années soixante, sur le passage tras los montes de compañeros, de propagande et de matériel plus détonnant.
Malgré les échecs, les tragédies, les compañeros garrottés, d’autres engloutis dans les geôles franquistes, les luttes internes, Jordi comme tant d’autres ne regrette rien de son engagement dont il ne craint pas d’explorer toutes les facettes :
« Certains camarades nous ont demandé pour quelle raison la FIJL avait décidé de partir en guerre frontale contre le franquisme dans un combat perdu d’avance, surtout avec les faibles moyens dont nous disposions. […] Il est évident que l’action militante à ce niveau était exaltante, malgré les risques encourus, car elle donnait l’impression de concrétiser des mots et des phrases, d’être un élément de la chaîne de solidarité et de fraternité qu’était la famille libertaire. […]
En vérité, il était impensable pour nous de rester en marge, juste occupés par notre seul devenir personnel, choix que firent tant de jeunes réfugiés de notre âge. L’engagement était donc inévitable… Si notre présence a permis ou facilité la transition entre la vieille génération libertaire et la présente, notre idéalisme n’aura pas été inutile. »

Les Giménologues illustreront de photos ces « Chroniques non misérabilistes d’un jeune libertaire en exil ».

Myrtille, pour les Giménologues

Itinéraires Barcelone-Perpignan  par Jordi Gonzalbo. Lyon : ACL, 2013. 138 pages. 10 €. (disponible au CIRA)
L'invitation au débat

samedi 9 novembre 2013 à 17 h

MARSEILLE (CIRA) : Géno­mique person­nelle : qui lira notre avenir dans notre ADN ? causerie par Jacques van Helden, pro­fes­seur de bio-­informatique à l’Uni­versité d’Aix-­Mar­seille

Suite au développement spectaculaire des techniques de séquençage, on peut aujourd’hui caractériser le génome complet d’un individu pour quelques centaines d’euros, et ce prix diminuera certainement dans les prochaines années.
Les tests d’ADN, qui étaient jusqu’ici restreints à quelques gènes, pourront désormais couvrir l’ensemble des caractères génétiques d’un individu. Les applications envisagées — et pour certaines, déjà commercialisées — incluent le calcul du risque pour une centaine de maladies à terrain génétique, le choix de thérapies tenant compte des particularités génétiques individuelles (médecine personnalisée ou ethnique), le traçage des mouvements de populations et des origines ancestrales, l’identification des personnes (police scientifique). Ces avancées technologiques, annoncées ou effectives, présentent à la fois certaines utilités et beaucoup de risques de dérives. 
e commencerai par présenter brièvement quelques notions de biologie (structure et fonction de l’ADN, différences génétiques individuelles, associations gènes-maladies). J’expliquerai ensuite les potentialités et les limites des applications de la génomique personnelle, et évoquerai les enjeux éthiques et politiques.

samedi 19 octobre 2013 à 17 h

MARSEILLE (CIRA) : Les GARI : Groupes d'action révolutionnaire internationalistes : 1974 par Arthur et Gilbert

Franco est au pouvoir en Espagne depuis presque 40 ans et les exécutions capitales se succèdent depuis tout ce temps. Des militants de l'ex-MIL (Mouvement ibérique de libération), arrêtés en 1973 risquent à leur tour la peine de mort. Différents mouvements protestent partout sans grande efficacité, puisque l'exécution de Salvador Puig Antich à lieu à Barcelone début 1974.
Une coordination de groupes d'action autonomes, qui précède cet assassinat, déclenche une série d'attentats visant les intérêts espagnols. Le banquier Suarez, directeur de la banque de Bilbao à Paris est enlevé et des négociations sont engagées avec la banque et l'état franquiste.
Le livre reprend la chronologie de ces événements, des arrestations qui ont suivi la libération du banquier, du soutien apporté aux compagnons détenus en France et en Espagne. C'est un retour sur cette période que va permettre l'exposé des faits et le débat qui suivra. Un film documentaire a été réalisé par Nicolas Réglat, quelques séquences seront projetées afin de mettre des visages sur les noms et entendre quelques interventions éclairantes.

Les animateurs de ce débat ont bien connu certains des inculpés, mais aussi participé à leur soutien et à leur défense.

Les GARI : Groupes d'action révolutionnaires internationalistes : 1974 : la solidarité en actes : enlèvement du banquier Suarez… par Tiburcio Ariza et François Coudray. Toulouse : CRAS, 2013. 296 pages. 18 €.
Cet ouvrage est disponible au CIRA.

samedi 7 septembre 2013 à 17 h

MARSEILLE (CIRA) : Le goût de l’émeute par Anne Steiner

À partir du premier mai 1906 qui fut particulièrement offensif avec près de 500 000 grévistes sur une durée moyenne de 20 jours, le gouvernement radical et radical-socialiste récemment élu affronta le mouvement social le plus dur qu'ait connu la troisième République. L'agitation se prolongea dans les années suivantes avec des grèves longues ponctuées d'épisodes violents dans tous les secteurs et sur l'ensemble du territoire. Pour la baisse du temps de travail, la hausse des salaires, l'abrogation des règlements draconiens qui, un peu partout, se mettent en place et surtout pour la reconnaissance du syndicat : la CGT alors totalement acquise au syndicalisme révolutionnaire.
Contre les grévistes et les manifestants, on fait donner la troupe qui charge et qui sabre : les morts se comptent par dizaines, les blessés et mutilés par centaines. La foule réplique à coup de pierres, de boulons, et de brownings. Elle n'hésite pas à attaquer, saccager et brûler mobilier urbain, bâtiments officiels et demeures patronales. Quelques uns de ces épisodes les plus marquants de cette épopée ouvrière sont relatés dans cet ouvrage qui s'efforce de donner des événements une vue de l'intérieur grâce aux témoignages que les acteurs en ont laissé.
Le goût de l’émeute par Anne Steiner. L’Échappée, 2012. 206 pages. 17 euros.
Cet ouvrage est disponible au CIRA.

samedi 1 juin 2013 à 17 h

MARSEILLE (CIRA) : Rencontres de Saint-Imier par Jean-Pierre Lecercle

1886-1914… On a parlé, pour désigner cette époque, des trente glorieuses de la poésie… Une poésie qui ne reste pas toujours dans les sentiers académiques, mais qui tente d'aller se renouveler ici et là, et notamment auprès des anarchistes…
Quelles sont les modalités de ces rencontres ? Et quelles en sont les implications politiques ? Sur quels terrains s'aventure-t-on lorsqu'on parle de littérature anarchiste ?
C'est ce que l'on examinera au cours de cette causerie.
Rencontre internationale de l’anarchisme par Jean-Pierre Lecercle. Place d’armes, 2013. 130 pages. 9 euros.
Cet ouvrage est disponible au CIRA.

samedi 4 mai 2013 à 17 h

MARSEILLE (CIRA) : Chroniques de Chiapas avec l'interview de Marcos de Juan Gelman par Jacques Aubergy

Dès les premiers jours de janvier 1994, Juan Gelman est sur place, envoyé par le quotidien Página 12 de Buenos Aires pour couvrir le soulèvement de l’Armée zapatiste de libération nationale dans l’État de Chiapas. Avec sa sensibilité de poète et son talent d’écrivain, sa rigueur de journaliste et ses convictions de militant, il écrit une série de chroniques sur la situation qu’il a observée directement et personnellement. Ces textes sont suivis d’un entretien avec le Sous-commandant Marcos sur son action politique et militaire tout en révélant certaines facettes de sa personnalité. Le poème de Juan Gelman « María la Sirvienta », cité au cours de la rencontre, précède une lettre que Marcos adresse en témoignage de solidarité et de soutien au poète touché au plus profond de son être dans les moments sombres et tragiques qu’a connus l’Amérique du Sud, il y a quarante ans.

En los primeros días de enero de 1994, Juan Gelman, enviado por el diario Página 12 de Buenos Aires, presencia el alzamiento del Ejército Zapatista de Liberación Nacional en Chiapas para cubrirlo. Con su sensibilidad de poeta y su talento de escritor, su rigor de periodista y sus convicciones de militante, entrega una serie de crónicas a partir de sus observaciones directas y personales. Estos textos anteceden una entrevista con el Subcomandante Marcos sobre su acción política y militar revelando a la vez algunas facetas de su personalidad. Al poema de Juan Gelman, “María la Sirvienta”, mencionado durante el encuentro, le sigue una carta de Marcos para testimoniar su solidaridad y apoyo al poeta, afectado en lo más profundo de sí mismo en el periodo sombrío y trágico que sufrieron los países de América del Sur, hace cuarenta años.

Chroniques de Chiapas = Crónicas de Chiapas par Juan Gelman. L’atinoir, 2011. 135 pages. (L’atineur). 11 euros.

Cet ouvrage est disponible au CIRA.

samedi 6 avril 2013 à 17 h

MARSEILLE (CIRA) : L’émancipation des travailleurs, une histoire de la Première Internationale par Mathieu Léonard

« Il fallait […] un sens critique suffisamment aiguisé pour se libérer des interprétations souvent manichéennes qu’en tira la postérité – historienne et militante. Si on ajoute à ces atouts, la conviction, fortement ancrée chez l’auteur, que “cette histoire foisonnante, porteuse d’espoirs révolutionnaires mais aussi de divisions et d’illusions” peut encore “nous fournir quelques enseignements nécessaires dans l’urgence des combats actuels”, on comprend la force de ce livre. »

À Contretemps, n°41, septembre 2012

Mathieu Léonard revient sur cette période riche et intense dont la Commune de Paris est le pivot et qui fut d’abord celle « de l’émergence du prolétariat européen en tant que classe consciente d’elle-même, en tant que force politique autonome luttant pour ses propres objectifs » (Alternative libertaire, n° 217, mai 2012) ainsi que sur les débats qui ont agité l’Association internationale des travailleurs (AIT), dite Première Internationale, fondée le 28 septembre 1864 à Londres par des mutuellistes proudhoniens, des trade-unionistes et des communistes allemands. Ce creuset est à l’origine des grands courants du mouvement ouvrier : social-démocratie, marxisme, syndicalisme, anarchisme.
« Mythes et fantasmes traversent souvent l’histoire de la fameuse Première Internationale. En huit années d’existence, elle résuma toutes les aspirations et les divisions du mouvement ouvrier révolutionnaire, jusqu’à sa lente agonie et son sabordage dans la querelle entre “autoritaires” et “antiautoritaires” » (N’autre école, n°31, hiver 2011-2012).
Dans la continuation de cette querelle, on évoquera aussi la figure de Carlo Cafiero (1846-1892), anarchiste italien, proche de Bakounine, et à ce titre opposé à Marx, qui publia pourtant l’un des premiers résumés du Livre I du Capital du théoricien allemand.

Mathieu Léonard est rédacteur au mensuel CQFD.

L’émancipation des travailleurs, une histoire de la Première Internationale par Mathieu Léonard. Éditions La Fabrique, 2011. 416 pages. 16 euros.
Abrégé du Capital de Karl Marx par Carlo Cafiero. Le Chien rouge, 2013. 160 pages. 10 euros.
Ces deux ouvrages sont disponibles au CIRA.

samedi 2 mars 2013 à 17 h

MARSEILLE (CIRA) : Causerie animée par Pierre Stambul : Israël/Palestine. Du refus d’être complice à l’engagement

Pourquoi cette guerre du Proche-Orient depuis presque un siècle ? Pourquoi le colonialisme discrédité ailleurs est-il ouvertement à l’œuvre dans les Territoires occupés ? Pourquoi le peuple palestinien, continue-t-il à payer pour un génocide européen ? Comment le sionisme a-t-il réussi à manipuler de façon aussi efficace l’histoire, la mémoire et les identités juives tout en assurant l’impunité d’Israël et son soutien inconditionnel par les États occidentaux ? Comment fonctionne le complexe de Massada qui persuade les Juifs que ce sont toujours eux les victimes ? Comment la société palestinienne résiste-t-elle ? Pourquoi le boycott, le désinvestissement, les sanctions sont-ils la meilleure arme pour l’aider ?
Un livre dense, où Pierre Stambul explique "son" identité, la forme de judaïté qui lui a été transmise et sa rupture avec le sionisme. L’antisionisme juif est devenu fondamental car cette guerre n’est pas une guerre raciale ou religieuse.
Ce livre regroupe toutes les brèves et analyses parues dans L’École émancipée avant 2002 puis dans L’Émancipation et montrent le rouleau compresseur colonial qui détruit peu à peu la Palestine. Des questions clés sont abordées : l’antisémitisme instrumentalisé par le sionisme pour criminaliser toute critique, les religions qui ont compliqué cette guerre sans en être à l’origine, le monde arabe en une période de révolutions inachevées. On y vit les débats quotidiens de l’UJFP (Union juive française pour la paix) dans laquelle Pierre Stambul milite depuis 10 ans.
Le débat abordera l’avenir de cette guerre devenue emblématique, la nécessité d’un engagement de toutEs pour les droits du peuple palestinien. Il examinera les débats actuels : le rôle de l’ONU, un État/deux États…

Par ailleurs, Pierre Stambul est un militant syndical de sensibilité communiste libertaire.

Israël/Palestine : du refus d’être complice à l’engagement par Pierre Stambul. La Bussière : éditions Acratie, 2012. 596 pages. 25 euros.

samedi 12 janvier 2013 à 17 h

MARSEILLE (CIRA) : Causerie animée par ar Michel SAHUC et le Groupe F.A. Montpellier 34 : Quelle économie anarchiste ?

On est en droit de s’interroger sur l’attitude des anarchistes au sujet de ce qui a pris de nos jours une importance démesurée, le problème lancinant de l’économie.

Il faut dire que dans  son histoire,  l’anarchisme pour tenter de résoudre les querelles entre les anarchistes collectivistes, communistes et individualistes va parvenir à accepter le concept d’« anarchisme sans adjectif ». Cette position dont l'expression fut créée, dès le XIXe siècle, par Fernando Tarrida del Marmól était une tentative de montrer une plus grande tolérance entre les tendances libertaires et de rendre clair le fait que les anarchistes ne devraient pas imposer de plan économique préconçu à quoi que ce soit, même dans la théorie. L’adoption de cette conception par des militant(e)s comme Voltairine de Cleyre, Ericco Malatesta, Max Nettlau et Élisée Reclus, a porté la majorité de la mouvance anarchiste à rejeter tous modèles économiques comme faux. Cependant, de façon à ce que soit préservée la diversité idéelle en recherchant sa justesse et son équilibre, les anarchistes prendront des positions pluralistes puisant dans chacun de ces modèles dans le cadre de ses fondements substantiels.

Malgré les années et sa remise en cause par les anarcho-communistes puis les anarcho-syndicalistes, cette position est devenue une « tradition » chez de nombreux anarchistes pour qui elle a évolué comme une évidence. Pour ces compagnons, les tendances économiques sont pensées comme d'un «  intérêt accessoire » par rapport à l'abolition de l'autorité, sous les formes de l'étatisme et/ou du capitalisme – pourtant des concepts éminemment économiques.

Ils sont de façon pragmatique pour la liberté d'expérimentation comme règle première de la société libre. Cependant de ces expérimentations, ne sont que rarement explicitées des propositions pour l’ici et maintenant. Combien de fois, lorsque certains d’entre-nous veulent avancer des propositions réactualisées ou effectuer des projections économiques, nous sommes arrêtés par des compagnons qui nous disent : « ce n’est pas à nous de décider des formes que prendra la gestion économique, mais au peuple ou à la société ».

Parmi les promoteurs anarchistes, il n’y a guère que Proudhon, Kropotkine, Cornelissen, Besnard pour s’être intéressés de près à l’économie dans son cadre général. Bien sûr, de nombreux militants ont par la suite traité d’économie mais dans des cadres particuliers, comme celui d’un pays et surtout de l’Espagne et de sa révolution. Malheureusement, il nous faut souligner que les développements des organisations anarchistes d’après-guerre, ont souvent pâti de leur accroche parfois excessive au modèle théorique de la Révolution espagnole de 1936-1939. Notre réflexion puisera aussi, mais avec circonspection et sans omettre certaines critiques sur des propositions contemporaines emblématiques d’économies dite « libertaires » comme, l’économie autogestionnaire d’Abraham Guillén Sanz, l’économie participaliste ou participative (participatory economics, en abrégé ParEcon ou Ecopart) de Michael Albert et Robin Hahnel, la démocratie inclusive ou générale de Takis Fotopoulos,  l’économie politique mutualiste de Kevin Amos Carson.

Ces manières de voir traduisent l’opposition, qui existe à l’intérieur du mouvement anarcho-libertaire, entre ceux qui croient à la nécessité d’une méthode scientifique pour mener à bien une révolution évolutionniste et rationnelle de la société, au romantisme de ces inconditionnels de la révolution insurrectionnelle décidés à réaliser coûte que coûte un modèle social idéal.

Face à ce constat, nos contradicteurs, soulèvent un problème important, c’est qu’en général les théories anarchistes restent floues et disent peu de chose sur le passage de la société étatique, capitaliste et d’économie de marché transnationale actuelle vers la société proposée par les anarcho-libertaires. En ce sens, ils jugent nos idées comme utopiques et irréalisables.

Pour cela, la question de principe que nous devons d’abord nous poser reste la nécessité de réfléchir et de proposer, d’une façon pragmatique et donc pratique, l’organisation économico-politico-sociale des formes de sociétés à venir.

En tenant nécessairement compte d’un retour aux fondements de l’économie et de la diversité des cultures. Les anarchistes doivent intégrer à leurs réflexions la complexité du monde au risque de bâtir sur du sable. Cette préoccupation reste le principal sujet des anarcho-libertaires pour proposer un autre futur crédible.


L'invitation au débat
samedi 1 décembre 2012 à 00 h

MARSEILLE (CIRA) : Causerie animée par Élisabeth Pillet : Gaston Couté : le dernier des poètes maudits

Si le nom de Gaston Couté, poète-chansonnier anarchiste mort à trente ans en 1911, est absent des études universitaires, son œuvre fait montre, depuis un siècle, d’une vitalité que pourraient lui envier bien des auteurs classiques : elle n’a cessé d’être diffusée par un cercle de lecteurs passionnés, dont Pierre Seghers, qui la réédita, et des dizaines d’interprètes, parmi lesquels Pierre Brasseur, Édith Piaf, Jacques Douai, Bernard Lavilliers…
L’étude d’Élisabeth Pillet fait découvrir un auteur d’une exceptionnelle puissance poétique, alliant humour et violence, lyrisme et révolte sociale, langue populaire et invention verbale, de la famille des Rimbaud, Verhaeren ou Lautréamont.
Au-delà, l’ouvrage constitue une contribution essentielle à l’histoire de la chanson et de la poésie françaises à la Belle Époque, en particulier des cabarets montmartrois. Mettant en relation textes, lieux et publics, il apporte un éclairage neuf sur le développement de l’industrie du spectacle et de la chanson littéraire, comme sur les représentations du peuple et des paysans ; il propose enfin une réflexion originale sur la poésie à dire et à chanter, dans le prolongement de l’œuvre du médiéviste suisse Paul Zumthor.

Élisabeth Pillet est maîtresse de conférences à l’université Montpellier 2 et membre du Centre de recherches RIRRA 21 de l’Université Montpellier 3. Ses travaux portent principalement sur  l’évolution de la culture orale dans le divertissement de masse en France du XIXe siècle à nos jours : chansons et différentes formes de textes à dire, avec un intérêt particulier pour la composante comique du répertoire.
Gaston Couté, le dernier des poètes maudits : chanson, poésie et anarchisme à la Belle Époque par Élisabeth Pillet. Montpellier : Presses universitaires de la Méditerranée, 2011. 356 pages. 23,33 euros.

samedi 17 novembre 2012 à 17 h

MARSEILLE (CIRA) : Causerie animée par Tomás Ibañez : Une résurgence anarchiste

La présentation du livre Une résurgence anarchiste publié il y a quelques mois aux éditions Acratie par Salvador Gurucharri et Tomás Ibañez est un prétexte pour faire connaitre, ou pour rappeler, un épisode particulier de la longue lutte menée par les anarchistes contre la dictature franquiste. Répondant à un accord pris par l’ensemble des organisations du mouvement libertaire espagnol, cet épisode prend naissance au début des années soixante avec le déclenchement d’une campagne d’actions violentes contre le régime franquiste qui seront menées sur un rythme endiablé et dont certaines visaient la personne même du dictateur. Cédant devant les pressions franquistes, le gouvernement français mettra très rapidement hors-la-loi le secteur qui se trouve le plus fermement engagé dans cette lutte, c’est-à-dire, la Fédération Ibérique des Jeunesses Libertaires (FIJL), et des dizaines de ses membres seront arrêtés en territoire français quelques semaines après que Franco ait fait exécuter au garrot deux de ses militants arrêtés à Madrid.
L’escalade de la répression n’empêchera pas la FIJL de poursuivre en solitaire la ligne de harcèlement violent de la dictature après que les autres branches du mouvement libertaire espagnol y aient renoncé, et même d’obtenir quelques succès retentissants tels que l’enlèvement, revendiqué sous le nom Groupe 1er Mai en 1966, de l’ambassadeur franquiste auprès du Vatican. Ce ne sera qu’à la fin des années soixante que prendra fin l’engagement de la FIJL dans cet épisode de la résistance libertaire contre le franquisme.
La présentation du livre n’est pas seulement un prétexte pour illustrer un fragment de l’histoire de certaines luttes anarchistes, c’est surtout l’occasion pour réfléchir sur la nature des conflits qui agitèrent le mouvement libertaire espagnol alors que le régime franquiste avançait vers sa fin, et pour s’interroger aussi, de manière critique, sur l’activisme, peut être nécessaire, dont firent preuve les militants de la FIJL. C’est enfin l’occasion pour faire retour sur l’état du mouvement anarchiste en Europe au début des années soixante et pour s’arrêter sur la question, peu débattue, des effets que produisit la lutte de la FIJL sur les jeunes anarchistes de plusieurs pays d’Europe, et surtout de France à la veille de Mai 68.

Une résurgence anarchiste, de Salvador Gurucharri et Tomás Ibañez, Acratie, 2012, 365 pages, 19 euros.
(disponible au CIRA)

samedi 6 octobre 2012 à 17 h

MARSEILLE (CIRA) : Causerie par Jean-Jacques Gandini (avocat) et Annick Stevens (philosophe), tous deux membres du collectif de la revue Réfractions :

Désobéir à la loi : au nom de quoi ? pour quels résultats ?

Plusieurs procès sont en cours pour des actes que leurs auteurs revendiquent comme de la désobéissance civile : par exemple le refus, par des responsables d'institutions scolaires, d'inscrire leurs élèves dans la banque de données « Base élèves », ou le refus de prélèvement d'ADN lors de certaines arrestations. Nous proposons de faire le point sur l'évolution de ces affaires, de présenter les instruments juridiques utilisés et leurs issues possibles, d'évaluer aussi quelle solidarité peut être utile pour les inculpés.

D'autre part, il nous semble aussi intéressant de réinterroger la notion de désobéissance civile, pour préciser ce qui la distingue de n'importe quelle infraction à une loi. Il est bien connu qu'elle se caractérise par une critique politique, par une mise en question de la légitimité d'une loi. Une telle mise en question possède à la fois un volet politique et un volet philosophique : qu'est-ce qui donne la légitimité à un pouvoir instituant, de telle sorte qu'il faille obéir à ses lois ? Et d'où viennent les valeurs au nom desquelles une loi est estimée injuste, indigne, inacceptable ? Mais aussi : pourquoi les actes de désobéissance politique sont-ils si rares, pourquoi tant de soumission et de respect ? Nous avancerons quelques propositions de réponses, en recourant à divers textes de réflexion politique et philosophique, qui au cours de l'histoire ont interrogé ces tensions récurrentes des sociétés humaines.

La revue Réfractions n° 29, automne 2012, 15 euros.
(disponible au CIRA)

 

samedi 8 septembre 2012 à 17 h

MARSEILLE (CIRA) : Causerie spectacle par Guy Baldet :

« Moi, si j'étais maître, je n'aurais point de domestique » (Guignol)

Né en 1808 à Lyon, Guignol ouvrier canut a été le porte-parole de tous les pauvres et les laissés-pour-compte.
Le théâtre Guignol était un spectacle populaire dans lequel la contestation avait une part active et où la clientèle trouvait le reflet de ses soucis, de ses mauvaises humeurs et de ses espérances.
Guignol tel qu'il était joué dérangeait l'administration, il dérangeait le Préfet, il dérangeait les notables lyonnais.
Un arrêté draconien du 5 novembre 1852 sur la « police des crèches Guignols petits théâtres » vient appliquer au Guignol la loi générale de censure de juin 1851.

Suivent les raisons d'interdictions les plus diverses 

« Si la demande du sieur Moussé était accueillie, son établissement deviendrait le rendez-vous de toute la gente tapageuse du quartier de Vaise (quartier ouvrier de Lyon). Ces établissements ne sont en général fréquentés que par ce qu'il y a de plus infâme dans la classe ouvrière ».
« Il y a d'ordinaire assez de motifs de désordre dans ce quartier, sans y créer encore un théâtre Guignol dont le but est d'attirer les deux sexes et d'y créer une succursale honteuse du point de vue des mœurs ».
« Les pièces qu'on y présente sont en général mauvaises, les scènes qu'on y joue sont composées de rapsodies les plus détestables et rarement la pièce se termine sans faire l'apologie du viol et de l'assassinat ».

2008 !

Rien n'a changé, ni la police, ni la misère !
Guignol, c'est une idée, c'est le verbe en liberté, mille et une voix ensemble à contre-courant.
Guignol dit NON à l'insupportable qu'on ne supporte plus, même le portable.
Le portable de Guignol, c'est le bâton, communication directe, images et çons ; faut que ça rentre bien dans la tête de l'autre en face qui ne fait pas dans le mou. L'oppression douce n'existe pas hors tiatre.
Guignol, c'est une idée, le verbe qui possède le NON.
Guignol, c'est la racaille, la canaille à nettoyer au karcher.
Cogne Guignol, cogne encore
La répression ne respecte que la manière dont ils nous traitent.
Alors :
Coup pour coup.
Glou pour glou
Courage, fuyons en liberté….
L'invitation au débat

samedi 21 juillet 2012 à 17 h

MARSEILLE (TOURSKY) : A l’invitation de L’Association des amis de Richard Martin
Sur la terrasse du théatre Toursky
16 Passage Léo Ferré 13003 Marseille
Samedi 21 juillet 2012 à 17h00

Conférence-Débat avec vidéo-projection sur le livre « Kamala, une louve dans ma famille » en présence de l’auteur Pierre Jouventin, Directeur de recherche au CNRS

De quoi le loup est-il le nom ? Ce récit d’une expérience unique remet en question toutes les croyances relatives au loup, et de là, nous en apprend beaucoup sur le chien, son descendant, et sur l’homme, son éternel concurrent. Il pose bien des problèmes car le loup est de retour dans notre pays : doit-on le protéger ou l’éradiquer.

Entrée libre et gratuite

samedi 2 juin 2012 à 17 h

MARSEILLE (CIRA) : Causerie animée par Pierre Jouventin, Directeur de recherche au CNRS et Président de l’association Les Acrates : Darwiniens de droite et de gauche

Jusqu’à Darwin, le monde vivant ne pouvait s’expliquer que par la Création. Ses héritiers se trouvent partout mais son héritage est maudit car peu l’ont compris : capitalisme et libéralisme (darwinisme social), marxisme et stalinisme (lyssenkisme), racisme et nazisme, plus récemment sociobiologie, psychologie évolutionniste ou éthique animale… Aujourd’hui la parenté physiologique et morphologique entre l’homme et les autres espèces est acceptée par les gens cultivés mais pas la continuité génétique et psychologique qui fait de nous un animal original. Deux théoriciens libertaires se trouvent à l’origine et au terme de l’explication darwinienne de la biodiversité, toujours la seule qui soit reconnue par la science : William Godwin et Pierre Kropotkine. L’auteur de L’entraide a été ignoré dans son apport théorique le plus novateur car la gauche a abandonné à la droite la vision darwinienne de la nature humaine et s’est enfermée dans une impasse idéologique.

L’entraide de Pierre Kropotkine, Tops, 2004, 131 pages, 18 euros. Kamala, une louve dans ma famille pages, 21 euros. (Ces livres sont disponibles au CIRA.)


L'invitation au débat
samedi 5 mai 2012 à 17 h

MARSEILLE (CIRA) : Causerie animée par Carmen et Germinal Guillen Espagne en lutte. Sara Berenguer

Cet ouvrage est construit comme une galerie de portraits de femmes que Sara Berenguer a connues et côtoyées en Espagne, au moment de la guerre civile, ou en exil, où toutes ont mené, chacune à leur façon, le combat pour leur idéal.

Sara, sans qui la plupart de ces femmes seraient restées anonymes, contribue ainsi à l’histoire de l’Espagne et du mouvement libertaire, rapportant, grâce aux témoignages qu’elle a su solliciter, de grandes actions et des petits gestes tous essentiels, même si on ne sait pas toujours leur donner leur juste valeur, face au cours de l’Histoire.

Sara Berenguer est née à Barcelone dans le quartier de Las Corts en 1919. Dès qu’éclate la révolution en juillet 1936, elle œuvre sans relâche pour « aider la révolution », s’engageant également dans la lutte pour l’émancipation des femmes, notamment au sein du groupe Mujeres libres. Toute sa vie est à la hauteur de cet engagement et elle ne cesse plus d’être, même dans l’exil, à Montady (Hérault), une militante anarchiste. Sa lutte prend différentes formes, notamment celle du témoignage et de l’écriture.

Femmes d’Espagne en lutte, le courage anonyme au quotidien de la guerre civile à l’exil, de Sara Berenguer, Atelier de création libertaire, 2011, 131 pages, 14 euros.
(Ce livre est disponible au CIRA.)

samedi 7 avril 2012 à 17 h

MARSEILLE (CIRA) : Causerie animée par Violette et Juanito Marcos Itinéraire d'un anarchiste. Alphonse Tricheux (1880-1957)

Tricheux était un de ces innombrables « petits », « sans-grades », ignorés de tous. Pas à pas, de centres d'archives en service d'état civil, en passant par des compagnies de transports transatlantiques dont les dossiers avaient sombrés à jamais, nous avons suivi le personnage. Nous avons ainsi pu rencontrer le mécontentement des paysans des Corbières, la grève générale des planteurs de tabac à La Havane et les manifestations de soutien à Sacco et Vanzetti à Toulouse, lieux où Tricheux avait vécu. Des publications diverses, cubaines, françaises et bien sûr, toulousaines ont enrichi les luttes, les meetings et les innombrables réunions.

 Peu à peu, sa figure émergeait des archives et retrouvait sa stature d'alors. De son vivant il avait fait l'objet d'investigations « rapprochées ». Il avait été suivi, surveillé, fiché par les Renseignements généraux qui avaient amassé sur lui et ses amis de nombreux rapports et compte rendus.
 C'est ainsi que Toulouse, après Cuba et les Corbières, devait nous permettre de comprendre ceux qui gravitaient autour de lui, Les compagnons de lutte, les amis et les adversaires bien sûr mais aussi les groupes sociaux et politiques, ce milieu dans lequel non seulement il vivait et travaillait mais qu'il voulait changer.

Violette Marcos est docteur en histoire, Sa thèse de doctorat a porté sur le parti communiste et l'antifranquisme. Juanito Marcos s'est spécialisé dans la recherche documentaire en histoire sociale. Tous deux ont publié Les Camps de Rivesalte en 2009, et participé à 1936, Luttes sociales dans le Midi de la France

Itinéraire d'un anarchiste, par Violette et Juanito Marcos. Éditions Loubatières, 2011. 196 p. 19 €.
(Ce livre est disponible au CIRA.)

samedi 3 mars 2012 à 17 h

MARSEILLE (CIRA) : Causerie animée par François Roux Auriez-vous crié « Heil Hitler ! » ?

À l'origine de ce livre, il y une question ancienne mais dont chacun voit bien qu'elle pourrait redevenir d'actualité : si une crise profonde et durable ébranlait nos démocraties, comme a été ébranlée la société allemande de 1929 à 1933, risquerions-nous de sombrer dans le fascisme radical ?
Le 31 janvier 1933, trente deux millions d'Allemands (74% des inscrits) qui n'ont pas voté nazi aux élections de novembre 1932 se réveillent pris au piège de la dictature.
Face au nouveau pouvoir, comment se comportent-ils ? Comment réagissent-ils à la suppression des libertés, à l'embrigadement, aux persécutions antisémites, à la marche vers la guerre ? Quels compromis sont nécessaires pour survivre ? Est-il possible ne pas collaborer au IIIe Reich ? Est-il possible de lui résister, et comment ? Que nous apprennent les réponses à ces questions quant à la capacité des sociétés modernes de résister à la tentation fasciste ?
En confrontant plus de deux cents témoignages aux travaux des plus grands historiens de cette période, François Roux réalise une étude exhaustive de l'histoire du nazisme et des Allemands, de 1918 à 1946. En nous plaçant devant les choix qu'ont eu à assumer les Allemands ordinaires, les gens « d'en bas », ce livre nous permet d'accéder à une compréhension intime, presque physique, des rapports entre la dictature et ses sujets, et nous raconte une histoire qui pourrait être un jour la nôtre.
Dans ses travaux, François Roux explore les mécanismes de la soumission et de la résistance en reliant les témoignages des contemporains aux recherches des historiens et à celles des psychosociologues. Il a publié en 2006 La Grande guerre inconnue. Les Poilus contre l'armée française (éditions de Paris Max Chaleil).

Auriez-vous crié « Heil Hitler ! » ? par François Roux. Éditions Max Milo, 2010. 893 p. 32 €.
(Ce livre est disponible au CIRA.)

samedi 10 décembre 2011 à 17 h

MARSEILLE (CIRA) : Causerie animée par Patrick Ferrage : La Mort-Marraine. Conte fantastique

Quand la Mort adopte un enfant, quelle idée a-t-elle derrière le crâne ?
Un superbe conte qui prend racine dans la nuit des temps, adapté et réécrit avec humour par Anne Quesemand, illustré avec la finesse d'un graveur par Laurent Berman.
La femme de Jean meurt en donnant naissance à un fils, le père est désespéré… Mais la Mort lui propose de devenir la marraine de l'enfant, de l'éduquer, d'en faire un médecin…

D'abord spectacle (toujours existant), le livre édité par Nicole Maymat chez Ipomée-Albin Michel, a obtenu le Prix Sorcières et le prix de la Ville de Troyes en 1988.
Plusieurs fois réédité, puis épuisé, il fait aujourd'hui l'objet de cette réédition que beaucoup réclamaient.

Patrick Ferrage est imprimeur et éditeur, cet ouvrage est le cinquième destiné aux enfants.
Il y a eu auparavant la trilogie du Rat qui voulait du lait, puis de l'amour, puis tout savoir… tous ces livres sont agréablement illustrés, parfois accompagnés de CD de chansons enfantines.

La Mort-Marraine par Anne Quesemand. Éditions de l'Attrape Science, 2010. 51 p. 18 €.
L'Histoire du Rat qui voulait du lait par Anne Quesemand. Éditions de l'Attrape Science, 2008. 48 p. 19 €.
L'Histoire du Rat qui voulait de l'amour par Anne Quesemand. Éditions de l'Attrape Science, 2008. 48 p. 19 €.
L'Histoire du Rat qui voulait tout savoir par Anne Quesemand. Éditions de l'Attrape Science, 2008. 48 p. 19 €.

(Ces livres sont disponibles au CIRA.) Ce sera le bon moment pour choisir les cadeaux des enfants de votre entourage…

 

samedi 22 octobre 2011 à 17 h

MARSEILLE (CIRA) : Causerie animée par Jean-Philippe Crabé : Les anarchistes et la Commune de Paris

Un siècle d'idéologie marxiste a gommé beaucoup de l'esprit libertaire qui régna durant la Commune. Les anarchistes eux-mêmes savent souvent peu de choses sur les liens qui les unissent à cette expérience.
Il n'est pas question d'exposer un travail exhaustif sur la Commune mais simplement de nous interroger sur ces liens.

En quoi les anarchistes ont inspiré la commune, comment et pourquoi ont-ils eu de l'influence pendant cette Révolution, quelles traces la Commune a-t-elle laissées dans leur histoire ?

Les anarchistes et la Commune de Paris par Jean-Philippe Crabé. Éditions du Temps perdu, 2010. 126 p. 9 €. (Ce livre est disponible au CIRA.)

Jean-Philippe Crabé effectuera une tournée de présentation dans des villes proches de Marseille :
23 et 24 octobre dans le Gard (Nîmes et/ou Alès)
25 octobre Montpellier au Centre Ascaso Durutti.

 

samedi 10 septembre 2011 à 17 h

MARSEILLE (CIRA) : Causerie animée par Pierre Jouventin, directeur de recherche au CNRS : Les droits des animaux s’opposent-ils à ceux de l’homme

Les avancées de la science contredisent radicalement la conception cartésienne de « l'animal-machine » ou le statut juridique actuel de « bien meuble ». Mais tandis que les preuves d'une continuité cognitive entre l'humain et l'animal s'accumulent, le sens commun continue de tenir les animaux pour des êtres dépourvus de raison et de sentiment. Il est vrai que ce négationnisme sert de nombreux intérêts économiques (abattoirs), technoscientifiques (expérimentations) ou même récréatifs (chasse, corridas). Comment les idées sur ce sujet ont-elles évolué au cours du temps en fonction des connaissances acquises ? Sommes-nous prêts à élargir notre considération aux animaux ?

Tel sera le sujet de la conférence-débat et tel était le sujet d'un colloque organisé le 14 novembre 2009 à l'université Paris V-René Descartes par les associations Droits des animaux et Tribune animale dont est issu le livre paru en 2010 aux éditions Imho dans la collection « Radicaux Libres » : La raison des plus forts : la conscience déniée aux animaux sous la direction de Pierre Jouventin, David Chauvet et Enrique Utria (237 pages, 15 euros). (Ce livre est disponible au CIRA).

samedi 18 juin 2011 à 17 h

MARSEILLE (CIRA) : Causerie animée par Antonio Altarriba : L'art de voler : un roman graphique d'Antonio Altarriba et Kim

Préférant mourir debout plutôt qu'à genoux, le 4 mai 2001, le père d'Antonio Altarriba, âgé de 90 ans, saute du quatrième étage de sa maison de retraite. Il peut ainsi voler librement…
Après plusieurs années de rédaction, Antonio Altarriba fait paraître en 2010 le récit de la vie de son père sous la forme d'un roman graphique mis en images par le dessinateur catalan Kim.
Antonio Altarriba père est né au début du XXe siècle à Peñaflor, un village d'Aragon. Il part chercher du travail en ville et rejoint ainsi les exploités soumis aux rigueurs de son temps : la dictature de Primo de Rivera, la chute de la monarchie, la Seconde république. Puis il participe aux côtés des anarchistes à la Révolution de 1936 et à la lutte contre les armées franquistes. Il va connaître ensuite l'exode, le camp de concentration de Saint-Cyprien-Plage, la Résistance. Il finira par rentrer en Espagne, s'ajoutant ainsi à la longue liste des humiliés et des vaincus…
À travers les aventures extraordinaires de cet homme ordinaire, Altarriba et Kim donnent une dimension universelle à la trajectoire d'Antonio Altarriba père qui refusera toujours d'abdiquer devant l'obscurantisme jusqu'à l'heure ultime où il pourra enfin voler sur les ailes de la justice et de la liberté.
Dès sa parution en Espagne, L'Art de voler a rencontré le succès. Il a reçu un prix prestigieux, le Premio Nacional de Cómic.

Antonio Altarriba est l'auteur de plusieurs livres dont Tintin et le Lotus rose. Il est aussi professeur de littérature française à l'Université du Pays Basque. Kim est connu pour ses caricatures satiriques  fustigeant l'extrême droite.

L'art de voler par Antonio Altarriba, illustré par Kim. Denoël, 2011. 214 p. 23,50 €. (Ce livre est disponible au CIRA.)

samedi 7 mai 2011 à 17 h

MARSEILLE (CIRA) : Causerie animée par Ramón Pino : La distribution de la presse écrite en France

À l'heure où la presse écrite se pose de nombreuses questions quant à son avenir, qu'en est-il de sa distribution aujourd'hui sur le territoire français ?
Pour tenter de répondre un retour sur le passé est nécessaire :
Quelle a été l'évolution de la presse officielle avant la Seconde Guerre mondiale, pendant l'Occupation allemande et depuis la Libération ?
Cette dernière période va voir la création d'un nouveau cadre pour la presse (notamment d'opinion) : ce sera la loi Bichet de 1947 destinée à régir la distribution suivant des principes directement issus des forces politiques et syndicales victorieuses à la Libération.
Quelle a été l'évolution de cette loi Bichet de 1947 à nos jours ?

Nous pourrons en discuter à travers l'expérience professionnelle de l'intervenant : Ramón Pino, kiosquier parisien pendant plus de 30 ans et ancien membre du bureau du Syndicat National des Diffuseurs de Presse (CGT).

samedi 2 avril 2011 à 17 h

MARSEILLE (CIRA) : Causerie animée par Cédric Pérolini : Léo Malet, du Libertaire à Minute.
On ne naît pas réactionnaire : on le devient

On garde souvent du père de Nestor Burma l’image qu’il se plaisait à donner de lui dans les années 80 : celle d’un homme désespéré, aigri et misanthrope, versant volontiers dans la provocation réactionnaire. Comme le résumait Serge Quadruppani, « la fibre popu de Malet a tourné au lepénisme ces dernières années. » Dans son Histoire de la littérature libertaire en France, Thierry Maricourt conforte cette analyse : « Il va de soi que Léo Malet n’est nullement anarchiste. L’aura dont il se pare est usurpée. Lié par son passé au mouvement libertaire, il a rompu avec lui depuis longtemps, comme il a rompu avec le surréalisme. Ses divagations racistes vont à l’encontre des principes antiautoritaires. »
Pourtant, si elle est incontestable, cette évolution idéologique ne doit pas faire oublier l’engagement anarchiste de Léo Malet, qui fut réel et durable, et dont l’influence se fait sentir sur une grande partie de son œuvre littéraire, à travers ses poèmes, les aventures de Nestor Burma, ou encore La Trilogie noire.
C’est en effet suite à l’affaire Philippe Daudet que le jeune Malet se rapproche du Groupe d’études sociales de Montpellier, puis des libertaires parisiens. Il partage le mode de vie et les idées de ses camarades, prenant toute sa part aux activités militantes, aux côtés d’André Colomer, bien sûr, mais aussi de Georges Vidal, Alexandre Jacob, Emile Cottin, ou Louis Loréal… Son compagnonnage avec les surréalistes l’amène alors à rallier les trotskistes. Il se rapproche ensuite des gaullistes, puis des généraux putschistes, et finalement de la droite la plus sévère. Pour masquer ce revirement, certains utiliseront une formule qui ne trompe personne, le qualifiant d’« anarchiste de droite ». C’est que dans le même temps, Malet continue à adresser des signes de sympathie en direction du mouvement libertaire.

Cédric Pérolini étudie l’œuvre de Léo Malet depuis plus d’une douzaine d’années. Il lui a notamment consacré une thèse, dont une version abrégée vient de paraître. Il présentera un certain nombre de documents rares, qui proviennent pour certains des collections du CIRA, dont il est membre.

Léo Malet mauvais sujet : Nestor Burma passe aux aveux par Cédric Pérolini. L'Atinoir, 2010. 305 pages. (L'Atineur). 9,50 euros.

(Ce livre est disponible au CIRA.)

samedi 12 mars 2011 à 17 h

MARSEILLE (CIRA) : Causerie animée par Éric Lemaire et Thierry Périssé ,: La littérature prolétarienne contemporaine

Quand on parle de littérature prolétarienne, on pense à Henry Poulaille, Michel Ragon, Panaït Istrati, Stig Dagerman, Harry Martinson et à quelques autres. Mais qu'en est-il aujourd'hui ? Y a-t-il encore un courant prolétarien dans la littérature contemporaine ? Oui bien sûr, et c'est pourquoi, depuis leur année de création en 2007, les éditions Chant d'orties se consacrent à la diffusion d'ouvrages de littérature prolétarienne. Déjà 14 titres à leur actif. On y trouve des auteurs déjà connus comme Thierry Maricourt et Jean-Pierre Levaray, mais aussi de nouveaux qui publient pour la première fois. Quatre collections, deux pour les adultes (romans et recueils de nouvelles), mais aussi deux pour la jeunesse (romans et albums).
Éric Lemaire, auteur et musicien vivant près de Marseille, et Thierry Périssé, auteur et fondateur de Chant d'orties, seront présents pour présenter leurs ouvrages, les éditions Chant d'orties et parler de littérature prolétarienne.
Membre du groupe Osfub-On s'fait une bouffe, Éric Lemaire est un talentueux bidouilleur de sons, de textes et d'images. Debout dans l'aquarium est son premier ouvrage. 1981, la gauche arrive au pouvoir. Deux ans d'espoir, de fêtes et puis le désenchantement qui s'installe. Quelque part dans un quartier d'une ville de bord de mer, le bar de Maurice. Les habitués viennent y cracher leurs désillusions et se fondre dans l'atmosphère chaleureuse. Tous ont appris à nager, mais voilà que maintenant ils n'arrivent plus à maintenir la tête hors de l'eau. Des oubliés de l'Histoire sur lesquels l'auteur porte un regard bienveillant mais lucide.
Dans son roman, Le cœur à l'ouvrage, Thierry Périssé raconte l'histoire d'Olivia, une femme issue d'un milieu populaire. Vivant avec un homme dont elle a deux enfants et qui ne la comprend pas, elle se débat dans les affres de l'humiliation et fait tout pour s'en sortir. Sa rencontre avec Pierre, dessinateur, lui ouvre des horizons qu'elle n'imaginait pas.

Le cœur à l'ouvrage par Thierry Périssé. Chant d'orties, 2009. 122 pages. (Rues en friches). 13 euros.

Debout dans l'aquarium par Éric Lemaire. Chant d'orties, 2009. 128 pages. (Rues en friches). 12 euros. (Ces livres sont disponibles au CIRA.)

samedi 8 janvier 2011 à 17 h

MARSEILLE (CIRA) : Causerie animée par André Robèr : Art et anarchie

Modestement mais avec ténacité, depuis une vingtaine d'années, André Robèr s'intéresse aux rapports entre art et anarchie. Poète, peintre, sculpteur et éditeur, ce militant anarchiste édite livres, brochures et journaux, organise des expositions et participe à des émissions de radio sur ce thème. Il a ainsi fondé successivement Les Cahiers de la Vache folle, K-y-é puis Anartiste qui paraît depuis 2002 et en est à son quatorzième numéro. Sous-titrée « Les Nouvelles libertaires », cette revue est désormais éditée par le groupe Anartiste de la Fédération anarchiste. En 1991, à l'occasion des dix ans de Radio libertaire, André Robèr organisait à Paris un colloque Art et anarchie dont les actes ont été publiés par les éditions Via Valeriano et La Vache folle.

André Robèr et les éditions K'A, proposent Art et anarchie : acte 1. Il ne s'agit pas d'un ouvrage exhaustif sur la question mais d'une compilation d'instantanés aux entrées multiples et non sectaires. Il réunit des textes historiques et des interventions d'artistes. Cette publication est le fruit du travail du groupe Anartiste dont le but militant est de mettre en lumière les passerelles entre art et anarchie.

Au sommaire, pour ce qui concerne l'histoire : l'écrivaine italien Leda Rafanelli, la peintre Lucie Cousturier, le pamphlétaire Zo d'Axa, les socialistes et les anarchistes engagés dans les mouvements occultistes et ésotériques, l'histoire du happening. Du côté des artistes contemporains : Anne Van der Linden, Laurent Nicolas, Laurent Zunino, Marie Jakobowicz, Catherine Ursin, Luc Fierens, Jean Starck, Camillo Capolongo, François Lauvin, Fernando Aguiar et Lena Goarnisson. La littérature actuelle est également présente avec les poèmes de Julien Blaine, Sébastien Lespinasse et Serge Pey, des textes de Charles Pennequin et de Tony Pessoa, une nouvelle de l'auteur de théâtre Gérald Dumont, la correspondance entre Pietro Ferrua et l'essayiste E.M. Cioran. Et la musique est représentée par Jean-Louis Costes, musicien et performer.

Ce recueil de textes et d'illustrations est le premier d'une série de livres qui devraient paraître tous les deux ans. Rendez-vous donc pour l'Acte 2 en 2012…

Art et anarchie : acte 1. Ille-sur-Têt (66130) : éditions K'A, 2010. 226 pages. 20 euros.

(Ce livre est disponible au CIRA.)

 

samedi 18 décembre 2010 à 17 h

MARSEILLE (CIRA) : Causerie animée par Michel Granger et Yves Jolivet : Walden de Henry D. Thoreau

Le temps n'est que la rivière où je m'en vais pêcher. Je bois son eau ; et tout en buvant, je vois le fond sablonneux et remarque comme il est peu profond. Son faible courant entraîne toutes choses, mais l'éternité demeure. J'aimerais boire plus profond ; pêcher dans le ciel, dont le fond caillouteux est semé d'étoiles. Je ne peux compter jusqu'à un. Je ne connais pas la première lettre de l'alphabet. J'ai toujours regretté de ne pas être aussi sage que le jour de ma naissance.

La pensée étonnamment moderne de Henry D. Thoreau, concernant la résistance vitale de l'individu aux empiètements de la société et la nécessité de garder le contact avec la nature, mérite d'être portée à la connaissance du public francophone avec une traduction qui rende justice à la qualité et à la densité du texte de Walden.

Michel Granger

Thoreau se donne beaucoup de mal pour nous rappeler la nature de la nature, la grâce inhérente au paysage. […] Ses talents nous touchent toujours, comme le prouve le livre que vous tenez en main. Ses mots sont beaux, mais dangereux pour l'esprit.

Jim Harrison

Henry D. Thoreau, Walden, Le Mot et le reste, coll. Attitudes, 2010, 362 p., 23 euros.

(Ce livre est disponible au CIRA.)

 

samedi 13 novembre 2010 à 10 h

MARSEILLE (CRDP) :

Le samedi 13 novembre 2010 de 10 heures à 23 heures, le CIRA et le collectif Le Seul problème organiseront la deuxième Foire aux livres anarchistes de Marseille (FLAM).
Elle se déroulera au CRDP.

Editeurs présents :

AAEL, ACL, Acratie, Agone, Alternative libertaire, L'Atinoir, L'Attrape sciences, La Casbah, Chant d'orties, Le Chien rouge, CIRA Lausanne, CIRA Marseille, CNT-AIT, Éditions CNT-RP, Le Coquelicot, CRAS, La Digitale, L'Échappée, Égrégores, Le Flibustier, Les Giménologues, Éditions de l'Impossible, L'Insomniaque, K'A, La Vache folle, Libertalia, Éditions Libertaires, Le Monde à l'envers, Éditions du Monde libertaire, Le Mot et le reste, Ni patrie, ni frontières, Les Passés simples, Les Renseignements généreux, Rue des Cascades, Sansonnet, Spartacus, Sulliver, Tahin Party, Éditions du Temps perdu, Tops.

La presse :

Alternative libertaire, Courant alternatif, CQFD, Creuse citron, L'Envolée, Itinéraires, Le Monde libertaire, Offensive libertaire et sociale, Le Ravi, Réfractions, Les Temps maudits, Silence, Timult, Union pacifiste
Le CIRA présentera sur son propre stand les éditeurs qui ne pourront venir.

Ateliers
Deux ateliers de discussion seront proposés.

  • À 15 heures: « Discussion sur divers projets de Do it yourself ». À cette occasion, on pourra s'initier à la sérigraphie (10 personnes, 6 heures), à l'échange de logiciels libres et au montage d'un livre.
  • À 16 heures 30: « Quels moyens de luttes entre contre-violence et non-violence ? »

Plusieurs espaces seront installés : un espace de gratuité, une borne d'échange de logiciels, une présentation de revues et d'affiches.

La restauration (végétalienne) sera assurée le midi et le soir par le collectif Las Vegan : plats chauds et buffet. Les repas seront à prix libres. Les amateurs de viande pourront trouver un grand choix de petits restos et de kebab à proximité.

Le bar proposera jus de fruits, café, vin et bière. Pour le vin, il s'agit d'une cuvée spéciale de gaillac rouge 2008 avec une étiquette originale dessinée par Tchoupi : 100 cartons de 6 bouteilles, qui peuvent être commandés dès à présent.

À partir de 18 heures, il y aura de la musique (Meille, Laure Chaminas, Coït elektric, Stanock'roll…) et de la lecture de textes (Bernard Meulien).

La FLAM se poursuivra au local du Seul problème le dimanche 14 novembre de 12 heures à 24 heures : pique-nique à midi, tables de presse, réalisation d'un fanzine.

 

Le dépliant de présentation

 

samedi 2 octobre 2010 à 17 h

MARSEILLE (CIRA) : Causerie animée par Charles Jacquier : Retour à l'Ouest de Victor Serge

Rédacteur de L'Anarchie après la mort de Libertad et condamné à cinq ans de prison pour son refus de collaborer avec la police dans la célèbre affaire des “bandits tragiques” de la bande à Bonnot, Victor Lvovitch Napoléon Kibaltchitch, dit Victor Serge (1890-1947) se rallie aux bolcheviks dès son arrivée en Russie en 1919, travaillant notamment pour les services de presse de l'Internationale communiste en URSS puis en Allemagne.
Partisan de l'Opposition de gauche réunie autour de Trotski, il fut exclu du Parti communiste russe au début de 1928 et victime durant huit années des persécutions du régime stalinien. Il bénéficia cependant de la solidarité de quelques écrivains et des milieux révolutionnaires antistaliniens qui entreprirent en sa faveur une longue campagne de solidarité internationale. 
Finalement libéré d'URSS, Victor Serge arrive à Bruxelles avec sa femme et ses deux enfants le 12 avril 1936 et s'installe chez l'anarcho-syndicaliste belge d'origine russe Nicolas Lazarévitch.
Alors qu'en France la totalité de la presse du Front populaire le boycotte, le quotidien socialiste et syndical de Liège, La Wallonie, lui offre une chronique hebdomadaire qu'il publie de juin 1936 à mai 1940, de l'euphorie du Front populaire à la débâcle de la France face à l'Allemagne nazie.
Il y aborde les événements de l'heure, et tout particulièrement ceux d'Espagne et d'Union soviétique, ainsi que les épisodes qui mèneront à la Seconde Guerre mondiale. Il livre aussi, au jour le jour, son témoignage sur les militants qu'il a connus, victimes des répressions totalitaires ; évoque les grandes dates du mouvement révolutionnaire en essayant d'en tirer la leçon pour les lecteurs de son temps ; se fait à l'occasion critique littéraire exigeant et lucide, en particulier sur les errements antisémites de Louis-Ferdinand Céline ou les complaisances pour l'URSS d'André Malraux…

La sélection de ces 93 chroniques (sur un total de 203) publiée dans le volume Retour à l'Ouest constitue un document à la fois historique et littéraire de premier plan pour connaître ces années décisives, juste avant qu'il soit “minuit dans le siècle”. Enfin, on comprend mieux grâce à ces textes ce que furent ces années de contre-révolution qui menèrent au second conflit mondial et comment le mouvement ouvrier révolutionnaire international fut anéanti par le stalinisme.

 

samedi 8 mai 2010 à 17 h

MARSEILLE (CIRA) : Causerie animée par Benito Pelegrín Marseille quart Nord, Chronique marseillaise

Au faîte d'un parcours d'universitaire et d'auteur réputé, Benito Pelegrín nous livre une chronique sur les quartiers nord du Marseille de son enfance de jeune exilé espagnol, à Saint-Louis, creuset profond des immigrations marseillaises. Sur fond de crise du logement (le mouvement des squatters naquit ici), c'est, avec un regard d'aujourd'hui, l'évocation d'un Marseille ouvrier des années 50, ses problèmes, ses fêtes, sa mentalité, ses conflits sociaux, ses solidarités, mais encore sa puissance industrielle.

Par petites touches, entre mélancolie et surtout humour, se dévoilent la fresque d'une époque et les frasques de toute une galerie de personnages vivants et pittoresques avec leurs façons de parler, de penser, une comédie humaine à l'échelle d'un quartier, d'un squat, et la chronique se fait roman et théâtre : Marseille, en somme.

Dans un style gai et sensible, Benito Pelegrín livre un récit tendre et intime, aussi personnel qu'universel où l'histoire d'un homme se mêle à celle de la ville qui l'a vu grandir.

Professeur émérite des universités, écrivain, dramaturge, poète et musicologue, spécialiste internationalement reconnu du Baroque et du Néo-baroque, Benito Pelegrín vit à Marseille. Parmi ses nombreux livres, deux ont été récemment primés : Figuration de l'infini, L'âge baroque européen (Seuil, 2000), grand prix Calbairac de la Prose 2001, et Traités politiques, esthétiques, éthiques de Baltasar Gracían (Seuil, 2005), prix Jules Janin de l'Académie française 2006.

Benito Pelegrín, Marseille quart Nord, chroniques marseillaises, éditions Sulliver, Cabris, 2009, 282 p., 19 euros.

(Ce livre est disponible au CIRA)

samedi 3 avril 2010 à 17 h

MARSEILLE (CIRA) : Causerie animée par Alban Briac L'État, son rôle historique, de Pierre Kropotkine.

Texte écrit pour une conférence qui n'eut jamais lieu, L'État, son rôle historique parut en articles dans Les Temps nouveaux entre 1896 et 1897. Il fut ensuite repris en brochure en 1906 avant d'être intégré comme chapitre dans La Science moderne et l'Anarchie (1913). Pierre Kropotkine y retrace le processus historique de constitution de l'État moderne depuis le Moyen Âge jusqu'à la Révolution. Dénonçant l'illusion d'un « contrat » par lequel les hommes auraient renoncé à leur liberté pour s'en remettre à une autorité supérieure seule capable de leur assurer justice et paix sociale, il démontre au contraire que l'organisation étatique de la société résulte d'une minorité œuvrant à asservir les hommes pour asseoir sur eux son pouvoir. Les trois autres textes du recueil (L'Organisation de la vindicte appelée Justice (1901), La Loi et l'autorité (1882) et Les Droits politiques (1882)) complètent cette analyse par celle de la justice et de la loi. Car ces institutions maîtresses de l'État sont précisément les instruments par lesquels l'autorité centrale tient les hommes sous son joug et pérennise son pouvoir.
En soulignant ainsi la nature nécessairement coercitive de l'État et de ses institutions, Pierre Kropotkine cherche à mettre en garde les hommes qui voudraient s'affranchir. Car si l'État est une structure fondée sur la domination des individus, il est illusoire de vouloir changer radicalement les rapports sociaux et économiques en se l'appropriant. Tout projet d'émancipation sociale doit au contraire se faire en dehors de l'appareil étatique. Ce n'est en effet qu'en se libérant du principe d'autorité et en renouant avec l'esprit libertaire d'auto-organisation et de libre fédération que les hommes parviendront à réaliser une révolution sociale authentique.

Pierre Kropotkine, L'État, son rôle historique, éditions Le Flibustier, Marseille, 2009, 168p., 11 euros.

Alban Briac nous parlera également des autres livres (L'action directe suivi de Le sabotage et Les lois scélérates d'Émile Pouget) publiés par Le Flibustier et de ses projets éditoriaux.

Ces livres sont disponibles au CIRA

samedi 13 mars 2010 à 17 h

MARSEILLE (CIRA) : Causerie animée par Guillaume de Gracia : L'horizon argentin. Petite histoire des voies empruntées par le pouvoir populaire, 1860-2001

Que des centaines de milliers, voire des millions d'Argentins soient descendus dans les rues de Buenos Aires, les 19 et 20 décembre 2001 au cri de ¡Que se vayan todos! (Qu'ils s'en aillent tous !) apparut pour bien des commentateurs, la simple expression de la légitime exaspération de citoyens dont les droits les plus élémentaires étaient depuis longtemps bafoués.
Que la protestation dure dix jours et que de réguliers soulèvements ponctués de très violents affrontements avec les forces de l'ordre forcent quatre présidents consécutifs à abdiquer, voilà qui commençait à inquiéter.
D'autant que ces insurrections urbaines se doublaient de formes de constructions populaires que la mythologie néo-libérale pensait avoir bannies pour de bon dans « ses » démocraties : assemblées de quartiers, entreprises récupérées et autogérées par leurs travailleurs, troc...
La « Fin de l'Histoire » prophétisée par Francis Fukuyama peinait à se concrétiser. (...)
Plusieurs millions d'Européens ont littéralement débarqué en Argentine entre le milieu des années 1870 et 1910. Autant de paysans italiens et espagnols politiquement sensibilisés aux formes sociétales alternatives que supposaient les utopies anarchistes et socialistes. Autant de futurs ouvriers mais aussi, de futurs militants qui vont ancrer profondément dans l'esprit collectif argentin une mythologie utopique et une solide subculture de lutte, dont les méthodes vont se retrouver tout au long du dernier siècle.
Autant d'individus qui, au début des années 1900 vont se syndiquer au sein de structures : FORA, UGT ou USA, à l'esprit indéniablement libertaire (au sens large) totalement hermétiques aux formes de collaboration de classes et de jeu parlementaire prônés par les sociaux-démocrates de l'époque. (...)
La politique économique et sociale menée pendant les dix ans de la présidence de Carlos Menem aboutit à l'expression massive (bien que circonscrite temporellement) d'un anti-politisme qui fut et restera le marqueur le plus évident de l'anarchisme.
Mais les fondements de cette idéologie - éducation et conscientisation - ayant du mal à se faire entendre en des temps d'ultra-médiatisation globaliste, le génie populaire argentin en inventa d'autres : l'horizontalisme. 

Guillaume de Gracia, L'horizon argentin, petite histoire des voies empruntées par le pouvoir populaire, 1860-2001, éditions CNT-Région parisienne, 2009, 581 p., 22 euros.

(Ce livre est disponible au CIRA)

samedi 9 janvier 2010 à 17 h

MARSEILLE (CIRA) : Causerie animée par Ronald Creagh : Utopies Américaines. Expériences libertaires du XIXe siècle à nos jours.

Du voyage du socialiste gallois Robert Owen en 1825 aux premières communautés fouriéristes, des mouvements contestataires des années 1960 à l'écologie et aux groupes punks ou lesbiens d'aujourd'hui, les états-Unis ont abrité nombre de communautés utopiques. Souvent installés comme jadis les moines dans des paysages magnifiques et isolés, mais aussi dans l'hôtel d'un village de l'ancienne Réserve de l'Ouest ou exploitant une mine de charbon sur leur territoire, ces groupes mettent à l'épreuve une volonté de vivre en dehors de la logique de la société dominante.
En revenant sur près de deux siècles d'expériences communautaires, le livre de Ronald Creagh lève non seulement le voile sur un phénomène méconnu et toujours actuel, mais le réinsère parmi les tentatives de luttes contre un système omnipotent, ouvrant une autre voie, originale et non exclusive, vers l'émancipation sociale.

Professeur émérite à l'université Paul-Valéry (Montpellier), Ronald Creagh collabore à de nombreuses revues anglo-saxonnes et françaises. Il est notamment l'auteur de L'affaire Sacco et Vanzetti (2004), et Nos cousins d'Amérique, histoire des Français aux états-Unis (1988).

Ronald Creagh, Utopies américaines, expériences libertaires du XIXe siècle à nos jours. éditions Agone, 2009, 397 p., 24 euros.

(Ce livre sera disponible au CIRA)

lundi 4 janvier 2010 à 20 h

MARSEILLE (CIRA) : Théâtre Toursky

Au Théâtre Toursky, à Marseille
Dans le cadre des Universités populaires du Théâtre Toursky

ÉGRÉGORES ÉDITIONS ET INDIGÈNE ÉDITIONS
Présentent
Lundi 4 janvier 2010 à 20 heures

Albert Camus avec les libertaires

« Camus, un copain » : ainsi le militant anarchiste increvable, Louis Mercier-Vega, saluait-il le prix Nobel de 1957. Au-delà des gesticulations obscènes entourant le cinquantenaire de sa disparition, les Indigène éditions et égrégores éditions vous invitent à partager les grands moments libertaires des écrits d'Albert Camus à partir des travaux que Lou Marin lui a consacrés.

Richard Martin, Aïcha Sif et Benjamin Barou-Crossman prêteront leur voix à ses textes. Nous rappellerons ainsi ensemble les racines d'une pensée que nous saluons pour sa fraternité avec les libertaires. Nous sommes profondément heureux de prolonger l'hommage que les camarades d'antan rendirent déjà à Albert Camus lors de sa disparition, le 4 janvier 1960 : « Albert Camus, un copain ».

Outre les comédiens, interviendront :
Claire Auzias (éditer Camus libertaire), Jean-Pierre Barou (Camus/Sartre : le terrorisme en question), Lou Marin (Camus et sa critique libertaire de la violence), Modératrice : Sylvie Crossman.

Théâtre Toursky, 16, Promenade Léo Ferré, 13003 Marseille
Renseignements : 0491535912 et 0467100343

samedi 5 décembre 2009 à 17 h

MARSEILLE (CIRA) : Causerie animée par Claudio Albertani : Situation du mouvement Libertaire au Mexique : entre barbarie et résistance.

Maisons autogérées, ateliers de techniques alternatives, médias libres (radio, Internet), universités de la terre, centres sociaux, rencontres internationales (en 2007 à Mexico puis au Chiapas), caravanes de solidarité avec la résistance indienne, action continue pour la libération des prisonniers (Atenco, Oaxaca…), campements devant les prisons, anarcha-féministes et sorcières libertaires, liens avec l'Amérique du Nord, l'Amérique latine et l'Europe… Vidéastes, graffeurs, graveurs, peintres, néomuralistes, photographes, musiciens, rockeros et soneros, jongleurs de mots et de balles, poètes et acteurs des rues…

L'imagination des chavos bandas (bandes de gosses des quartiers) irrigue l'éclosion d'une scène libertaire tumultueuse et diverse où se mêlent la fête et la rébellion.

Le réseau des Voix d'Oaxaca construisant l'autonomie et la liberté (VOCAL) s'est créé en 2007. À Mexico, le Collectif autonome magoniste, la Hormiga libertaria et divers groupes et individus ont donné naissance en 2008 à une Fédération libertaire. Cependant, pour avoir pris part activement aux luttes sociales à Oaxaca comme au District fédéral, les collectifs de jeunes anarchistes sont, comme à Guadalajara (Jalisco) en 2004, la cible de la répression policière et de campagnes médiatiques ; leurs cortèges sont systématiquement provoqués et attaqués par la police antiémeute dans les manifestations.

Né à Milan et vivant depuis trente ans au Mexique, Claudio Albertani écrit depuis longtemps sur ce pays. Nous le rencontrerons, en compagnie de Marc Tomsin, des éditions Rue des Cascades, pour parler de ce jeune mouvement anarchiste dans un Mexique entre barbarie et résistance.
Il vient de publier El espejo de México (Crónicas de barbarie y resistencia), éditions Altres Costa-Amic, Puebla, Mexique. 2009. 12,50 euros.

(Ce livre sera disponible au CIRA)

samedi 7 novembre 2009 à 17 h

MARSEILLE (CIRA) : Causerie animée par Richard Graglia : Présentation de l'école RECRÉÉS

Historique rapide

L'École RECRÉÉS, école associative, agréée par l'éducation nationale, existe depuis septembre 2005. Nous vivons donc notre 5ème année scolaire. L'école a démarré avec 3 enfants pour atteindre un effectif actuel de 23 enfants. Des 2 pédagogues bénévoles au départ, l'équipe s'est enrichie et comporte aujourd'hui 3 pédagogues salariés, aidés d'une assistante pédagogique depuis début janvier 2009. Située au départ sur la commune de Mirabeau (84), l'école a également changé de lieu en début d'année scolaire ; elle est maintenant implantée à Grambois (84) sur le lieu de la colonie PTT.
C'est une école associative. Pour favoriser la dimension de coopération et d'échange, cette association est gérée par un collectif. Les parents font partie du collectif et sont donc impliqués complètement dans la vie de l'école. Ils gèrent et animent des commissions qui permettent à l'école et à l'association de fonctionner.  L'association soutient le projet de l'école RECRÉÉS qui a pour but de développer une pédagogie respectueuse du développement de l'enfant.

Pédagogies : MONTESSORI - FREINET

Les pédagogies utilisées sont basées sur les pédagogies Montessori et Freinet ; pédagogies qui construisent l'individu et sa place au sein du groupe, et qui s'inscrivent dans les rythmes du développement des enfants, tout en respectant les programmes scolaires.
La pédagogie Montessori met l'accent sur l'autonomie de l'enfant et sur un apprentissage par l'absorption au travers des sens et du corps grâce à un matériel concret et ludique. Les enfants travaillent de manière individuelle, à leur rythme et sans esprit de compétition.
La pédagogie Freinet développe la coopération, l'autonomie, le travail en groupe et la créativité. Pour cela, elle utilise de nombreux outils tels que : la classe unique, les conseils de coopération de classe et d'école, les ateliers collectifs, le journal, la correspondance,…
Cette école utilise au maximum les techniques de coopération et de communication non violente et ne met pas les enfants en compétition. Elle a pour but d'aider les enfants à être autonomes, responsables, solidaires et créatifs tout en respectant le programme de l'éducation nationale. Une grande place est accordée à la créativité et à l'éducation à l'environnement.

Accueil d'enfants en difficultés

L'école permet à travers un programme spécifique à chaque enfant d'intégrer des enfants en grande difficultés scolaires ou atteints de troubles neurologiques (dyslexie, dyspraxie, dysphasie, dysgraphie, autisme léger, ....) au sein d'un groupe. Pour cela, elle utilise aussi l'environnement naturel (parc de 12 hectares).

Aspect solidaire, volonté d'être accessible financièrement

Cette école a également un aspect solidaire car le montant des scolarités est fonction des revenus des parents. Cela permet de pouvoir réserver des places pour des enfants dont les parents ne pourraient pas payer une scolarité dans une école privée hors contrat.

samedi 10 octobre 2009 à 17 h

MARSEILLE (CIRA) : Causerie animée par Isabelle Felici. Poésie d'un rebelle, Gigi Damiani

Cette étude est consacrée à l'œuvre poétique de Gigi Damiani, grand nom du journalisme anarchiste italien et compagnon de route d'Errico Malatesta. Si le parcours de vie de cet autodidacte commence et se termine à Rome (1876-1953), il le conduit dans de nombreuses métropoles, notamment celles où s'est installée une forte communauté italienne : São Paulo, Marseille, Paris, Bruxelles, Tunis. Partout il compose des poésies de lutte et d'espoir, surtout dans les moments les plus troubles de l'histoire italienne et internationale, dont des pans entiers apparaissent ainsi sous un angle inédit, tandis que se dessine également le parcours d'un militant qui, quels qu'aient été les sacrifices à accomplir, n'a jamais suivi d'autres chemins que les chemins de la liberté.

 Ce sera la mort, ce sera la fin ?… Non jamais… ce sera la vie
 jeune, neuve, ardente dans la paix infinie
 dans le sourire fraternel, dans le triomphe de l'amour, 
 dans l'abondance envers tous, dans la splendeur éternelle
 du soleil et de la chère vision de ceux qui sont nés
 sains et heureux et dans la sécurité des malades,
 dans le respect pour les vieux, dans l'oubli pour les captifs…

 

Isabelle Felici est maître de conférences en études italiennes à l'université du Sud Toulon-Var et membre du laboratoire de recherche Babel. Ses travaux et publications portent sur les manifestations culturelles liées aux phénomènes migratoires que connaît l'Italie des XIX-XXe siècles. Elle a notamment travaillé sur les italiens du Brésil, avec une thèse de doctorat sur la presse anarchiste en langue italienne de São Paulo (1890-1920). Aux éditions ACL, elle a publié en 2001, La Cecilia. Histoire d'une communauté anarchiste et de son fondateur Giovanni Rossi.

Isabelle Felici, Poésie d'un rebelle, poète, anarchiste émigré (1876-1953)  éditions Atelier de création libertaire, 2009, 183 p., 14 euros.

Ce livre est disponible au CIRA.
L'invitation au débat

samedi 12 septembre 2009 à 17 h

MARSEILLE (CIRA) : Causerie animée par Pierre-Henri Zaidman. Le mandat impératif. De la Révolution française à la Commune de Paris

D'après Jean-Jacques Rousseau, « l'idée des représentants est moderne ; elle nous vient du gouvernement féodal. Dans les anciennes républiques et même dans les monarchies, jamais le peuple n'eut de représentants ; on ne connaissait pas ce mot-là. » Rousseau dit vrai. Les Maîtres du Monde du moment beuglent partout qu'ils ont instauré un modèle indépassable de démocratie. Et ils se targuent de la liberté qu'a le Peuple de voter pour eux de temps en temps en se faisant exploiter tous les jours.
Mais depuis longtemps des révolutionnaires se sont battus pour une démocratie tout à la fois politique, économique et sociale. Pour le contrôle et la révocabilité à tout moment des mandatés. Pour la démocratie directe. Et pour le mandat impératif.
L'histoire de ces 220 dernières années se résume à l'affrontement entre deux conceptions de la démocratie. Et comme par hasard, c'est toujours dans les périodes de mouvements sociaux d'importance et d'effervescence révolutionnaire que resurgissent les revendications de démocratie directe, politique, économique et sociale, de mandat impératif et de contrôle et de révocabilité permanente des mandatés.
Pierre-Henri Zaidman nous rappelle cela en nous retraçant l'histoire du mandat impératif et de la démocratie directe de la Révolution française à la Commune de Paris.
Défendu d'abord par l'Aristocratie pour refuser la transformation des états généraux en Assemblée nationale, le mandat impératif est repris par le mouvement populaire parisien et défendu par les « Enragés ». Interdite depuis la Constitution de 1791 (!), l'idée est au cœur des affrontements des périodes révolutionnaires du xixe siècle en France. Son échec est celle de la Révolution.
Oui une démocratie authentique, pleine et véritable est possible ! L'histoire le démontre. Mais l'histoire démontre également que les Maîtres du Monde feront tout pour empêcher son avènement !

Pierre-Henri Zaidman, Le mandat impératif, éditions du monde libertaire et éditions libertaires, 2008, 90 p., 12 euros.

Ce livre est disponible au CIRA.
L'invitation au débat

samedi 6 juin 2009 à 17 h

MARSEILLE (CIRA) : Causerie animée par Cédric Biagini. Les Diggers. Révolution et contre-culture à San Francisco (1966-1968)

« everything is free, do your own thing ». Automne 1966, c'est avec ce mot d'ordre que les Diggers, un petit groupe de jeunes révoltés issus du théâtre, cherchent à radicaliser les enfants fleurs en train de converger vers San Francisco. Référence faite aux paysans anglais du xviie siècle menés par Gerrard Winstanley qui s'étaient appropriées des terres seigneuriales pour les cultiver en commun, les Diggers de San Francisco s'emparent du quartier de Haight Ashbury et y cultivent les graines d'une utopie en acte. Partisans du « théâtre guérilla », ils mettent en scène leur rêve d'une vie Libre et Gratuite, distribuent des repas, ouvrent des magasins gratuits, organisent de gigantesques fêtes…, et réclament la rue comme théâtre de leurs actions politiques critiques, subversives et festives. Entrés dans la légende de la contre-culture avec le flamboyant roman autobiographique d'Emmett Grogan, Ringolevio, les Diggers ont traversé les années 1960 comme un de ces « orgasmes de l'histoire » qui jaillissent ça et là, aussi intense que court, et pour lequel il est autant question de révolution que de plaisir…

L'Echappée
Avec Cédric Biagini, animateur des Editions L'échappée

Créées en 2005 par deux militants libertaires, Cédric Biagini et Guillaume Carnino, les éditions L'échappée, structure indépendante, publient des livres qui donnent à penser dans cette société du loisir et du divertissement permanent.
S'inscrivant dans l'histoire du mouvement révolutionnaire, la collection « Dans le feu de l'action » retrace l'histoire de groupes ou de mouvements trop souvent méconnus (Panthères noires, Diggers, En-dehors, Mil, RAF, etc.). Les collections « Pour en finir avec » (La Tyrannie technologique, Jouets sexistes, etc.) et « Négatif » (Téléphone portable, gadget de destruction massive, RFID : la police totale, etc.) développent des analyses radicales qui ébranlent les situations d'aliénation que nous vivons au quotidien. D'autres titres comme Qu'est ce que l'anarchisme ? d'Alexandre Berkman, La Terreur noire d'André Salmon ou CARtoons d'Andy Singer viennent compléter leur catalogue.
Les éditions L'échappée participent d'un mouvement de refondation d'une critique sociale radicale et pensent le livre comme un des derniers lieux de résistance, un point d'ancrage pour une pensée cohérente et articulée, hors du réseau et des flux incessants d'informations et de sollicitations.

Alice Gaillard, Les Diggers. Révolution et contre-culture à San-Francisco (1966-1968)¸ L'échappée, 2008, 160 p., 20 euros.
Avec un DVD du documentaire Les Diggers de San Francisco d'Alice Gaillard et Céline Deransart (90 min. 1998)
L'invitation au débat

samedi 9 mai 2009 à 17 h

MARSEILLE (CIRA) : Causerie animée par Caroline Granier : Littérature et Révolution à la fin du 19e siècle : Les Briseurs de formules,

1880-1900 : ils sont écrivains et croient à la force de la littérature ; ils sont anarchistes et veulent changer la société. Tout en restant indépendants des partis naissants, ils sont impliqués dans les luttes sociales et politiques et ont une notion précise de leur responsabilité en tant qu'« intellectuels ». Ils écrivent, manifestent, pétitionnent, combattent... Théoriciens, militants et littérateurs intéressés par les idées libertaires se rencontrent et polémiquent - dans les petites revues, les cabarets, les scènes de théâtre...
Les Briseurs de formules, est la réécriture d'une thèse de doctorat qui visait à étudier les fictions écrites par des auteur.e.s anarchistes à la fin du xixe siècle. Les années 1880 (le retour des communards en France) à 1900 (l'Affaire Dreyfus, qui marque un autre mode d'intervention politique des écrivains) constituent un matériau particulièrement fécond pour étudier l'engagement des écrivains libertaires et le rôle qu'ils jouent dans les changements qui affectent le champ littéraire à ce moment-là.
Les anarchistes ont à la fin du xixe siècle une approche assez originale du langage : ils savent que les mots jamais ne remplaceront les actes, mais les veulent au plus près de la réalité afin de ne pas créer de fictions mensongères. Cette attention portée au langage marque en profondeur leur création. Que ce soit lorsqu'ils traitent de la représentation politique, du capitalisme, de l'écriture de l'histoire de la Commune, ou des utopies, les écrivains libertaires pratiquent « l'exercice utopique salutaire », conservent une position d'en-dehors et gardent toujours de la distance, souvent de l'humour, envers leurs écrits.
On trouve autant d'écrivains que de pratiques : depuis les auteurs « consacrés » (comme Octave Mirbeau ou Jules Vallès), jusqu'aux écrivains complètement oubliés (Jacques Sautarel, André Veidaux), en passant par les militants plus ou moins connus (Louise Michel, Charles Malato, Émile Pouget, tous auteurs de nombreux textes de fiction) ou les écrivains fin-de-siècle tentés par l'anarchisme (Laurent Tailhade, Pierre Quillard) - ainsi que tous ceux qu'on appelle des « en-dehors », faute de savoir où les classer (Mécislas Golberg, Manuel Devaldès…).
Certains ont laissé des chansons (qui ont le privilège de se diffuser gratuitement, et dans tous les milieux) ou des poésies: Émile Bans, Eugène Châtelain, Jean-Baptiste Clément, Gaston Couté, Théodore Jean, Jules Jouy, Gabriel de La Salle, Constant Marie, Paul Paillette, Auguste Percheron, Louise Quitrine, Pierre Quillard, Jehan Rictus, Paul Robin, Émile Verhaeren, Francis Vielé-Griffin… D'autres, des pièces de théâtre (probablement le genre le plus apte à promouvoir des idées, et il n'y a qu'à voir, pour s'en persuader, à quel point les autorités s'en méfient) : Georges Leneveu, Maxime Lisbonne, Vera Starkoff, Nelly Roussel...
D'autres, enfin, des récits : Jean Ajalbert, Victor Barrucand, Victorine Brocher, Léon Cladel, Georges Darien, Lucien Descaves, Georges Eekhoud, Sébastien Faure, Félix Fénéon, Henry Fèvre, Gustave Geffroy, Ernest Gégout, Jean Grave, André Ibels, Lucien Jean, Bernard Lazare, André Léo, Achille Leroy, Louise Lumet, Adolphe Retté, Han Ryner, Séverine, Laurent Tailhade, Michel Zévaco, Zo d'Axa…
Caroline Granier, Les Briseurs de formules. Les écrivains anarchistes en France à la fin du xixe siècle¸ Ressouvenances, 2008, 469 p., 35 euros.
“Quitter son point de vue” – quelques utopies anarcho-littéraires d'il y a un siècle, introduction & conclusion de Michel Anthony, Paris, éditions du Monde Libertaire, décembre 2007, 117 p., 10 euros.
« Les Retourneurs d'idées », Revue Brèves. Anthologie permanente de la nouvelle, n° 84.
L'invitation au débat

samedi 4 avril 2009 à 17 h

MARSEILLE (CIRA) : Causerie animée par Adéle Zwicker à propos de INSAISISSABLE - les aventures de B. Traven, de Rolf Recknagel

Cette biographie de l'auteur du Vaisseau des morts, du Trésor de la Sierra Madre et de tant d'autres classiques du roman social d'aventure est la première à paraître en français.
Elle est l'aboutissement des longs travaux de Rolf Recknagel qui prouva le premier que le mystérieux B. Traven — vagabond et conteur établi au Mexique qui prétendait à l'anonymat complet — n'était autre que l'agitateur Ret Marut, pamphétaire anarchiste munichois qui avait bravé la censure militaire pendant le premier conflit mondial et joué un rôle actif dans l'éphémère République des conseils de Bavière en 1919.
Recknagel ne cessa d'affiner le portrait de ce chantre de la subjectivité, dont les œuvres ont été traduites dans une trentaine de langues.
C'est le récit d'une révolte créative, d'une intransigeance malicieuse, d'une odyssée insolite, surtout. Car on peut dire de Traven, à l'instar d'un lord Byron ou d'un Jack London, que sa vie errante et pétrie de secrets fut au moins aussi romanesque que ses écrits.

Adèle Zwicker est le pseudonyme — ô combien œnologique — du traducteur de cet ouvrage.

INSAISISSABLE - les aventures de B. Traven, par Rolf Recknagel. L'insomniaque, Paris 2008, 350 pages, 18 euros.

(Ce livre est disponible au CIRA).

samedi 21 mars 2009 à 17 h

MARSEILLE (CIRA) : Anarthèmes poursuit sa deuxième saison avec pour sujet : La question du travail et de l'activité (1ère partie). Ce cycle de discussions est animé par plusieurs membres du CIRA.

samedi 14 mars 2009 à 17 h

MARSEILLE (CIRA) : Causerie animée par Anatole Istria à propos de Abrégé du capital , de Karl Marx., par Carlo Cafiero

Cet « Abrégé », rédigé en 1878, nous livre l’essentiel de l’analyse faite par Karl Marx dans le livre I de Capital.
Destiné à un public populaire, écrit dans un style débarrassé de l’appareil scientifique qui rend parfois ardue l’œuvre originale, ce résumé a été approuvé par Marx lui-même.
L’auteur, Carlo Cafiero, communiste libertaire italien, n’était pas un disciple du théoricien allemand, auquel il s’était opposé lors de la scission de la Première internationale en 1872.
Carlo Cafiero était également un compagnon d’Errico Malatesta, notamment dans l’aventure de la bande du Matese en 1877 – ils tentèrent à une poignée de compagnons armés, de libérer cette petite partie de l’Italie, jusqu’à l’intervention de l’armée venue rétablir l’ordre étatique.
L’avant-propos de James Guillaume nous rappelle le parcours de Carlo Cafiero et les tendances qui s’affrontèrent alors au sein du mouvement ouvrier.
En annexe, la correspondance inédite entre Cafiero et Marx.

Anatole Istria est l’un des animateurs des éditions du Chien rouge et du journal C.Q.F.D.

Abrégé du capital , de Karl Marx., par Carlo Cafiero, édition le Chien rouge, Marseille 2008, 158 pages, 10 euros.

(Ce livre est disponible au CIRA).

samedi 21 février 2009 à 17 h

MARSEILLE (CIRA) : Causerie animée par Jean-Marc Delpech Alexandre Jacob l'honnête cambrioleur

Honnête ? « Qui est conforme ou qui se conforme aux règles de la morale, de la probité, de la loyauté » nous dit le Petit Larousse. Mais de quelle morale peut-il s’agir dans une société régie par le capitalisme triomphant et soutenue par le principe de la lutte des classes ? « Qui ne vole pas, ne fait ni escroquerie, ni détournement » ajoute le Petit Robert. Hypocrite et légale ambiguïté qui transforme l’honnête homme en mouton social, en bon citoyen. Ce à quoi le non citoyen Jacob Alexandre Marius (1879-1954), ex matricule 34777, peut répondre en 1932 : « Il y a une erreur, disons le mot, un mensonge capital. Celui-ci : la délinquance est l’exception, l’honnêteté la règle. » Loin, très loin des clichés de l’extraordinaire aventurier, l’histoire de l’honnête Travailleur de la nuit, du « cas témoin de l’illégalisme » (selon l’expression de l’historien Jean Maitron) s’inscrit de toute évidence dans le cadre d’une guerre sociale pensée et menée au nom de l’idéal anarchiste à la fin du XIXe siècle, une époque que d’aucuns à fortiori ont osé qualifier de Belle. L’histoire de Jacob finit par éclairer celle de tout un mouvement. Et l’irrévérencieux cambrioleur, qui porte haut le verbe libertaire, est appelé à payer très cher ses atteintes à la divine et bourgeoise propriété. Mais le bagne et ses iniquités ne peuvent briser un être probe, loyal et moral… un honnête homme.

Jean-Marc Delpech enseigne l’histoire géographie dans un établissement scolaire des Vosges. Parallèlement à son alimentaire labeur, il a soutenu sa thèse de doctorat sur l’anarchiste Alexandre Jacob en juin 2006 à l’université de Nancy. Il a participé à la réédition des Écrits du cambrioleur chez l’Insomniaque et est également l’auteur de la Bébête des Vosges sur les fanatiques de l’ordre brun dans cette verte contrée.

Alexandre Jacob l’honnête cambrioleur, par Jean-Marc Delpech. ACL, Lyon 2008, 530 pages, 24 euros.

(Ce livre est disponible au CIRA).

 

L’auteur de ce livre effectuera une tournée de présentation dans plusieurs villes : Lyon le 14/02, Montpellier le 18/02, Romans le 20/02 et se terminera à Marseille. Les villes d’Avignon, Saint-étienne et Grenoble sont aussi envisagées. Renseignez-vous auprès du CIRA pour les lieux et les heures.

samedi 10 janvier 2009 à 17 h

MARSEILLE (CIRA) : Causerie animée par Juanito Marcos et Yves à propos du livre de Antonio Téllez Solá : Le réseau d'évasion du groupe Ponzán

Antonio Téllez, après un travail de recherche approfondi, retrace ici l'histoire de Francisco Ponzán Vidal. Il s'agit d'un personnage historique dont la vie a incarné l'activité des anarchistes contre le nazisme pendant la Seconde Guerre mondiale. Il déploya deux tâches majeures, le service du renseignement et le sauvetage de résistants et de personnes persécutées ou pourchassées. Ponzán dans les années de la guerre civile espagnole (1936-1939) faisait partie du service de renseignement des Colonnes Confédérales de la CNT sur le front d'Aragon. Plus précisément il était dans le Service d'Intelligence Spécial Périphérique (SIEP). Il avait pour mission de franchir les lignes ennemies afin d'espionner et d'exfiltrer les compagnons bloqués dans la zone nationaliste. Une fois en exil, Ponzán et une partie de ses compagnons mirent leur expérience au service de la cause anti-fasciste. Ils travaillèrent avec d'autres groupes libertaires et parfois avec les services secrets alliés. Ils organisèrent le réseau d'évasion à travers les Pyrénées le plus important de la Seconde Guerre mondiale. Le groupe connu sous le nom de " réseau d'évasion du groupe Ponzán ", n'a pas toujours suscité la compréhension du mouvement libertaire qui n'a pas toujours compris ses caractéristiques et son fonctionnement. L'importance du groupe a été cependant reconnue par les gouvernements alliés et par la plupart des historiens de la Résistance. Dans ce livre, Antonio Téllez est le premier à étudier la genèse et les activités du réseau. Son objectif est de montrer l'aspect spécifiquement libertaire du réseau d'évasion du groupe Ponzán.
Antonio Téllez est né le 18 janvier 1921 à Tarragone (Espagne). Il participa aux combats dans l'armée républicaine jusqu'en février 1939 et traversa la frontière à l'âge 18 ans.
Après le passage des camps de concentration aux compagnies de travailleurs, il rejoint les maquis français et participe à la libération de Rodez. Il fait partie des Espagnols qui tentèrent d'entrer en Espagne par le Val d'Aran en octobre 1944. Militant de la FIJL (Fédération Ibérique des Jeunesses Libertaires) depuis 1936, il collabore dès 1944 aux revues Ruta et Solidaridad Obrera.
Après l'assassinat de son ami José LLuís Facerías, le 30 août 1957 à Barcelone, il crée avec d'autres compagnons la revue Atalaya et travaille à l'agence France-Presse. En 1961, quelques temps après la mort d'un autre de ses amis, Francisco Sabaté (mars 1960), il arrête de militer et se consacre exclusivement à l'histoire des groupes d'action. Il écrit aussi dans la presse libertaire. Antonio Téllez est décédé le 26 mars 2005 à Perpignan.
Le réseau d'évasion du groupe Ponzán par Antonio Téllez Solá. Toulouse : Le Coquelicot, 2008. 405 pages. 22 euros (ce livre est disponible au CIRA).
L'invitation au débat

samedi 6 décembre 2008 à 17 h

MARSEILLE (CIRA) : Causerie animée par Michel Sahuc à propos du livre La mouvance anarchiste française sous l'Occupation nazie

Le rôle et le comportement des anarchistes français pendant la période de la Seconde Guerre mondiale sont, malgré quelques études pionnières, encore mal connus. Les raisons en sont multiples, en particulier parce que toute réaction organisée et structurée avait été impossible dans l'immédiat. Ce fut le comportement individuel des militants que nous devons essentiellement étudier, et pour comprendre cette situation, la physionomie et un bilan de la mouvance anarchiste d'avant-guerre sont nécessaires. D'autre part, pour les anarchistes, cette période constitue à tort un revers avec le fascisme qui sévit, la défaite de l'Espagne républicaine, l'échec face à la guerre, l'Occupation nazie, la répression, les emprisonnements, la collaboration, etc. Face à cette adversité, beaucoup semblent oublier les actions de résistance et de reconstruction d'un mouvement anarchiste clandestin, ou du moins ne songent pas à s'attarder sur les traumatismes d'une époque à oublier au détriment de la mémoire de ceux qui ont poursuivi le combat.
En présentation du livre Un regard noir, notre Causerie sera centrée sur la répression au début de la guerre, sur les causes des compromissions et de la collaboration de militants proche de la mouvance anarchiste et pour finir sur les aspects les moins connus des militants anarchistes, syndicalistes révolutionnaires français, aussi bien dans les mouvements de la Résistance officielle, que dans le Mouvement libertaire de résistance (M.L.R) clandestin.
Un regard noir. La mouvance anarchiste française au seuil de la Seconde Guerre mondiale et sous l'Occupation nazie : (1936-1945) par Michel Sahuc. Éditions du Monde libertaire, 2008. 166 p. 10 €.
(ce livre est disponible au CIRA).

samedi 22 novembre 2008 à 17 h

MARSEILLE (CIRA) : Anarthèmes poursuit sa deuxième saison avec pour sujet : La question de la liberté ? (2ème partie). Ce cycle de discussions est animé par plusieurs membres du CIRA.

samedi 8 novembre 2008 à 17 h

MARSEILLE (CIRA) : Conférence-débat animée par Claire Auzias des éditions Égrégores et Lou Marin à propos du livre Albert Camus et les libertaires

Albert Camus fit la rencontre d’une personnalité libertaire phare, Rirette Maîtrejean, lors de l’exode en 1940. Après la guerre, des jeunes militants sollicitèrent sa pensée pour élaborer de concert une intelligibilité du monde d’alors. En 1949, Albert Camus signe son premier texte dans la presse anarchiste. Cette collaboration ne cessa pas. Elle se scella par une forte amitié faite d’estime, de chaleur, de fraternité dans les luttes.
Ce recueil retrace l’élaboration de la pensée de Camus sous la guerre froide, lui qui refusait de se prosterner devant l’une ou l’autre des grandes puissances. À l’époque, il était le seul intellectuel à s’appuyer sur le troisième camp : des objecteurs de conscience, des anticolonialistes écartés, des syndicalistes révolutionnaires.
Les libertaires, de leur côté, l’ont défendu dans sa querelle avec Sartre et Jeanson qui suivit L’Homme révolté ; dans l’intervention de Camus aux côtés des syndicalistes algériens de Messali Hadj anéantis par le FLN ; en prenant position contre un surréalisme qui l’insulta ; dans le soutien inconditionnel de Camus à l’Espagne antifranquiste et ses interventions inlassables en faveur des rébellions majeures du bloc de l’Est, Berlin 1953, Budapest 1956.
Cet aspect d’Albert Camus, méconnu du grand public, est toutefois essentiel de « l’homme révolté » qu’il fut.
Albert Camus et les libertaires, écrits rassemblés par Lou Marin. Égrégores éditions, Marseille 2008, 361 pages, 15 euros.
(ce livre est disponible au CIRA).

samedi 4 octobre 2008 à 17 h

MARSEILLE (CIRA) : Conférence-débat animée par Bernard Hennequin  Rencontre avec la revue Réfractions

En mai dernier, Réfractions, revue de recherches et d'expressions anarchistes, a publié son vingtième numéro.
Non sans « fierté » d'ailleurs pour le collectif de rédaction qui, depuis 1996, a pour ambition de contribuer à un éclairage contemporain et critique de la pensée libertaire.
À raison de deux numéros par an, Réfractions a abordé de multiples thèmes : la philosophie anarchiste, le droit, les fédéralismes et les autonomies, la démocratie, les visages de la science, l'écologie, etc…
Le numéro 20 s'est attaché à parler des enjeux actuels de l'émancipation au travers de Mai 68 et du débat sur la post-modernité.
Le numéro 21, qui sortira des presses à la mi-novembre, traitera quant à lui de la question du territoire, de ses multiples facettes et des identités nomades.

Administration-Rédaction-Diffusion
les Amis de Réfractions
c/o Publico
145 rue Amelot
75011 Paris

Prix du n°: 12 euros

(Cette revue est disponible au CIRA)

samedi 13 septembre 2008 à 17 h

MARSEILLE (CIRA) : Conférence-débat animée par Anne Steiner à propos de son ouvrage Les En-dehors, anarchistes individualistes et illégalistes à la « Belle époque ».

Ils ont vingt ans en 1910 et se définissent comme des « en-dehors ».

Hors du troupeau, ils refusent de se soumettre à l’ordre social dominant, mais rejettent aussi tout embrigadement dans les organisations syndicales ou politiques. Pour eux, l’émancipation individuelle doit précéder l’émancipation collective.
Leur refus des normes bourgeoises, comme des préjugés propres aux classes populaires, les amène à inventer d’autres rapports entre hommes et femmes et entre adultes et enfants, à prôner l’amour libre et la limitation volontaire des naissances.
Leur rejet du salariat les conduit à expérimenter la vie en milieu libre, à réfléchir à d’autres modes de consommation et d’échanges, mais aussi à emprunter la voie de l’illégalisme jusqu’au célèbre périple de la « bande à Bonnot ».
En révolte contre sa famille, Rirette Maîtrejean débarque à Paris à l’âge de seize ans et devient l’une des figures de ce milieu. Son parcours sert de fil conducteur à ce récit qui fait sortir de l’ombre bien des acteurs de cette épopée anarcho-individualiste ayant fait leur ce précepte de Libertad :
« Ce n’est pas dans cent ans qu’il faut vivre en anarchiste ».
Exigence que plus d’un paya de sa liberté, et même de sa vie.

Anne Steiner, maître de conférences au département de sociologie de l’université de Nanterre, travaille sur le mouvement anarchiste et individualiste.

Les en-dehors, anarchistes individualistes et illégalistes à la « belle-époque, par Anne Steiner. L’échappée, 2008, 254 p. 17 euros.

(Ce livre est disponible au CIRA).

samedi 14 juin 2008 à 17 h

MARSEILLE (CIRA) : Conférence-débat animée par Maurice Rajsfus sur le thème Les fichiers policiers

À toutes les époques, la police a constitué des fichiers. Mais ceux-ci prennent des proportions démesurées. Le STIC (Système de traitement des infractions constatées), par exemple, contient 25 millions de noms, non seulement ceux des présumés coupables mais aussi ceux des victimes. Le fichier Ardoise (Application de recueil de la documentation opérationnelle et d’information statistique sur les enquêtes) suscite actuellement la polémique. Sur un simple clic, les policiers ont la possibilité de qualifier les individus fichés de « mineur en fugue », « sans domicile fixe », « personne âgée », « permanent syndical », « transsexuel », « alcoolique » ou bien « homosexuel ».

À 80 ans, Maurice Rajsfus est un traqueur infatigable des méfaits et abus de la police. Rescapé de la rafle du Vel’ d’Hiv’ en 1942, il s’est notamment intéressé aux comportements de la police durant la période de Vichy. En 1993, à la suite de l’assassinat du jeune Makomé dans un commissariat, il est l’un des fondateurs de Que fait la police ? au sein de l’Observatoire public des libertés publiques.

Historien, il est l’auteur d’une trentaine de livres. Il vient de publier deux nouveaux titres. Les mercenaires de la République (Éditions du Monde libertaire) parle du comportement actuel de la police vis-à-vis des sans-papiers et des précaires. Portrait physique et mental du policier ordinaire (Éditions Après la lune) est un pamphlet qui décrit les policiers de la tête aux pieds. De leur côté, les Éditions Le Cherche-Midi rééditent Mai 68 : sous les pavés, la répression : juin 1968-mars 1974.

samedi 17 mai 2008 à 17 h

MARSEILLE (CIRA) : Conférence-débat animée par Charles Jacquier Dynamique contestataire & histoire ouvrière. L’exemple de la collection « Mémoires sociales » chez Agone)

Récemment, une militante libertaire tirant un bilan de la situation politique après les élections présidentielles, proposa quelques recettes, qualifiées à juste titre de « basiques », pour rechercher et approfondir une dynamique contestataire ; parmi celles-ci elle mentionnait l’importance de « se réapproprier l’histoire ouvrière internationale » afin de « faire entendre une autre voix que celle de la réaction »1.
Si l’on ne peut qu’approuver cette remarque, et insister sur son importance politique dans la conjoncture actuelle, cela ne doit pourtant pas masquer les difficultés à mettre en œuvre une telle recommandation.
En effet, la situation a bien changé depuis les lendemains de mai 1968 où nombre de militants partirent avec passion à la découverte des expériences et des militant(e)s oublié(e)s du mouvement ouvrier, des courants minoritaires laminés par des décennies de stalinisme et de réformisme. Après des années d’« idéologie froide », ils avaient en effet compris qu’il fallait « reprendre l’étude du mouvement ouvrier classique d’une manière désabusée », car ses héritiers légitimes ne possédaient que « l’héritage de son échec » et que ses succès apparents étaient ses « échecs fondamentaux », et ses échecs, ses seuls succès pour l’avenir2.
Aujourd’hui, nous sommes loin de telles perspectives et il importe de comprendre pourquoi en revenant sur le processus de neutralisation des luttes sociales du passé, entre brouillage, occultation et travestissement. L’idéologie mise en place au cours des années 1980, et renforcée en 1989 par la conjonction de l’enterrement de la Révolution française et de la fin de l’URSS, censée incarner la seule expérience de dépassement des sociétés de marché, tient toujours le haut de l’affiche et se renouvelle en inventant des procédés de brouillage qui portent la confusion à son plus haut niveau.
Dans le consensus sur le passé établi depuis lors, deux périodes tiennent le haut de l’affiche : celles de l’Allemagne nazie et de la Seconde Guerre mondiale, érigées en norme obligatoire et indépassable de l’horreur devant à tout le moins relativiser les drames du présent.
À travers l’exemple du travail entrepris par la collection « Mémoires sociales » (aux éditions Agone), nous verrons, sur ces deux thèmes, comment poser un regard qui laisse toute sa place aux femmes et aux hommes qui tentèrent de maintenir vivante l’espérance d’un monde meilleur dans les circonstances les plus difficiles qui soient.


1 Vanina, « Ils et elles ont voté et puis après ? », Courant alternatif, octobre 2007, n° 173, p. 16.
2 « Les mauvais jours finiront », Internationale situationniste, avril 1962, n° 7, p. 12.

samedi 5 avril 2008 à 17 h

MARSEILLE (CIRA) : Conférence-débat animée par le C.R.A.S.

Pour qui s'intéresse aux mouvements contestataires, le MIL (1000 en espagnol ou Movimiento Iberico de Liberación) est une pièce de la mosaïque. Liée à l'émergence d'un mouvement ouvrier radical en Espagne aux débuts des années 1970, son action s'est traduit par une volonté d'amener un soutien concret aux luttes ouvrières et de publier des analyses sur ces dernières et des textes oubliés de la gauche communiste européenne en rupture avec le marxisme-léninisme et le stalinisme… dans un pays où le simple fait d'écrire un tract ou d'assister à une réunion pouvait vous conduire en prison pour un bout de temps.
Le MIL s'autodissout en août 1973 mais il sera surtout connu avec la campagne de solidarité à la suite des arrestations de septembre 1973 et l'exécution de l'un de ses membres, Salvador Puig Antich, le 2 mars 1974.
La gauche et les catalanistes ont voulu présenter les membres du MIL comme des antifascistes mais la réalité est autre : « Nous étions rebelles à la dictature franquiste mais aussi à l'ordre capitaliste et à la vie quotidienne métro-boulot-dodo qu'il imposait »
Le livre, Mouvement Ibérique de Libération, mémoires de rebelles, composé des témoignages des différents protagonistes, s'intéresse davantage au vécu des membres du MIL et à leur démarche qu'à l'aspect purement politique parce que l'histoire même du MIL est bien plus éloquente que la plupart des analyses critiques faites sur lui. Non seulement de faire voler en éclat le cliché réducteur et consensuel du groupe antifranquiste, elle tord le cou à de nombreuses idées reçues à son sujet, notamment celles qui réduisent l'utilisation des fruits des expropriations « aux financements des caisses de grévistes et des éditions ».
En même temps que les acteurs forgent le MIL, ils apprennent à vivre en rupture avec le mode de vie dominant. C'est l'apprentissage du combat politique et de la clandestinité avec son lot de certitudes, de questions, avec ses moments de joie et ses dangers.

Projection d'un documentaire sur le MIL d'une quinzaine de minutes.

CRAS : BP 51026, 31010 TOULOUSE cedex 6
courriel : cras.toulouse@wanadoo.fr

samedi 1 mars 2008 à 17 h

MARSEILLE (CIRA) : Conférence-débat animée par Lionel Cayet
Né en 1946 dans une famille d'ouvriers du Nord de la France, j'ai pu me déclasser (relativement) « par le haut » en subissant pendant 5 ans les « Écoles Normales » de l'État, ce qui m'a permis de devenir prof de français. Sur 37 ans d'exercice dans l'institution, et très vite spécialisé en FLE (français langue étrangère), j'en ai vécu 22 avec des élèves « étrangers non-francophones » dans les classes dites d'accueil, en collèges à Paris. Ces élèves très motivés étaient sympathiques et attachants, l'administration beaucoup moins…
Étant désormais à la retraite j'ai d'abord réalisé un CD-Rom* qui rassemble dessins, images et voix de ces enfants. En découvrant l'œuvre de Sébastien Faure, Francisco Ferrer et Paul Robin, j'ai compris que j'avais été sans le savoir un enseignant libertaire dans un contexte où tout s'y opposait.
Aujourd'hui, enfin libre, à tout le moins de mon temps, j'essaie de creuser, d'aller plus avant, à partir de ce que j'ai vécu au contact de ces jeunes mais aussi de l'expérience fondamentale de ces trois pionniers de l'éducation libertaire.
Montrer aux enfants qu'aucune forme de culture n'est supérieure à une autre, en rechercher les moyens, relier les apprentissages à celui de l'autonomie et de l'entraide, telles peuvent être les lignes de force de ce projet.
En présentant le CD-Rom mais aussi un diaporama de 24 minutes : «Ils étaient étrangers…», je m'efforcerai de manifester ce qui me semble possible, ce vers quoi je souhaiterais aller.
Lionel Cayet
Vivre l'autre : pour une pédagogie de l'hospitalité : CD-ROM, Traverses vives, 2007. 18,50 €, port compris (chèque à l'ordre de Traverses vives).
Adresse : Traverses vives, 38 rue Servan, 75544 Paris cedex 11
Site : traverses-vives.neuf.fr
Courriel : traverses-vives@neuf.fr

samedi 16 février 2008 à 17 h

MARSEILLE (CIRA) : samedi 16 février 2008 à 17 heures. Wally Rosell viendra présenter les livres qu’il a réalisés Espagne 36, les affiches des combattant(e)s de la liberté (Éditions Libertaires, 2005 et 2007, 160 et 176 p., 35 € chacun des deux tomes). Plus de 500 affiches et autres illustrations permettent de retracer l’histoire de la Révolution espagnole et de l’exil.

samedi 9 février 2008 à 17 h

MARSEILLE (CIRA) : samedi 9 mars 2008 à 17 heures. Anarthèmes continue avec pour sujet : La question de la révolution sociale ou de la révolution politique. Ce cycle de discussions est animé par plusieurs membres du CIRA.

samedi 1 décembre 2007 à 17 h

MARSEILLE (CIRA) : Conférence-débat animée par Lou Marin  L'héritage de M.K. Gandhi (1869-1948) soixante ans après sa mort
Le soixantième anniversaire de l'indépendance de l'Inde à eu lieu cet été 2007. Le 30 janvier 2008, ce sera la commémoration du soixantième anniversaire de l'assassinat de Gandhi.
L'intellectuel indien Ashis Nandy a contribué avec son livre sur Gandhi à l'inauguration des Post-Colonial Studies. Ashis Nandy expose une notion socio-psychologique de l'anti-colonialisme, selon laquelle le colonialisme cause du tort à la fois aux colonisés et aux colonisateurs. Le colonialisme encourage en particulier des valeurs et des comportements masculins, guerriers, disciplinaires, uniformisés, orientés vers le progrès et la productivité, en bref des valeurs modernistes. Certains courants terroristes et violents de l'anti-colonialisme reproduisent ces valeurs coloniales dans les consciences, les comportements et les moyens de lutte même dans les sociétés post-coloniales.
L'anti-colonialisme de Gandhi surmonte le cadre qui met en scène un joueur colonialiste et un contre-joueur anti-colonialiste en refusant les valeurs masculines et guerrières. Gandhi a ainsi créé une stratégie de résistance indigène, l'action non-violente (Satyagraha) en s'appuyant sur certaines traditions androgynes, féminines et non-guerrières de l'Inde ainsi que sur certaines pratiques hybrides et anarchiques de l'hindouisme. Sur la base de ces traditions autochtones, cette conception de résistance se solidarise et s'allie avec des courants alternatifs, minoritaires, non-guerriers, non-violents, de la culture du colonisateur, la Grande-Bretagne (c'est-à-dire l'Occident : des chrétiens non-conformistes comme C.F. Andrews ainsi que George Orwell, Oscar Wilde, Virgina Woolf, etc.). Ainsi l'interprétation de l'anti-colonialisme gandhien par Ashis Nandy n'est pas un relativisme culturel, mais un universalisme alternatif. Cela manifeste la force et la radicalité de l'anti-colonialisme de Gandhi.
Avec la parution de son livre, Ashis Nandy faisait partie, dans l'Inde des années 1980, d'une vague d'« indigénistes » ou de « traditionalistes critiques » parmi les nombreux courants de l'héritage de Gandhi, puisqu'ils ont donné une plus grande importance à la culture indienne dans le cadre de sa rencontre avec la modernité européenne. En même temps, la conception anti-colonialiste de Nandy s'est opposée à l'émergence du courant hindou-nationaliste, masculiniste-guerrier et religieux-fondamentaliste des castes supérieures, et cette résistance est aujourd'hui encore très importante pour l'Inde.
Avant de faire un compte-rendu du livre de Ashis Nandy, son traducteur allemand Lou Marin, présentera l'histoire de l'héritage des idées et de la conception anti-colonialiste de Gandhi de sa mort jusqu'à nos jours.
Lou Marin est le traducteur en langue allemande du livre de Ashis Nandy paru en anglais : The Intimate Ennemy : Loss and Recovery of Self under Colonialism (New Delhi, Oxford University Press, 1984). Cette traduction doit paraître début 2008 aux éditions Graswurzelrevolution.
Une traduction française est parue cette année sous le titre L'ennemi intime : perte de soi et retour à soi sous le colonialisme (Fayard, 2007, collection « Les quarante piliers », 18 euros).

samedi 10 novembre 2007 à 17 h

Anarthème :
La question de l’unité.

samedi 3 novembre 2007 à 17 h

MARSEILLE (CIRA) : Conférence-débat avec Gaetano Manfredonia
Anarchisme et changement social. Insurectionnalisme – syndicalisme – éducationnisme-réalisateur
Nous vivons indiscutablement une époque « critique » où les certitudes anciennes sont incapables d'orienter efficacement les actions présentes. Le regain d'intérêt de ces dernières années pour l'anarchisme et ses pratiques ne doit pas nous induire en erreur. Comment ne pas voir que l'échec du léninisme pose également des questions cruciales sur la viabilité de l'idée que les anarchistes ont pu se faire jusqu'ici de la révolution ?
Toutefois, contrairement aux autres courants radicaux qui ont jalonné l'histoire des mouvements sociaux depuis le début du XIXe siècle, l'anarchisme possède l'avantage indiscutable de ne pas se laisser enfermer dans une conception unique du changement social.
La conception insurrectionnelle, favorable à l'utilisation de moyens violents pour amener les transformations souhaitées, loin d'incarner à elle seule toutes les manifestations de l'anarchisme, ne constitue qu'une des pratiques préconisées par les libertaires pour changer le monde. Tout au long de son histoire, cette vision sera constamment concurrencée par d'autres conceptions qualitativement différentes du changement social qui s'appuient tantôt sur l'action autonome de la classe ouvrière (vision syndicaliste), tantôt sur celle de l'individu (vision éducationniste-réalisatrice).
En rupture avec les interprétations habituelles de l'anarchisme qui mettent en avant l'histoire des idées ou des mouvements, Gaetano Manfredonia propose de se tourner résolument vers l'étude des pratiques militantes et, à l'aide d'une nouvelle typologie, il nous convie à revisiter l'histoire de ce courant.
Gaetano Manfredonia est docteur en histoire et professeur de sciences économiques et sociales en lycée. Il est l'auteur de plusieurs ouvrages sur les mouvements anarchiste et ouvrier dont La Chanson anarchiste en France des origines à 1914 (L'Harmattan, 1997) et L'Anarchisme en Europe (collection « Que sais-je ? », PUF, 2001).
Anarchisme et changement social. (Atelier de création libertaire, 2007, 362 p., 20 …).
(Ce livre est disponible au CIRA).
Une tournée de conférences le conduira successivement le 30/10 à 20h30 au Centre Pablo Neruda de Nîmes, le 31/10 à 20h30 au Centre Ascao-Durutti 6, Rue Henri René à Montpellier, le 2/11 à 19 H au Laboratoire 8 place St-Jean à Valence, le 1/11 en Ardèche (lieu et heure à préciser, renseignez-vous auprès du CIRA).

samedi 3 novembre 2007 à 17 h

MARSEILLE (CIRA) : Conférence-débat avec Gaetano Manfredonia
Anarchisme et changement social. Insurectionnalisme – syndicalisme – éducationnisme-réalisateur
Nous vivons indiscutablement une époque « critique » où les certitudes anciennes sont incapables d'orienter efficacement les actions présentes. Le regain d'intérêt de ces dernières années pour l'anarchisme et ses pratiques ne doit pas nous induire en erreur. Comment ne pas voir que l'échec du léninisme pose également des questions cruciales sur la viabilité de l'idée que les anarchistes ont pu se faire jusqu'ici de la révolution ?
Toutefois, contrairement aux autres courants radicaux qui ont jalonné l'histoire des mouvements sociaux depuis le début du XIXe siècle, l'anarchisme possède l'avantage indiscutable de ne pas se laisser enfermer dans une conception unique du changement social.
La conception insurrectionnelle, favorable à l'utilisation de moyens violents pour amener les transformations souhaitées, loin d'incarner à elle seule toutes les manifestations de l'anarchisme, ne constitue qu'une des pratiques préconisées par les libertaires pour changer le monde. Tout au long de son histoire, cette vision sera constamment concurrencée par d'autres conceptions qualitativement différentes du changement social qui s'appuient tantôt sur l'action autonome de la classe ouvrière (vision syndicaliste), tantôt sur celle de l'individu (vision éducationniste-réalisatrice).
En rupture avec les interprétations habituelles de l'anarchisme qui mettent en avant l'histoire des idées ou des mouvements, Gaetano Manfredonia propose de se tourner résolument vers l'étude des pratiques militantes et, à l'aide d'une nouvelle typologie, il nous convie à revisiter l'histoire de ce courant.
Gaetano Manfredonia est docteur en histoire et professeur de sciences économiques et sociales en lycée. Il est l'auteur de plusieurs ouvrages sur les mouvements anarchiste et ouvrier dont La Chanson anarchiste en France des origines à 1914 (L'Harmattan, 1997) et L'Anarchisme en Europe (collection « Que sais-je ? », PUF, 2001).
Anarchisme et changement social. (Atelier de création libertaire, 2007, 362 p., 20 …).
(Ce livre est disponible au CIRA).
Une tournée de conférences le conduira successivement le 30/10 à 20h30 au Centre Pablo Neruda de Nîmes, le 31/10 à 20h30 au Centre Ascao-Durutti 6, Rue Henri René à Montpellier, le 2/11 à 19 H au Laboratoire 8 place St-Jean à Valence, le 1/11 en Ardèche (lieu et heure à préciser, renseignez-vous auprès du CIRA).

samedi 20 octobre 2007 à 17 h

Anarthème
Suite au cycle « les 4 saisons de l’anarchie », un nouveau cycle de débats intitulé « anarthème » aura lieu cette année. Nous aborderons quatre questions de deux séances de deux heures chacunes.
Ces quatre questions auront toutes un rapport avec la question centrale de la coordination globale. Nous aborderons dans « l’ordre » :

  • La question de l’unité.
  • La question du syndicalisme.
  • La question de la révolution politique ou de la révolution sociale.
  • Et enfin, la question de la société future et du mode de production.

La première séance aura lieu le samedi 20 octobre à 17 heures
Au local du Cira – 3 rue st Dominique – 13001 Marseille
samedi 6 octobre 2007 à 17 h

MARSEILLE (CIRA) : Conférence-débat avec Claire Auzias : Les aventures de Laplume et Goudron, travailleurs de la nuit
Du rôle éminemment social du cambrioleur
Le cambrioleur sérieux, qui ne commet aucune violence mais qui parfois en subit, procure du « travail » à de nombreuses corporations, à commencer par les forces de répression, policiers, magistrats, avocats, gardes-chiourmes, assistantes plus ou moins sociales, etc.
En outre, il aide les assureurs à placer leurs contrats, les marchands d'alarmes à vendre leurs sirènes, les serruriers à commercialiser leurs serrures, les vitriers à remplacer les carreaux cassés, sans parler des marchands de coffres-forts, etc.
Par ailleurs, il soutient l'économie en remettant en circulation l'argent et les valeurs qui dorment au fond des coffres, car on n'a jamais vu un cambrioleur thésauriser.
Quelquefois, il peut même aider un écrivain en panne d'inspiration à satisfaire son éditeur et que dire des journalistes de tout poil, friands des aventures de monte-en-l'air ?
Alors, s'il vous plaît, un peu de reconnaissance pour ce pauvre cambrioleur, si utile à la société.
Pour les gens peu avertis, une plume ne sert pas uniquement à écrire ou à voler, c'est un autre nom de l'arrache-clou, ou pied-de-biche ou pince-monseigneur.
GOUDRON
Les aventures de Laplume et Goudron, travailleurs de la nuit par Claire Auzias. Saint-Georges d’Oléron : Éditions libertaires, 2007. 79 p. 10 euros.
(Ce livre est disponible au CIRA).

samedi 6 octobre 2007 à 17 h

MARSEILLE (CIRA) : Conférence-débat avec Claire Auzias : Les aventures de Laplume et Goudron, travailleurs de la nuit
Du rôle éminemment social du cambrioleur
Le cambrioleur sérieux, qui ne commet aucune violence mais qui parfois en subit, procure du « travail » à de nombreuses corporations, à commencer par les forces de répression, policiers, magistrats, avocats, gardes-chiourmes, assistantes plus ou moins sociales, etc.
En outre, il aide les assureurs à placer leurs contrats, les marchands d'alarmes à vendre leurs sirènes, les serruriers à commercialiser leurs serrures, les vitriers à remplacer les carreaux cassés, sans parler des marchands de coffres-forts, etc.
Par ailleurs, il soutient l'économie en remettant en circulation l'argent et les valeurs qui dorment au fond des coffres, car on n'a jamais vu un cambrioleur thésauriser.
Quelquefois, il peut même aider un écrivain en panne d'inspiration à satisfaire son éditeur et que dire des journalistes de tout poil, friands des aventures de monte-en-l'air ?
Alors, s'il vous plaît, un peu de reconnaissance pour ce pauvre cambrioleur, si utile à la société.
Pour les gens peu avertis, une plume ne sert pas uniquement à écrire ou à voler, c'est un autre nom de l'arrache-clou, ou pied-de-biche ou pince-monseigneur.
GOUDRON
Les aventures de Laplume et Goudron, travailleurs de la nuit par Claire Auzias. Saint-Georges d?Oléron : Éditions libertaires, 2007. 79 p. 10 euros.
(Ce livre est disponible au CIRA).

samedi 29 septembre 2007 à 17 h

MARSEILLE (CIRA) : Conférence-débat avec Renée Triolle
Esperanto
Les anarchistes ont la planète entière pour pays. Pas étonnant qu'ils aient aussi leurs lettres de noblesse chez les espérantistes. Pour n'en citer que trois : Paul Berthelot est en 1905 l'initiateur de la revue mondiale "ESPERANTO" dont la parution de septembre-octobre 2007 aura le n° 1206, ainsi que les bien connus des anarchistes : Léon Tolstoï et Pa Kin.
Depuis deux années déjà, chaque semaine madame Renée Triolle, bénévolement, donne un cours d'espéranto au CIRA. Elle est délégué permanent à l'Unesco pour l'espéranto et la défense des langues du monde entier. En 2006, son ouvrage Esperanto express a enrichi la collection Langue express proposée dans les kiosques des grandes voies de circulation et dans les FNAC.
Cette soirée sera l'occasion pour nous d'actualiser nos idées concernant les problématiques linguistiques, l'incidence de la langue maternelle sur la vie des êtres humains et l'urgence de remédier aux empreintes hégémoniques langagières.
Esperanto express par Renée Triolle. Paris : Éditions du Dauphin, 2006. 152 p. 12,20 euros.
ISBN : 2-7163-1310-5 dans la collection Langue express reprise et dirigée par Pierre Morin.
Éditions du Dauphin, 43-45, rue de la Tombe-Issoire 75014 PARIS
Avec au recto de la jaquette : - Les premiers mots utiles / -Grammaire et phonétique / - Guide de conversation / -Renseignements pratiques.
(Ce livre est disponible au CIRA).
<<.....et on peut voir en attendant sur Internet : www.esperanto.org ou www.esperanto.net ainsi que le site des espérantistes anarchistes de SAT Amikaro www.esperanto-sat.info.....>>

samedi 29 septembre 2007 à 17 h

MARSEILLE (CIRA) : Conférence-débat avec Renée Triolle
Esperanto
Les anarchistes ont la planète entière pour pays. Pas étonnant qu'ils aient aussi leurs lettres de noblesse chez les espérantistes. Pour n'en citer que trois : Paul Berthelot est en 1905 l'initiateur de la revue mondiale "ESPERANTO" dont la parution de septembre-octobre 2007 aura le n° 1206, ainsi que les bien connus des anarchistes : Léon Tolstoï et Pa Kin.
Depuis deux années déjà, chaque semaine madame Renée Triolle, bénévolement, donne un cours d'espéranto au CIRA. Elle est délégué permanent à l'Unesco pour l'espéranto et la défense des langues du monde entier. En 2006, son ouvrage Esperanto express a enrichi la collection Langue express proposée dans les kiosques des grandes voies de circulation et dans les FNAC.
Cette soirée sera l'occasion pour nous d'actualiser nos idées concernant les problématiques linguistiques, l'incidence de la langue maternelle sur la vie des êtres humains et l'urgence de remédier aux empreintes hégémoniques langagières.
Esperanto express par Renée Triolle. Paris : Éditions du Dauphin, 2006. 152 p. 12,20 euros.
ISBN : 2-7163-1310-5 dans la collection Langue express reprise et dirigée par Pierre Morin.
Éditions du Dauphin, 43-45, rue de la Tombe-Issoire 75014 PARIS
Avec au recto de la jaquette : - Les premiers mots utiles / -Grammaire et phonétique / - Guide de conversation / -Renseignements pratiques.
(Ce livre est disponible au CIRA).
<<.....et on peut voir en attendant sur Internet : www.esperanto.org ou www.esperanto.net ainsi que le site des espérantistes anarchistes de SAT Amikaro www.esperanto-sat.info.....>>

samedi 2 juin 2007 à 17 h

MARSEILLE (CIRA) : Conférence-débat avec Clotilde Chauvin
Après la défaite de la Commune de Paris, Louise Michel fut déportée en Nouvelle-Calédonie. Elle y côtoya des Algériens qui y furent envoyés après les insurrections de 1871 en Kabylie.
Ils sympathisèrent.
Elle leur promit de leur rendre visite dans leur pays dès que cela serait possible.
Louise Michel n'avait qu'une parole.
Ce livre retrace les liens entre les exilés de la Commune et de Kabylie, puis examine le voyage que firent Louise Michel et Ernest Girault en Algérie quelques décennies plus tard, d'octobre à décembre 1904. Un voyage militant car ponctué de plusieurs dizaines de conférences dénonçant les religions, le militarisme, l'oppression et l'exploitation coloniale… et appelant à la révolution sociale. Et, ce, en faisant salle comble à chaque fois.
Ce fut le dernier voyage de Louise Michel qui mourut à Marseille en 1905.
« Bizarrement » cette période de la vie de Louise Michel est quasi-complètement occultée.
Ce livre répare donc un « oubli » et c'est peu dire qu'il vaut le détour. Pour les Français comme pour les Algériens.
Louise Michel en Algérie par Clotilde Chauvin. Saint-Georges d'Oléron : Les Éditions libertaires, 2007. 157 p. 15 €.
(Ce livre est disponible au CIRA).

samedi 2 juin 2007 à 17 h

MARSEILLE (CIRA) : Conférence-débat avec Clotilde Chauvin
Après la défaite de la Commune de Paris, Louise Michel fut déportée en Nouvelle-Calédonie. Elle y côtoya des Algériens qui y furent envoyés après les insurrections de 1871 en Kabylie.
Ils sympathisèrent.
Elle leur promit de leur rendre visite dans leur pays dès que cela serait possible.
Louise Michel n'avait qu'une parole.
Ce livre retrace les liens entre les exilés de la Commune et de Kabylie, puis examine le voyage que firent Louise Michel et Ernest Girault en Algérie quelques décennies plus tard, d'octobre à décembre 1904. Un voyage militant car ponctué de plusieurs dizaines de conférences dénonçant les religions, le militarisme, l'oppression et l'exploitation coloniale… et appelant à la révolution sociale. Et, ce, en faisant salle comble à chaque fois.
Ce fut le dernier voyage de Louise Michel qui mourut à Marseille en 1905.
« Bizarrement » cette période de la vie de Louise Michel est quasi-complètement occultée.
Ce livre répare donc un « oubli » et c'est peu dire qu'il vaut le détour. Pour les Français comme pour les Algériens.
Louise Michel en Algérie par Clotilde Chauvin. Saint-Georges d'Oléron : Les Éditions libertaires, 2007. 157 p. 15 ?.
(Ce livre est disponible au CIRA).

samedi 7 avril 2007 à 17 h

MARSEILLE (CIRA) : François Roux présentera son livre La Grande Guerre inconnue. Les poilus contre l'armée française
À quoi pensaient les poilus dans la parallèle de départ en attendant le signal de l'attaque, casqués, serrés à la file, muets dans le vacarme assourdissant de la préparation d'artillerie, des heures durant ? Où trouvaient-ils la force d'escalader les échelles d'assaut, d'enjamber le parapet, puis de courir à travers le no man's land vers les mitrailleuses d'en face, jusqu'à ce qu'elles ouvrent le feu ?
Comment les survivants d'un tel cauchemar pouvaient-ils ensuite recommencer, une fois, dix fois, cette course au-devant de la mort ?
Par quels mécanismes une génération d'hommes sachant lire et écrire, citoyens de pays dont on aurait pu penser quelques années plus tôt qu'ils étaient parvenus au seuil d'une transformation sociale radicale, a-t-elle été entraînée à se battre quatre ans durant dans des conditions effroyables pour faire une guerre qu'elle n'avait pas voulue ?
Peut-on tout simplement concevoir que des millions de soldats aient accepté sciemment de se laisser mener à l'abattoir sans tenter de sauver leur vie par tous les moyens ?
Par quels moyens la hiérarchie militaire parvint-elle à obliger les hommes à obéir et à se battre « jusqu'au bout » ?
Aujourd'hui encore la plupart des historiens expliquent le comportement des poilus par le « consentement patriotique ». La Grande Guerre inconnue conteste cette thèse en s'appuyant sur l'analyse des écrits intimes des hommes du rang et montre qu'en réalité un bras de fer permanent a opposé pendant quatre ans dans les tranchées les poilus aux officiers : une guerre dans la guerre dont il devint impossible de témoigner après la « victoire ».

François Roux, La Grande Guerre inconnue. Les poilus contre l'armée française, Paris, Les Éditions de Paris/Max Chaleil, coll. « Éssais et Documents », 320 p. 22 €. ISBN : 2-84621-073-X

samedi 7 avril 2007 à 17 h

MARSEILLE (CIRA) : François Roux présentera son livre La Grande Guerre inconnue. Les poilus contre l'armée française
À quoi pensaient les poilus dans la parallèle de départ en attendant le signal de l'attaque, casqués, serrés à la file, muets dans le vacarme assourdissant de la préparation d'artillerie, des heures durant ? Où trouvaient-ils la force d'escalader les échelles d'assaut, d'enjamber le parapet, puis de courir à travers le no man's land vers les mitrailleuses d'en face, jusqu'à ce qu'elles ouvrent le feu ?
Comment les survivants d'un tel cauchemar pouvaient-ils ensuite recommencer, une fois, dix fois, cette course au-devant de la mort ?
Par quels mécanismes une génération d'hommes sachant lire et écrire, citoyens de pays dont on aurait pu penser quelques années plus tôt qu'ils étaient parvenus au seuil d'une transformation sociale radicale, a-t-elle été entraînée à se battre quatre ans durant dans des conditions effroyables pour faire une guerre qu'elle n'avait pas voulue ?
Peut-on tout simplement concevoir que des millions de soldats aient accepté sciemment de se laisser mener à l'abattoir sans tenter de sauver leur vie par tous les moyens ?
Par quels moyens la hiérarchie militaire parvint-elle à obliger les hommes à obéir et à se battre « jusqu'au bout » ?
Aujourd'hui encore la plupart des historiens expliquent le comportement des poilus par le « consentement patriotique ». La Grande Guerre inconnue conteste cette thèse en s'appuyant sur l'analyse des écrits intimes des hommes du rang et montre qu'en réalité un bras de fer permanent a opposé pendant quatre ans dans les tranchées les poilus aux officiers : une guerre dans la guerre dont il devint impossible de témoigner après la « victoire ».

François Roux, La Grande Guerre inconnue. Les poilus contre l'armée française, Paris, Les Éditions de Paris/Max Chaleil, coll. « Éssais et Documents », 320 p. 22 €. ISBN : 2-84621-073-X

samedi 3 mars 2007 à 17 h

MARSEILLE (CIRA) : Conférence-débat avec Bernard Réglat et Patrick Mignard
Née, en 1973, du désir de quelques-uns d’avoir une possibilité de critique tout à fait autonome, l’AAEL a toujours favorisé ceux qui, sur un plan culturel ou social, voulaient intervenir en restant maîtres de leur expression et de la diffusion de leurs idées.
La première tâche, dès 1973, fut de prendre les moyens et la deuxième, quasi simultanément, fut, et reste, de les partager ; ainsi, en plus de 30 ans, ont pu paraître de nombreuses publications, plaquettes, brochures, livres et affiches…, expression collective des membres de l’AAEL parfois, expressions individuelles ponctuelles, très variées, quelques autres fois…Une dominante dans les choix et les thèmes ? Des limites ou des exclusives ? Dominantes, sans doute : la critique sociale, l’expression de luttes et de refus forts, l’indignation contre des faits politiques ou de société aliénant l’intégrité et les droits individuels… Des exclusives, il n’y en a pas besoin, car seuls s’adressent à l’association des « auteurs » en accord avec cette manière de fonctionner, en tant qu’individus, indépendamment de tout parti ou organisation. Cela étant, aucune « ligne » ne restreint le champ des centres d’intérêt de chacun, les publications les plus diverses se sont côtoyées, au cours de ces 34 années, provoquant parfois discussions et débats mais sans conflit ni censure, et nous espérons qu’il en sera longtemps ainsi.Et depuis deux ans, l’AAEL organise le salon du livre de Toulouse « Anarphabètes ».
PRINCIPAUX THÈMES TRAITÉS PAR AFFICHES
La peine de mort (lorsqu’elle existait encore en France), les conditions dans les prisons, les QHS, La Boère et le Patriarche, les différentes guerres, les OGM, la malbouffe…, l’explosion de l’usine AZF…
Et en 2006 quelques affiches apportant leur soutien à la lutte anti-CPE ; des affiches sur la misère, contre les expulsions ; souvent ces affiches sont reprises dans Basta, avec des articles sur les mêmes sujets.
Dernières parutions:

  • Toulouse septembre noir de Besseron, Éric Dourel, Yves Belaubre et Bernard Réglat.
  • Dans la forêt vierge il y a fort à faire de Mauricio Gatti (littérature jeunesse).
  • Manuel d’économie à l’usage de celles et ceux qui n’y comprennent rien de Patrick Mignard.
  • Anthologie de la connerie militariste : tomes 1 et 2, de Lucien Séroux.
  • Sara ou le combat d’une mère de Carlos Amorín.
samedi 3 mars 2007 à 17 h

MARSEILLE (CIRA) : Conférence-débat avec Bernard Réglat et Patrick Mignard
Née, en 1973, du désir de quelques-uns d?avoir une possibilité de critique tout à fait autonome, l?AAEL a toujours favorisé ceux qui, sur un plan culturel ou social, voulaient intervenir en restant maîtres de leur expression et de la diffusion de leurs idées.
La première tâche, dès 1973, fut de prendre les moyens et la deuxième, quasi simultanément, fut, et reste, de les partager ; ainsi, en plus de 30 ans, ont pu paraître de nombreuses publications, plaquettes, brochures, livres et affiches…, expression collective des membres de l?AAEL parfois, expressions individuelles ponctuelles, très variées, quelques autres fois…Une dominante dans les choix et les thèmes ? Des limites ou des exclusives ? Dominantes, sans doute : la critique sociale, l?expression de luttes et de refus forts, l?indignation contre des faits politiques ou de société aliénant l?intégrité et les droits individuels… Des exclusives, il n?y en a pas besoin, car seuls s?adressent à l?association des « auteurs » en accord avec cette manière de fonctionner, en tant qu?individus, indépendamment de tout parti ou organisation. Cela étant, aucune « ligne » ne restreint le champ des centres d?intérêt de chacun, les publications les plus diverses se sont côtoyées, au cours de ces 34 années, provoquant parfois discussions et débats mais sans conflit ni censure, et nous espérons qu?il en sera longtemps ainsi.Et depuis deux ans, l?AAEL organise le salon du livre de Toulouse « Anarphabètes ».
PRINCIPAUX THÈMES TRAITÉS PAR AFFICHES
La peine de mort (lorsqu?elle existait encore en France), les conditions dans les prisons, les QHS, La Boère et le Patriarche, les différentes guerres, les OGM, la malbouffe…, l?explosion de l?usine AZF…
Et en 2006 quelques affiches apportant leur soutien à la lutte anti-CPE ; des affiches sur la misère, contre les expulsions ; souvent ces affiches sont reprises dans Basta, avec des articles sur les mêmes sujets.
Dernières parutions:

  • Toulouse septembre noir de Besseron, Éric Dourel, Yves Belaubre et Bernard Réglat.
  • Dans la forêt vierge il y a fort à faire de Mauricio Gatti (littérature jeunesse).
  • Manuel d?économie à l?usage de celles et ceux qui n?y comprennent rien de Patrick Mignard.
  • Anthologie de la connerie militariste : tomes 1 et 2, de Lucien Séroux.
  • Sara ou le combat d?une mère de Carlos Amorín.
samedi 13 janvier 2007 à 17 h

MARSEILLE (CIRA) : Yves Jolivet présente les Éditions Le Mot et le reste

samedi 13 janvier 2007 à 17 h

MARSEILLE (CIRA) : Yves Jolivet présente les Éditions Le Mot et le reste

samedi 2 décembre 2006 à 17 h

MARSEILLE (CIRA) : Simone Weil et l'anarchisme par Lou Marin avec la participation de Charles Jacquier.

samedi 2 décembre 2006 à 17 h

MARSEILLE (CIRA) : Simone Weil et l'anarchisme par Lou Marin avec la participation de Charles Jacquier.

samedi 4 novembre 2006 à 17 h

MARSEILLE (CIRA) : Conférence-débat avec Céline Beaudet : Les Milieux libres : « vivre en anarchistes » à la Belle-Époque en France…

La Belle-Epoque est bien souvent désignée comme « l'âge d'or » de l'anarchisme. Seulement, cet âge d'or est généralement associé au seul anarcho-syndicalisme. Or, au sein de l'anarchisme français, il a toujours existé deux courants. L'un plus « officiel », mieux connu par l'histoire, composé par les théoriciens et les syndicalistes. L'autre, négligé mais pas pour autant négligeable, avec ses pratiques et journaux distincts et ses défenseurs, et exerçant une influence sur la façon de penser et de se comporter dans les milieux anarchistes. Il s'agit – pour le dire vite – de la tendance individualiste. Les anarchistes qui s'en réclament placent l'individu, son autonomie, sa liberté au cœur de leurs réflexions. Les discussions font rage entre ceux qui prétendent que sans révolution il ne peut y avoir d'émancipation et les autres persuadés qu'une hypothétique révolution ne modifiera rien si les individus eux-mêmes ne changent pas. Pour ces anarchistes-individualistes, l'éducation est donc une donnée primordiale. Plus encore, ils considèrent qu'il faut dès maintenant vivre tel qu'ils l'entendent, vivre leur révolte au quotidien sans attendre le « Grand Soir ».
C'est ainsi, qu'apparaissent, les « milieux libres », milieux de vie en commun qui doivent permettre à chacun et chacune de se libérer du salariat, du patriarcat, de la famille, etc. Un milieu libre regroupe quelques individus, entre cinq et vingt le plus souvent, qui s'efforcent de vivre ensemble et autrement. En France, une dizaine d'expériences verront le jour impliquant plusieurs centaines d'hommes, de femmes et d'enfants et différents journaux comme Le Libertaire, L'Anarchie ou encore L'Ère Nouvelle. Ils/elles réfléchissent et expérimentent des idées et pratiques variées qui témoignent de cette envie de « vivre en anarchiste » : éducation libertaire, camaraderie amoureuse, réduction des besoins, agriculture, artisanat, végétalisme, illégalisme, propagande par le fait et par l'écrit, etc. Avec la volonté de vivre de façon autonome (vis-à-vis du salariat et de l'État), de s'éduquer en permanence (tuer en soi l'autorité intériorisé…) et de poursuivre la propagande anarchiste de façon beaucoup plus efficace.
Les milieux libres anarchistes en France au début du 20ème siècle par Céline Beaudet. Saint-Georges-d'Oléron : Éditions Libertaires, 2006. 360 p. 15 €.

samedi 4 novembre 2006 à 17 h

MARSEILLE (CIRA) : Conférence-débat avec Céline Beaudet : Les Milieux libres : « vivre en anarchistes » à la Belle-Époque en France…

La Belle-Epoque est bien souvent désignée comme « l'âge d'or » de l'anarchisme. Seulement, cet âge d'or est généralement associé au seul anarcho-syndicalisme. Or, au sein de l'anarchisme français, il a toujours existé deux courants. L'un plus « officiel », mieux connu par l'histoire, composé par les théoriciens et les syndicalistes. L'autre, négligé mais pas pour autant négligeable, avec ses pratiques et journaux distincts et ses défenseurs, et exerçant une influence sur la façon de penser et de se comporter dans les milieux anarchistes. Il s'agit – pour le dire vite – de la tendance individualiste. Les anarchistes qui s'en réclament placent l'individu, son autonomie, sa liberté au cœur de leurs réflexions. Les discussions font rage entre ceux qui prétendent que sans révolution il ne peut y avoir d'émancipation et les autres persuadés qu'une hypothétique révolution ne modifiera rien si les individus eux-mêmes ne changent pas. Pour ces anarchistes-individualistes, l'éducation est donc une donnée primordiale. Plus encore, ils considèrent qu'il faut dès maintenant vivre tel qu'ils l'entendent, vivre leur révolte au quotidien sans attendre le « Grand Soir ».
C'est ainsi, qu'apparaissent, les « milieux libres », milieux de vie en commun qui doivent permettre à chacun et chacune de se libérer du salariat, du patriarcat, de la famille, etc. Un milieu libre regroupe quelques individus, entre cinq et vingt le plus souvent, qui s'efforcent de vivre ensemble et autrement. En France, une dizaine d'expériences verront le jour impliquant plusieurs centaines d'hommes, de femmes et d'enfants et différents journaux comme Le Libertaire, L'Anarchie ou encore L'Ère Nouvelle. Ils/elles réfléchissent et expérimentent des idées et pratiques variées qui témoignent de cette envie de « vivre en anarchiste » : éducation libertaire, camaraderie amoureuse, réduction des besoins, agriculture, artisanat, végétalisme, illégalisme, propagande par le fait et par l'écrit, etc. Avec la volonté de vivre de façon autonome (vis-à-vis du salariat et de l'État), de s'éduquer en permanence (tuer en soi l'autorité intériorisé…) et de poursuivre la propagande anarchiste de façon beaucoup plus efficace.
Les milieux libres anarchistes en France au début du 20ème siècle par Céline Beaudet. Saint-Georges-d'Oléron : Éditions Libertaires, 2006. 360 p. 15 ?.

samedi 7 octobre 2006 à 17 h

MARSEILLE (CIRA) : Conférence-débat avec Xose Ulla Quiben : La plume rouge et noire du Père Peinard

Émile Pouget (1860-1931) s'est éveillé à la révolte en assistant, avec son beau-père, au procès des Communards de Narbonne qui se déroula en 1871 devant la Cour d'assises de l'Aveyron. En 1879, il participe activement à la création d'un syndicat des employés du textile et, très vite, il s'affirme comme anarchiste. En 1883 il est, avec Louise Michel, en tête d'une manifestation contre le chômage. Trois boulangeries sont pillées au cri de : « Du pain, du travail ou du plomb ». Aux assises, il est condamné à 8 ans de prison, il en fera trois. En 1889, il crée Le Père Peinard, un journal populaire dans la lignée du Père Duchêne, écrit dans une langue forte et imagée. Ce fut très vite le succès et, bien sûr, une pléiade de poursuites et d'emprisonnements à Sainte-Pélagie. En 1894, suite au vote des lois « scélérates », les anarchistes sont l'objet d'une répression tous azimuts. Pouget est de la charrette du procès des Trente et il se réfugie en Angleterre. En 1895 il revient en France et il est acquitté.
Comme beaucoup d'anarchistes il décide alors, de s'investir dans le syndicalisme révolutionnaire. Au 5ème congrès de la CGT, à Paris, en septembre 1900, il est décidé de doter la confédération d'un journal. C'est Pouget qui se voit chargé de la rédaction de La voix du peuple. Et pendant plusieurs années, avec Griffuelhes, il sera le grand architecte de la construction d'un syndicat de lutte de classes.
En 1908, après la proclamation de la grève générale par la CGT et la journée sanglante du 30 juillet à Villeneuve-Saint-Georges, il est emprisonné pendant deux mois. Il a du mal à s'en remettre et cesse toute activité confédérale En 1909, dans un dernier sursaut, il lance La Révolution, un quotidien syndicaliste révolutionnaire. C'est l'échec et il ne s'en relèvera pas.
Ce livre de Xose Ulla Quiben nous conte de manière magistrale la vie et l'œuvre de cet incroyable militant de l'anarchisme social que fut Pouget. Tous ceux et celles qui aspirent aujourd'hui, à un syndicalisme de combat et qui ignorent qu'à ses débuts, la CGT prônait le sabotage, la grève générale et l'insurrection pour abattre le capitalisme, se délecteront de sa lecture.
Émile Pouget, la plume rouge et noire du Père Peinard biographie par Xose Ulla Quiben. Saint-Georges-d'Oléron : Éditions Libertaires, 2006. 430 p. 15 €.

samedi 7 octobre 2006 à 17 h

MARSEILLE (CIRA) : Conférence-débat avec Xose Ulla Quiben : La plume rouge et noire du Père Peinard

Émile Pouget (1860-1931) s'est éveillé à la révolte en assistant, avec son beau-père, au procès des Communards de Narbonne qui se déroula en 1871 devant la Cour d'assises de l'Aveyron. En 1879, il participe activement à la création d'un syndicat des employés du textile et, très vite, il s'affirme comme anarchiste. En 1883 il est, avec Louise Michel, en tête d'une manifestation contre le chômage. Trois boulangeries sont pillées au cri de : « Du pain, du travail ou du plomb ». Aux assises, il est condamné à 8 ans de prison, il en fera trois. En 1889, il crée Le Père Peinard, un journal populaire dans la lignée du Père Duchêne, écrit dans une langue forte et imagée. Ce fut très vite le succès et, bien sûr, une pléiade de poursuites et d'emprisonnements à Sainte-Pélagie. En 1894, suite au vote des lois « scélérates », les anarchistes sont l'objet d'une répression tous azimuts. Pouget est de la charrette du procès des Trente et il se réfugie en Angleterre. En 1895 il revient en France et il est acquitté.
Comme beaucoup d'anarchistes il décide alors, de s'investir dans le syndicalisme révolutionnaire. Au 5ème congrès de la CGT, à Paris, en septembre 1900, il est décidé de doter la confédération d'un journal. C'est Pouget qui se voit chargé de la rédaction de La voix du peuple. Et pendant plusieurs années, avec Griffuelhes, il sera le grand architecte de la construction d'un syndicat de lutte de classes.
En 1908, après la proclamation de la grève générale par la CGT et la journée sanglante du 30 juillet à Villeneuve-Saint-Georges, il est emprisonné pendant deux mois. Il a du mal à s'en remettre et cesse toute activité confédérale En 1909, dans un dernier sursaut, il lance La Révolution, un quotidien syndicaliste révolutionnaire. C'est l'échec et il ne s'en relèvera pas.
Ce livre de Xose Ulla Quiben nous conte de manière magistrale la vie et l'œuvre de cet incroyable militant de l'anarchisme social que fut Pouget. Tous ceux et celles qui aspirent aujourd'hui, à un syndicalisme de combat et qui ignorent qu'à ses débuts, la CGT prônait le sabotage, la grève générale et l'insurrection pour abattre le capitalisme, se délecteront de sa lecture.
Émile Pouget, la plume rouge et noire du Père Peinard biographie par Xose Ulla Quiben. Saint-Georges-d'Oléron : Éditions Libertaires, 2006. 430 p. 15 ?.

samedi 2 septembre 2006 à 17 h

MARSEILLE (CIRA) : Conférence-débat avec Jean-Manuel Traimond : Pourquoi vouloir être un bon esclave ?

Pourquoi vouloir être un bon esclave ? Quel bizarre bonheur trouve-t-on dans la soumission ? Ces questions, apparemment anarchistes, sont aussi sadomasochistes ; la même fascination envers le pouvoir, ravie dans un cas, horrifiée dans l'autre, emplit les deux univers. L'idée, d'abord étrange puis, à la réflexion, très logique de rapprocher anarchisme et sadomasochisme afin de se demander ce que l'on peut tirer d'utile de ce rapprochement, est à la base du livre Dissection du sadomasochisme organisé, approches anarchistes. On note le mot « organisé » ; car le sadomasochisme en 2006, comme l'homosexualité dans les années 1970, s'organise, accroît sa visibilité et approfondit sa compréhension de lui-même. Bon nombre de liens existent entre anarchisme et les luttes anti-patriarcales, les groupes transgenres, queer, etc. Mais on ne voit guère de liens entre anarchisme et sadomasochisme, alors que des prises de positions politiques anarchistes ou proches de l'anarchisme se découvrent au hasard des forums sadomasochistes, et que le sadomasochisme organisé est un univers singulièrement avancé dans la lutte contre le blocage des identités de genre. Enfin, discuter des liens, des tensions, des conflits entre sadomasochisme et anarchisme est une belle occasion d'explorer les liens, les tensions, les conflits entre sphère sociale et liberté individuelle, et entre désir et responsabilité. On le fera avec Jean-Manuel Traimond, auteur de Dissection du sadomasochisme organisé, approches anarchistes.
Dissection du sadomasochisme organisé, approches anarchistes par Jean-Manuel Traimond. Lyon : Atelier de création libertaire, 2005. 215 p. 14 €.
Jean-Manuel Traimond est l'auteur de plusieurs livres parus à l'Atelier de création libertaire. Ils traitent de l'expérience de Christiana à Copenhague (Récits de Christiana, 1994), des marginaux du Japon (Le Japon mal rasé, 2000) et de l'érotisme dans les musées (Guide érotique du Louvre et du Musée d'Orsay, 2005). Il a aussi traduit des textes du peintre Enrico Baj (Sous l'art l'or, 2002 et Discours sur l'horreur de l'art, 2003) et réalisé une anthologie d'humour (Le trésor des méchancetés, 1998, réédité en 2004).

samedi 2 septembre 2006 à 17 h

MARSEILLE (CIRA) : Conférence-débat avec Jean-Manuel Traimond : Pourquoi vouloir être un bon esclave ?

Pourquoi vouloir être un bon esclave ? Quel bizarre bonheur trouve-t-on dans la soumission ? Ces questions, apparemment anarchistes, sont aussi sadomasochistes ; la même fascination envers le pouvoir, ravie dans un cas, horrifiée dans l'autre, emplit les deux univers. L'idée, d'abord étrange puis, à la réflexion, très logique de rapprocher anarchisme et sadomasochisme afin de se demander ce que l'on peut tirer d'utile de ce rapprochement, est à la base du livre Dissection du sadomasochisme organisé, approches anarchistes. On note le mot « organisé » ; car le sadomasochisme en 2006, comme l'homosexualité dans les années 1970, s'organise, accroît sa visibilité et approfondit sa compréhension de lui-même. Bon nombre de liens existent entre anarchisme et les luttes anti-patriarcales, les groupes transgenres, queer, etc. Mais on ne voit guère de liens entre anarchisme et sadomasochisme, alors que des prises de positions politiques anarchistes ou proches de l'anarchisme se découvrent au hasard des forums sadomasochistes, et que le sadomasochisme organisé est un univers singulièrement avancé dans la lutte contre le blocage des identités de genre. Enfin, discuter des liens, des tensions, des conflits entre sadomasochisme et anarchisme est une belle occasion d'explorer les liens, les tensions, les conflits entre sphère sociale et liberté individuelle, et entre désir et responsabilité. On le fera avec Jean-Manuel Traimond, auteur de Dissection du sadomasochisme organisé, approches anarchistes.
Dissection du sadomasochisme organisé, approches anarchistes par Jean-Manuel Traimond. Lyon : Atelier de création libertaire, 2005. 215 p. 14 ?.
Jean-Manuel Traimond est l'auteur de plusieurs livres parus à l'Atelier de création libertaire. Ils traitent de l'expérience de Christiana à Copenhague (Récits de Christiana, 1994), des marginaux du Japon (Le Japon mal rasé, 2000) et de l'érotisme dans les musées (Guide érotique du Louvre et du Musée d'Orsay, 2005). Il a aussi traduit des textes du peintre Enrico Baj (Sous l'art l'or, 2002 et Discours sur l'horreur de l'art, 2003) et réalisé une anthologie d'humour (Le trésor des méchancetés, 1998, réédité en 2004).

samedi 29 avril 2006 à 15 h 30

MARSEILLE (CIRA) :

Conférence-débat avec Éric Coulaud auteur de Paroles antimilitaristes : collages
L'insoumission est la plus haute expression de la liberté, peut-être parce que le militarisme est la plus haute expression de la soumission, de la crétinerie, du décervelage organisé. Einstein l'a très bien résumé lorsqu'il disait que pour marcher au pas d'une musique militaire, il n'y avait pas besoin de cerveau, qu'une moelle épinière suffisait…
Des images, Éric Coulaud en a plein la tête. Elles sont toutes, à leur manière, le reflet de sa colère devant l'humain asservi, le mensonge destructeur, la mort omniprésente, l'animal que l'on flatte, l'être qu'on humilie, et de la force de dire non qui explose, brutale, dans des hurlements de couleurs et de formes enchevêtrées. Ces collages, précis et minutieux, nous disent combien il est urgent de s'insoumettre, toujours et partout, afin de pouvoir garder l'espoir ténu, entre nos mains, d'un futur sans guerre et sans armées, dans la paix retrouvée de l'intelligence et de l'humanité.
Projection du documentaire Les fusillés pour l'exemple (avec des dessins de Jacques Tardi et la voix de Serge Utgé-Royo).
Paroles antimilitaristes par Éric Coulaud, Éditions libertaires (collection Paroles), 2005, 58 p., 13 ?.

samedi 29 avril 2006 à 15 h 30

MARSEILLE (CIRA) :

Conférence-débat avec Éric Coulaud auteur de Paroles antimilitaristes : collages
L'insoumission est la plus haute expression de la liberté, peut-être parce que le militarisme est la plus haute expression de la soumission, de la crétinerie, du décervelage organisé. Einstein l'a très bien résumé lorsqu'il disait que pour marcher au pas d'une musique militaire, il n'y avait pas besoin de cerveau, qu'une moelle épinière suffisait…
Des images, Éric Coulaud en a plein la tête. Elles sont toutes, à leur manière, le reflet de sa colère devant l'humain asservi, le mensonge destructeur, la mort omniprésente, l'animal que l'on flatte, l'être qu'on humilie, et de la force de dire non qui explose, brutale, dans des hurlements de couleurs et de formes enchevêtrées. Ces collages, précis et minutieux, nous disent combien il est urgent de s'insoumettre, toujours et partout, afin de pouvoir garder l'espoir ténu, entre nos mains, d'un futur sans guerre et sans armées, dans la paix retrouvée de l'intelligence et de l'humanité.
Projection du documentaire Les fusillés pour l'exemple (avec des dessins de Jacques Tardi et la voix de Serge Utgé-Royo).
Paroles antimilitaristes par Éric Coulaud, Éditions libertaires (collection Paroles), 2005, 58 p., 13 ?.

samedi 4 mars 2006 à 15 h 30

MARSEILLE (CIRA) :

Conférence-débat avec Denise Berthaud et Alain Thévenet

Enquête sur la justice politique de William Godwin. 

L'Enquête sur la justice politique, dont la première édition paraît en 1793, est dans la droite ligne de la philosophie des Lumières dont, cependant, William Godwin (1756-1836) tire des conséquences toutes autres que son contemporain Kant. Il affirme que le but de toute société est de contribuer au bonheur de chacun, c'est-à-dire à la liberté et à la justice, tant politiques qu'économiques. Selon lui, le gouvernement aussi bien que la répartition inégale de la propriété s'opposent, par leur nature même, à ce but, qui ne peut donc être atteint que par les échanges spontanés entre les individus, guidés par une raison dont les cheminements sont divers mais qui est, fondamentalement, universellement partagée.

Rejetée à la fois par les conservateurs et les Jacobins anglais, son œuvre tombe dans un oubli relatif, favorisé par l'essor du marxisme.

Aujourd'hui, on veut nous faire croire qu'étatisme et libre marché sont des formes indépassables de la société, les injustices qu'ils secrètent n'étant que des épiphénomènes malheureux.

Voilà publié, pour la première fois en langue française, un texte dans lequel l'auteur, dénonçant les injustices, ouvre des pistes vers des formes originales de pensée et de structuration sociales.

On trouvera dans ce texte la première tentative de mise en forme d'une philosophie politique anarchiste.

Enquête sur la justice politique par William Godwin ; traduit par Denise Berthaud et Alain Thévenet, Avant-propos de Michel Onfray. Atelier de création libertaire, 2005. 619 p. 25€.

Denise Berthaud est agrégée d'anglais. Elle participe à la traduction en cours des Recherches sur la nature et le Causes de la richesse des nations d'Adam Smith.

Alain Thévenet est docteur en philosophie. Il est membre du collectif de la revue Réfractions et de l'Atelier de création libertaire où il a publié, en 2002, William Godwin, des Lumières à l'anarchisme.
L'invitation au débat

samedi 4 mars 2006 à 15 h 30

MARSEILLE (CIRA) :

Conférence-débat avec Denise Berthaud et Alain Thévenet

Enquête sur la justice politique de William Godwin. 

L'Enquête sur la justice politique, dont la première édition paraît en 1793, est dans la droite ligne de la philosophie des Lumières dont, cependant, William Godwin (1756-1836) tire des conséquences toutes autres que son contemporain Kant. Il affirme que le but de toute société est de contribuer au bonheur de chacun, c'est-à-dire à la liberté et à la justice, tant politiques qu'économiques. Selon lui, le gouvernement aussi bien que la répartition inégale de la propriété s'opposent, par leur nature même, à ce but, qui ne peut donc être atteint que par les échanges spontanés entre les individus, guidés par une raison dont les cheminements sont divers mais qui est, fondamentalement, universellement partagée.

Rejetée à la fois par les conservateurs et les Jacobins anglais, son œuvre tombe dans un oubli relatif, favorisé par l'essor du marxisme.

Aujourd'hui, on veut nous faire croire qu'étatisme et libre marché sont des formes indépassables de la société, les injustices qu'ils secrètent n'étant que des épiphénomènes malheureux.

Voilà publié, pour la première fois en langue française, un texte dans lequel l'auteur, dénonçant les injustices, ouvre des pistes vers des formes originales de pensée et de structuration sociales.

On trouvera dans ce texte la première tentative de mise en forme d'une philosophie politique anarchiste.

Enquête sur la justice politique par William Godwin ; traduit par Denise Berthaud et Alain Thévenet, Avant-propos de Michel Onfray. Atelier de création libertaire, 2005. 619 p. 25€.

Denise Berthaud est agrégée d'anglais. Elle participe à la traduction en cours des Recherches sur la nature et le Causes de la richesse des nations d'Adam Smith.

Alain Thévenet est docteur en philosophie. Il est membre du collectif de la revue Réfractions et de l'Atelier de création libertaire où il a publié, en 2002, William Godwin, des Lumières à l'anarchisme.
L'invitation au débat

mardi 7 février 2006 à 19 h

MARSEILLE (CIRA) :

LES 4 SAISONS DE L'ANARCHISME en 2006
(par Gilbert Roth assisté par des connaisseurs…)
Au local 3 rue Saint-Dominique
le premier mardi de chaque mois de 19 H à 21 H

Pourquoi ce titre ? Parce que pour ma génération, un nouveau printemps s'est révélé en 1968, avec ses enthousiasmes et ses erreurs, mais aussi un regain d'audience pour nos idées, de plus en plus de syndicats, de groupes, d'initiatives, de luttes sur tous les fronts (travail, guerre, logement, laïcité,…). Par conséquent, un besoin réel de réviser ses classiques se manifeste pour de nombreux camarades, d'où la proposition de ce cycle de discussion.

Le Printemps

mardi 7 février

Les précurseurs : Rabelais,Godwin, Fourier,…
et les premiers théoriciens : Proudhon, Stirner, Bakounine, Dejacques, Coeurderoy, Bellegarigue…

L'été

mardi 7 mars

La Commune et l'exil (Louise Michel, Vallès, Varlin, Blanqui,…)
L'Association internationale de travailleurs (A.I.T.)
Le début de l'anarcho-syndicalisme (Pelloutier, Pouget, Grave, Broutchoux…), (CGT, IWW, CNT, SAC,…)

mardi 4 avril

La propagande par le fait en France (Ravachol, Henry, Vaillant, Caserio,…)
et ailleurs (Russie, Allemagne, Espagne, Italie, Amériques, Japon…)
Les lois scélérates et le procès des Trente.
L'art (Mirbeau, Wagner, Signac, Courbet, Fénéon, Tolstoï,…)
Les théoriciens de la seconde vague (Kropotkine, Reclus, Malatesta, Thoreau,…)

mardi 2 mai

Le foisonnement jusqu'à la guerre de 14-18 :
Les individualistes (Libertad, Lorulot, Mauricius, Ryner, Armand,…)
L'illégalisme (Darien, Jacob, Bonnot…)
L'éducation (Sébastien Faure, Devaldès, Francisco Ferrer, Freinet,…)
Les naturiens, les libres penseurs,…

L'Automne

mardi 6 juin

Le déclin face au léninisme et au stalinisme (de 1914 à 1940)
En Russie (Ukraine, Makhno, Voline, Archinov, Cronstadt…)
et en Amérique latine (Patagonie, Mexique avec Zapata, Villa, Magon,…)
Aux USA (Sacco et Vanzetti, mais aussi Berkman et Goldman…),
en Allemagne (Landauer, Müsham, Rocker…) et en Italie (Fabbri…)
En France (S. Faure, Lecoin, Besnard, Faucier, Leval,…)

mardi 5 septembre

L'Espagne (Durruti, Ascaso,…)
Les individualistes (Lorulot, Paraf-Javal,…)
Les néo-malthusiens (Robin, Bartosek, Humbert, Lapeyre,…) et les abondancistes (Duboin)
Le logement (Cochon,…)
La littérature prolétarienne (Poulaille,…)

L'Hiver

mardi 3 octobre

La guerre de 39/45(Arru, Bouyé, et les autres…)
La reconstruction (F.A., CNTF, FO…) (Joyeux, Laisant, Fontenis, Fayolle, Bontemps,…)
(F.I.J.L., Jeunes Libertaires, Auberges de jeunesse, Guerre d'Algérie,…)
UGAC, GAAR, Noir et Rouge et le mouvement du 22 mars (Lagant, Duteuil,…),
les campings (Marti)

mardi 7 novembre

La transition vers le nouveau printemps :
Georges Brassens, Léo Ferré, Paco Ibanez,…
Le CIRA de Lausanne puis de Marseille
L'ORA puis l'OCL (Guérin…) et les congrès internationaux, la TAC, ANV
Les groupes autonomes (MIL en Espagne, UGAL et GARI en France…)
Les écrivains (Sergent, Ragon, Frot, Thomas,…)
Les peintres (Baj, Lebel,…)
et ce n'est pas limitatif !
L'invitation au débat

mardi 7 février 2006 à 19 h

MARSEILLE (CIRA) :

LES 4 SAISONS DE L'ANARCHISME en 2006
(par Gilbert Roth assisté par des connaisseurs…)
Au local 3 rue Saint-Dominique
le premier mardi de chaque mois de 19 H à 21 H

Pourquoi ce titre ? Parce que pour ma génération, un nouveau printemps s'est révélé en 1968, avec ses enthousiasmes et ses erreurs, mais aussi un regain d'audience pour nos idées, de plus en plus de syndicats, de groupes, d'initiatives, de luttes sur tous les fronts (travail, guerre, logement, laïcité,…). Par conséquent, un besoin réel de réviser ses classiques se manifeste pour de nombreux camarades, d'où la proposition de ce cycle de discussion.

Le Printemps

mardi 7 février

Les précurseurs : Rabelais,Godwin, Fourier,…
et les premiers théoriciens : Proudhon, Stirner, Bakounine, Dejacques, Coeurderoy, Bellegarigue…

L'été

mardi 7 mars

La Commune et l'exil (Louise Michel, Vallès, Varlin, Blanqui,…)
L'Association internationale de travailleurs (A.I.T.)
Le début de l'anarcho-syndicalisme (Pelloutier, Pouget, Grave, Broutchoux…), (CGT, IWW, CNT, SAC,…)

mardi 4 avril

La propagande par le fait en France (Ravachol, Henry, Vaillant, Caserio,…)
et ailleurs (Russie, Allemagne, Espagne, Italie, Amériques, Japon…)
Les lois scélérates et le procès des Trente.
L'art (Mirbeau, Wagner, Signac, Courbet, Fénéon, Tolstoï,…)
Les théoriciens de la seconde vague (Kropotkine, Reclus, Malatesta, Thoreau,…)

mardi 2 mai

Le foisonnement jusqu'à la guerre de 14-18 :
Les individualistes (Libertad, Lorulot, Mauricius, Ryner, Armand,…)
L'illégalisme (Darien, Jacob, Bonnot…)
L'éducation (Sébastien Faure, Devaldès, Francisco Ferrer, Freinet,…)
Les naturiens, les libres penseurs,…

L'Automne

mardi 6 juin

Le déclin face au léninisme et au stalinisme (de 1914 à 1940)
En Russie (Ukraine, Makhno, Voline, Archinov, Cronstadt…)
et en Amérique latine (Patagonie, Mexique avec Zapata, Villa, Magon,…)
Aux USA (Sacco et Vanzetti, mais aussi Berkman et Goldman…),
en Allemagne (Landauer, Müsham, Rocker…) et en Italie (Fabbri…)
En France (S. Faure, Lecoin, Besnard, Faucier, Leval,…)

mardi 5 septembre

L'Espagne (Durruti, Ascaso,…)
Les individualistes (Lorulot, Paraf-Javal,…)
Les néo-malthusiens (Robin, Bartosek, Humbert, Lapeyre,…) et les abondancistes (Duboin)
Le logement (Cochon,…)
La littérature prolétarienne (Poulaille,…)

L'Hiver

mardi 3 octobre

La guerre de 39/45(Arru, Bouyé, et les autres…)
La reconstruction (F.A., CNTF, FO…) (Joyeux, Laisant, Fontenis, Fayolle, Bontemps,…)
(F.I.J.L., Jeunes Libertaires, Auberges de jeunesse, Guerre d'Algérie,…)
UGAC, GAAR, Noir et Rouge et le mouvement du 22 mars (Lagant, Duteuil,…),
les campings (Marti)

mardi 7 novembre

La transition vers le nouveau printemps :
Georges Brassens, Léo Ferré, Paco Ibanez,…
Le CIRA de Lausanne puis de Marseille
L'ORA puis l'OCL (Guérin…) et les congrès internationaux, la TAC, ANV
Les groupes autonomes (MIL en Espagne, UGAL et GARI en France…)
Les écrivains (Sergent, Ragon, Frot, Thomas,…)
Les peintres (Baj, Lebel,…)
et ce n'est pas limitatif !
L'invitation au débat

samedi 7 janvier 2006 à 15 h 30

MARSEILLE (CIRA) : samedi 7 janvier 2006 à 15 heures 30.

Conférence-débat avec Jean-Philippe Crabé

Les éditions du Temps perdu et leurs deux premières publications.

Les Éditions du Temps perdu se proposent de remettre à la disposition des lecteurs des textes rares, souvent introuvables, de ramener au grand jour des œuvres utiles mais dédaignées par l'esprit mercantile du temps, pour diffuser une pensée libre et rebelle, un éclairage libertaire essentiel sur la question sociale. De pratiques petits ouvrages à lire de préférence au travail, pour nous réapproprier intelligemment un peu de ce temps que l'on nous vole.

Paroles de paix de Ruhnam Brown

Dans le contexte actuel de folie meurtrière, nous avons décidé de rééditer deux textes qui présentent l'Internationale des Résistants à la Guerre (IRW).
Hem Day retrace la vie de Runham Brown, fondateur de l'Internationale des Résistants à la Guerre. Né en 1902, Marcel Dieu, dit Hem Day (ça sonne mieux pour un anarchiste), est une figure emblématique du mouvement libertaire international. C'est aussi un pacifiste actif.
Le texte de Runham Brown, édité, comme le premier, par l'Internationale des Résistants à la Guerre, fait figure de manifeste. Ecrit en 1930, ce texte incontournable marque par sa modernité, la vivacité de la pensée de Brown et son absence absolue de dogmatisme. Loin de l'éternelle image du pacifiste doux rêveur, c'est le texte d'un militant résolu et ancré dans la réalité.
Cet essai revêt un intérêt historique certain, car le secrétaire général de l'IRW nous décrit son organisation de son origine à 1930.
Paroles de paix par H. Runham Brown. Suivi d'un texte de Hem Day. 2005. 108 p., 8,80 €.

Élisée Reclus. Écrire la Terre en libertaire

De nombreux livres consacrés à Élisée Reclus révèlent son engagement libertaire mais expliquent rarement ce qui fait de lui un des principaux théoriciens de l'anarchisme.
C'est le sujet de cet ouvrage qui associe des études sur la pensée d'Élisée Reclus et des textes peu connus de ce dernier sur la mondialisation, la morale, la religion, l'Histoire ainsi que sur le très controversé congrès de Berne de 1868.
Présenté par Michel Papy (Université de Pau et des Pays de l'Adour), ce recueil donne une nette idée de la pensée politique d'Élisée Reclus et de son immense influence sur le mouvement libertaire.
Élisée Reclus. Écrire la Terre en libertaire. 2005, 294 p. Prix public : 18 €.
L'invitation au débat

samedi 7 janvier 2006 à 15 h 30

MARSEILLE (CIRA) : samedi 7 janvier 2006 à 15 heures 30.

Conférence-débat avec Jean-Philippe Crabé

Les éditions du Temps perdu et leurs deux premières publications.

Les Éditions du Temps perdu se proposent de remettre à la disposition des lecteurs des textes rares, souvent introuvables, de ramener au grand jour des œuvres utiles mais dédaignées par l'esprit mercantile du temps, pour diffuser une pensée libre et rebelle, un éclairage libertaire essentiel sur la question sociale. De pratiques petits ouvrages à lire de préférence au travail, pour nous réapproprier intelligemment un peu de ce temps que l'on nous vole.

Paroles de paix de Ruhnam Brown

Dans le contexte actuel de folie meurtrière, nous avons décidé de rééditer deux textes qui présentent l'Internationale des Résistants à la Guerre (IRW).
Hem Day retrace la vie de Runham Brown, fondateur de l'Internationale des Résistants à la Guerre. Né en 1902, Marcel Dieu, dit Hem Day (ça sonne mieux pour un anarchiste), est une figure emblématique du mouvement libertaire international. C'est aussi un pacifiste actif.
Le texte de Runham Brown, édité, comme le premier, par l'Internationale des Résistants à la Guerre, fait figure de manifeste. Ecrit en 1930, ce texte incontournable marque par sa modernité, la vivacité de la pensée de Brown et son absence absolue de dogmatisme. Loin de l'éternelle image du pacifiste doux rêveur, c'est le texte d'un militant résolu et ancré dans la réalité.
Cet essai revêt un intérêt historique certain, car le secrétaire général de l'IRW nous décrit son organisation de son origine à 1930.
Paroles de paix par H. Runham Brown. Suivi d'un texte de Hem Day. 2005. 108 p., 8,80 €.

Élisée Reclus. Écrire la Terre en libertaire

De nombreux livres consacrés à Élisée Reclus révèlent son engagement libertaire mais expliquent rarement ce qui fait de lui un des principaux théoriciens de l'anarchisme.
C'est le sujet de cet ouvrage qui associe des études sur la pensée d'Élisée Reclus et des textes peu connus de ce dernier sur la mondialisation, la morale, la religion, l'Histoire ainsi que sur le très controversé congrès de Berne de 1868.
Présenté par Michel Papy (Université de Pau et des Pays de l'Adour), ce recueil donne une nette idée de la pensée politique d'Élisée Reclus et de son immense influence sur le mouvement libertaire.
Élisée Reclus. Écrire la Terre en libertaire. 2005, 294 p. Prix public : 18 €.
L'invitation au débat

samedi 3 décembre 2005 à 15 h

MARSEILLE (CIRA) : samedi 3 décembre 2005 à 15 heures. Claire Auzias présentera les activités de la nouvelle maison d'édition Égrégores : ses deux ouvrages déjà parus (Jacob Law et Pierre Mabille) et ses projets.
L'invitation au débat

samedi 3 décembre 2005 à 15 h

MARSEILLE (CIRA) : samedi 3 décembre 2005 à 15 heures. Claire Auzias présentera les activités de la nouvelle maison d'édition Égrégores : ses deux ouvrages déjà parus (Jacob Law et Pierre Mabille) et ses projets.
L'invitation au débat

samedi 12 novembre 2005 à 15 h

MARSEILLE (CRDP) : samedi 12 novembre 2005 à partir de 15 heures. Le CIRA fête ses 40 ans. Un mini-colloque sera consacré à Alexandre Marius Jacob à l'occasion du centenaire de son procès à Amiens. Les intervenants seront Josette Duc, Jean-Marc Delpech, Arthur Lebref et Gilbert Roth. À 19 heures Michael interprètera des chansons anarchistes et provençales. À 21 heures, Jean-Hugues Lime donnera une lecture interprétée sur la vie de Jacob, accompagnée d'intermèdes en chansons d'époque par Meille. La restauration sur place sera possible.
Adresse : CRDP, 31 B boulevard d'Athènes, 13001 Marseille. Pour tous renseignements, s'adresser au CIRA.
L'invitation au débat

samedi 12 novembre 2005 à 15 h

MARSEILLE (CRDP) : samedi 12 novembre 2005 à partir de 15 heures. Le CIRA fête ses 40 ans. Un mini-colloque sera consacré à Alexandre Marius Jacob à l'occasion du centenaire de son procès à Amiens. Les intervenants seront Josette Duc, Jean-Marc Delpech, Arthur Lebref et Gilbert Roth. À 19 heures Michael interprètera des chansons anarchistes et provençales. À 21 heures, Jean-Hugues Lime donnera une lecture interprétée sur la vie de Jacob, accompagnée d'intermèdes en chansons d'époque par Meille. La restauration sur place sera possible.
Adresse : CRDP, 31 B boulevard d'Athènes, 13001 Marseille. Pour tous renseignements, s'adresser au CIRA.
L'invitation au débat

samedi 1 octobre 2005 à 15 h

MARSEILLE (CIRA) : samedi 1er octobre 2005 à 15 heures. Véronique Olivares Salou présentera son livre Les républicains espagnols dans le camp de concentration nazi de Mauthausen. Le devoir collectif de survivre

Cet ouvrage regroupe les témoignages écrits pas ces hommes sur leurs tragiques expériences concentrationnaires, dans Hispanaia , artisan et creuset de la mémoire.

L'historique et la chronologie apportés à cet ouvrage restituent l'ampleur du drame vécu par ces républicains espagnols, défenseurs de la liberté et pourfendeurs de toute dictature.
Nous trouvons dans l'ouvrage:
1) Les raisons de cette guerre civile, l'arrivée en France, l'engagement pour combattre le fascisme, l'arrestation en camp de prisonniers de guerre et les conditions d'incarcération.
2) L'effroyable arrivée à Mauthausen et la noire légende des 186 marches.
3) La situation géographique de ce camp de la mort lente, sa construction, les brimades, le travail de forçat, la mort, l'extermination…
4) La description des bourreaux, leur bestialité, leur cruauté et leur inhumanité au quotidien.
5) La résistance pour la survie, la solidarité, la volonté de témoigner, la libération, le bonheur mêlé à la douleur de la perte des compagnons jusqu'au dernier jour. Et la volonté de témoigner.
6) La création de la FEDIP, ses combats, ses difficultés.

Il est bon de savoir qu'un livre témoignera après eux, auprès des générations futures, du courage de ces êtres. Leurs idéaux, souvent anarchistes, leur permirent de tenir au-delà de l'imaginable et de triompher de l'horreur.

Il y a dans leur cri l'espoir et toujours la lutte. Comme un appel, « se souvenir » reste pour eux une façon de rester vigilant et d'éviter que la « bête immonde » se relève. Il faut faire acte pour eux et faire savoir l'exemplaire courage de ces êtres bannis dans le système concentrationnaire nazi.

Ce livre est un veilleur vigilant sur l'avenir, un acte de solidarité. Nous avons voulu l'éditer en bilingue pour conserver cette culture de la communauté espagnole à travers le chant de sa langue et la faire revivre pour les générations actuelles.

Les auteurs, Pierre Salou et Véronique Olivares Salou respectivement petit-fils et fille d'Angel Olivares, militant anarchiste combattant pour la République espagnole, dans la célèbre colonne Durruti, déporté à Mauthausen, ont voulu, avant qu'il ne soit trop tard, décrire l'idéal, l'espoir, les luttes, l'emprisonnement de ces Républicains qui n'acceptèrent jamais d'être considérés comme des victimes, mais comme de farouches et héroïques combattants, avec la participation de Michel Reynaud, fondateur des éditions Tirésias et auteur de l'ouvrage : Elles et eux et la déportation ?
Ouvrage bilingue : espagnol/français aux Editions Tirésias , Format 16 x 24 - 883 pages, 36 €.
L'invitation au débat

samedi 1 octobre 2005 à 15 h

MARSEILLE (CIRA) : samedi 1er octobre 2005 à 15 heures. Véronique Olivares Salou présentera son livre Les républicains espagnols dans le camp de concentration nazi de Mauthausen. Le devoir collectif de survivre

Cet ouvrage regroupe les témoignages écrits pas ces hommes sur leurs tragiques expériences concentrationnaires, dans Hispanaia , artisan et creuset de la mémoire.

L'historique et la chronologie apportés à cet ouvrage restituent l'ampleur du drame vécu par ces républicains espagnols, défenseurs de la liberté et pourfendeurs de toute dictature.
Nous trouvons dans l'ouvrage:
1) Les raisons de cette guerre civile, l'arrivée en France, l'engagement pour combattre le fascisme, l'arrestation en camp de prisonniers de guerre et les conditions d'incarcération.
2) L'effroyable arrivée à Mauthausen et la noire légende des 186 marches.
3) La situation géographique de ce camp de la mort lente, sa construction, les brimades, le travail de forçat, la mort, l'extermination…
4) La description des bourreaux, leur bestialité, leur cruauté et leur inhumanité au quotidien.
5) La résistance pour la survie, la solidarité, la volonté de témoigner, la libération, le bonheur mêlé à la douleur de la perte des compagnons jusqu'au dernier jour. Et la volonté de témoigner.
6) La création de la FEDIP, ses combats, ses difficultés.

Il est bon de savoir qu'un livre témoignera après eux, auprès des générations futures, du courage de ces êtres. Leurs idéaux, souvent anarchistes, leur permirent de tenir au-delà de l'imaginable et de triompher de l'horreur.

Il y a dans leur cri l'espoir et toujours la lutte. Comme un appel, « se souvenir » reste pour eux une façon de rester vigilant et d'éviter que la « bête immonde » se relève. Il faut faire acte pour eux et faire savoir l'exemplaire courage de ces êtres bannis dans le système concentrationnaire nazi.

Ce livre est un veilleur vigilant sur l'avenir, un acte de solidarité. Nous avons voulu l'éditer en bilingue pour conserver cette culture de la communauté espagnole à travers le chant de sa langue et la faire revivre pour les générations actuelles.

Les auteurs, Pierre Salou et Véronique Olivares Salou respectivement petit-fils et fille d'Angel Olivares, militant anarchiste combattant pour la République espagnole, dans la célèbre colonne Durruti, déporté à Mauthausen, ont voulu, avant qu'il ne soit trop tard, décrire l'idéal, l'espoir, les luttes, l'emprisonnement de ces Républicains qui n'acceptèrent jamais d'être considérés comme des victimes, mais comme de farouches et héroïques combattants, avec la participation de Michel Reynaud, fondateur des éditions Tirésias et auteur de l'ouvrage : Elles et eux et la déportation ?
Ouvrage bilingue : espagnol/français aux Editions Tirésias , Format 16 x 24 - 883 pages, 36 €.
L'invitation au débat

samedi 4 juin 2005 à 15 h

MARSEILLE (CIRA) : samedi 4 juin 2005 à 15 heures.
La Côte d'Ivoire, le Togo… après combien d'autres conflits ou de guerres civiles, produits du colonialisme de l'Afrique. Le néo-colonialisme, c'est toujours du colonialisme, il suffit d'entendre certains néo-colons se plaindre à leur retour à Roissy de ce qu'ils ont perdu et des ennuis que leur a causé leur personnel de maison !
L'Afrique comme fournisseur à bon prix de denrées alimentaires et de minerais, comme l'uranium du Niger. L'Afrique comme financier constant des partis politiques français, principalement de droite mais aussi de gauche. Quelle est la part entre erreurs et traficotages dans les décisions prises depuis les indépendances des années 60 ?
À combien de morts se montent les nombreuses interventions militaires françaises ou onusiennes ?
Quel bilan dans les pays issus des autres empires coloniaux (Angleterre, Portugal, Espagne, Belgique) sans oublier l'Allemagne qui fait actuellement l'inventaire des exactions commises en Namibie pendant sa domination, avant 1918 ? Quel est le rôle de l'autre empire – les USA – dans l'agitation ethnique qui secoue ce continent ? Quelle est l'importance réelle des problèmes de santé et de subsistance alimentaire, ainsi que la pollution exportée par les pays industriels ?
Voilà quelques questions auxquelles Georges Minangoy pourra peut-être nous apporter des réponses et une approche de la réalité locale.
— Georges Minangoy est journaliste et grand reporter pour France 3, en particulier pour l'Afrique. Par ailleurs il est co-réalisateur avec Pierre Carles du film Ni vieux, ni traîtres prochainement sur les écrans.

samedi 4 juin 2005 à 15 h

MARSEILLE (CIRA) : samedi 4 juin 2005 à 15 heures.
La Côte d'Ivoire, le Togo… après combien d'autres conflits ou de guerres civiles, produits du colonialisme de l'Afrique. Le néo-colonialisme, c'est toujours du colonialisme, il suffit d'entendre certains néo-colons se plaindre à leur retour à Roissy de ce qu'ils ont perdu et des ennuis que leur a causé leur personnel de maison !
L'Afrique comme fournisseur à bon prix de denrées alimentaires et de minerais, comme l'uranium du Niger. L'Afrique comme financier constant des partis politiques français, principalement de droite mais aussi de gauche. Quelle est la part entre erreurs et traficotages dans les décisions prises depuis les indépendances des années 60 ?
À combien de morts se montent les nombreuses interventions militaires françaises ou onusiennes ?
Quel bilan dans les pays issus des autres empires coloniaux (Angleterre, Portugal, Espagne, Belgique) sans oublier l'Allemagne qui fait actuellement l'inventaire des exactions commises en Namibie pendant sa domination, avant 1918 ? Quel est le rôle de l'autre empire – les USA – dans l'agitation ethnique qui secoue ce continent ? Quelle est l'importance réelle des problèmes de santé et de subsistance alimentaire, ainsi que la pollution exportée par les pays industriels ?
Voilà quelques questions auxquelles Georges Minangoy pourra peut-être nous apporter des réponses et une approche de la réalité locale.
— Georges Minangoy est journaliste et grand reporter pour France 3, en particulier pour l'Afrique. Par ailleurs il est co-réalisateur avec Pierre Carles du film Ni vieux, ni traîtres prochainement sur les écrans.

samedi 7 mai 2005 à 15 h

MARSEILLE (CIRA) : samedi 7 mai 2005 à 15 heures. Alèssi Dell'Umbria animera une conférence-débat sur Les luttes populaires en Provence et en Occitanie.
Les pays de langue d'oc se caractérisent par une langue et une culture commune, mais n'ont jamais été unifiés politiquement. L'unité leur fut imposée de l'extérieur, par les rois de France et surtout par la République. Et si les Occitans ont participé activement à la chute de l'Ancien Régime, leur adhésion à l'édifice de l'État-nation français n'est jamais allée de soi. Dans le « Midi », être révolutionnaire signifia longtemps remettre en cause le modèle jacobin, autoritaire et centraliste sur lequel se fonda la République française. De 1848 jusqu'à 1914, ces révolutionnaires du « Midi » ont été tout à la fois fédéralistes et internationalistes, comme en témoignèrent les mouvements communalistes de 1871 et la révolte viticole de 1907.
À une époque où la mondialisation du capitalisme remet en cause le modèle politique répressif et uniformisateur de l'État-nation, il est opportun de réexaminer cette expérience historique occultée.
Les Occitans ont ignoré « l'éveil des nationalités », au milieu du XIX° siècle : le « sentiment national » leur demeura étranger, et s'ils y ont sacrifié ce fut en tant que Français, non en tant qu'Occitans. Autant dire que ces pays qui furent l'objet d'une véritable « colonisation intérieure » peuvent, au moment où l'État-Nation se vide de sa substance, apporter une contribution originale au nécessaire dépassement de ce modèle politique et culturel.
Alèssi Dell'Umbria est animateur de l'Ostau dau País Marselhés (Maison du Pays Marseillais), point de rencontre autour de la culture et de la langue occitane.

samedi 7 mai 2005 à 15 h

MARSEILLE (CIRA) : samedi 7 mai 2005 à 15 heures. Alèssi Dell'Umbria animera une conférence-débat sur Les luttes populaires en Provence et en Occitanie.
Les pays de langue d'oc se caractérisent par une langue et une culture commune, mais n'ont jamais été unifiés politiquement. L'unité leur fut imposée de l'extérieur, par les rois de France et surtout par la République. Et si les Occitans ont participé activement à la chute de l'Ancien Régime, leur adhésion à l'édifice de l'État-nation français n'est jamais allée de soi. Dans le « Midi », être révolutionnaire signifia longtemps remettre en cause le modèle jacobin, autoritaire et centraliste sur lequel se fonda la République française. De 1848 jusqu'à 1914, ces révolutionnaires du « Midi » ont été tout à la fois fédéralistes et internationalistes, comme en témoignèrent les mouvements communalistes de 1871 et la révolte viticole de 1907.
À une époque où la mondialisation du capitalisme remet en cause le modèle politique répressif et uniformisateur de l'État-nation, il est opportun de réexaminer cette expérience historique occultée.
Les Occitans ont ignoré « l'éveil des nationalités », au milieu du XIX° siècle : le « sentiment national » leur demeura étranger, et s'ils y ont sacrifié ce fut en tant que Français, non en tant qu'Occitans. Autant dire que ces pays qui furent l'objet d'une véritable « colonisation intérieure » peuvent, au moment où l'État-Nation se vide de sa substance, apporter une contribution originale au nécessaire dépassement de ce modèle politique et culturel.
Alèssi Dell'Umbria est animateur de l'Ostau dau País Marselhés (Maison du Pays Marseillais), point de rencontre autour de la culture et de la langue occitane.

samedi 2 avril 2005 à 15 h

MARSEILLE (CIRA) : samedi 2 avril 2005 à 15 heures. Conférence-débat avec Daniel Colson, auteur de : Trois essais de philosophie anarchiste.
On perçoit mieux, en ce début du XXIe siècle, la force, l'originalité et surtout la cohérence du projet anarchiste, sans aucun doute la seule alternative capable de transformer radicalement la logique de plus en plus contraignante du capitalisme triomphant. Cette force, cette originalité et cette cohérence supposent, entre autres choses, de resituer l'anarchisme dans une histoire sociale et philosophique beaucoup plus ample que sa simple apparition, au milieu du XIXe siècle, et sa seule (mais déterminante) existence ouvrière pendant presque un siècle. Elles supposent surtout de prendre en compte le renouveau libertaire de la seconde moitié du XXe siècle, en particulier à travers ce qu'il est convenu d'appeler la pensée « post-moderne ». C'est à l'intérieur de cette prise en compte que s'inscrit « Les Trois essais de philosophie anarchiste ». Et c'est ici que la discussion est indispensable, dans la mesure où la lecture anarchiste des post-modernes et, surtout, l'apport supposé de ces derniers au projet libertaire, ne vont pas de soi. Ils font l'objet d'une discussion très vive. Et c'est à la poursuite de cette discussion que peut contribuer la rencontre du 2 avril au CIRA de Marseille.
Daniel Colson, Trois essais de philosophie anarchiste, Paris, Leo Scheer Lignes-Manifestes, 2004, 384 p.
L'invitation au débat

samedi 2 avril 2005 à 15 h

MARSEILLE (CIRA) : samedi 2 avril 2005 à 15 heures. Conférence-débat avec Daniel Colson, auteur de : Trois essais de philosophie anarchiste.
On perçoit mieux, en ce début du XXIe siècle, la force, l'originalité et surtout la cohérence du projet anarchiste, sans aucun doute la seule alternative capable de transformer radicalement la logique de plus en plus contraignante du capitalisme triomphant. Cette force, cette originalité et cette cohérence supposent, entre autres choses, de resituer l'anarchisme dans une histoire sociale et philosophique beaucoup plus ample que sa simple apparition, au milieu du XIXe siècle, et sa seule (mais déterminante) existence ouvrière pendant presque un siècle. Elles supposent surtout de prendre en compte le renouveau libertaire de la seconde moitié du XXe siècle, en particulier à travers ce qu'il est convenu d'appeler la pensée « post-moderne ». C'est à l'intérieur de cette prise en compte que s'inscrit « Les Trois essais de philosophie anarchiste ». Et c'est ici que la discussion est indispensable, dans la mesure où la lecture anarchiste des post-modernes et, surtout, l'apport supposé de ces derniers au projet libertaire, ne vont pas de soi. Ils font l'objet d'une discussion très vive. Et c'est à la poursuite de cette discussion que peut contribuer la rencontre du 2 avril au CIRA de Marseille.
Daniel Colson, Trois essais de philosophie anarchiste, Paris, Leo Scheer Lignes-Manifestes, 2004, 384 p.
L'invitation au débat

samedi 5 mars 2005 à 15 h

MARSEILLE (CIRA) : samedi 5 mars 2005 à 15 heures. Conférence-débat avec Pierre Jouventin sur le thème : Science & Société - Un couple en instance de divorce. Alors que les politiques ne pensent qu'à leur réélection, le changement climatique est en marche sans solution de retour. Les USA, qui produisent le plus de gaz à effet de serre, ont rejeté les accords de limitation pour ne pas nuire à leurs industries et mis la main en Irak sur le pétrole, la ressource naturelle la plus vitale qui est en voie d'épuisement. L'écologie n'est plus considérée comme une science et nos Verts se disputent les strapontins pendant que la maison brûle. La plupart des philosophes et scientifiques modernes ont prolongé le mythe prométhéen, le « Croissez et multipliez... Asservissez la nature » des religions monothéistes, sans trop en voir les conséquences et en oubliant une évidence bien connue des "primitifs" : nous sommes inclus dans la nature.  La science par ses applications technologiques a été indirectement la cause de cette accélération prodigieuse de l'histoire et nous devrions arriver dans quelques dizaines d'années aux limites de cette vision à court terme.
Avant d'être économique, la dérive est idéologique et elle atteint des sommets de raffinement chez les sophistes modernes. Par exemple l'offensive la plus efficace contre la raison ne vient plus de la religion ou de la superstition mais de l'intérieur, c'est-à-dire de certains chercheurs des sciences de la culture qui remettent en cause l'objectivité des sciences de la nature par un relativisme extrême. La confusion intellectuelle qui en résulte est pire que l'obscurantisme car elle démobilise les intellectuels et occulte toute solution humaniste. On l'a vu avec l'astrologue Elizabeth Teissier à laquelle des professeurs de l'Université  en sociologie post-moderne ont décerné le titre de Docteur es Sciences...
Il est vrai que les dysfonctionnements croissants de nos sociétés amènent à autrement plus de prudence qu'au Siècle des Lumières ou du Socialisme triomphant lorsque l'avenir humain, aujourd'hui si menaçant, paraissait encore radieux. Au niveau actuel de connaissance, il était pourtant possible de concilier sciences « dures » et « molles », d'éviter une « guerre des sciences », de faire converger sciences de la nature et de la culture, progrès scientifique et social. Dans ce « meilleur des mondes » qui se met en place à marche forcée, il devient urgent d'y voir clair et de ne pas se tromper d'adversaire. La science, voie majeure de compréhension du monde, loin d'être niée, doit être réinvestie et détournée au service de l'homme, bref il s'agit de réhabiliter, s'il est encore temps, une « science avec conscience ».

Pierre Jouventin est directeur de recherche au CNRS
L'invitation au débat

samedi 5 mars 2005 à 15 h

MARSEILLE (CIRA) : samedi 5 mars 2005 à 15 heures. Conférence-débat avec Pierre Jouventin sur le thème : Science & Société - Un couple en instance de divorce. Alors que les politiques ne pensent qu'à leur réélection, le changement climatique est en marche sans solution de retour. Les USA, qui produisent le plus de gaz à effet de serre, ont rejeté les accords de limitation pour ne pas nuire à leurs industries et mis la main en Irak sur le pétrole, la ressource naturelle la plus vitale qui est en voie d'épuisement. L'écologie n'est plus considérée comme une science et nos Verts se disputent les strapontins pendant que la maison brûle. La plupart des philosophes et scientifiques modernes ont prolongé le mythe prométhéen, le « Croissez et multipliez... Asservissez la nature » des religions monothéistes, sans trop en voir les conséquences et en oubliant une évidence bien connue des "primitifs" : nous sommes inclus dans la nature.  La science par ses applications technologiques a été indirectement la cause de cette accélération prodigieuse de l'histoire et nous devrions arriver dans quelques dizaines d'années aux limites de cette vision à court terme.
Avant d'être économique, la dérive est idéologique et elle atteint des sommets de raffinement chez les sophistes modernes. Par exemple l'offensive la plus efficace contre la raison ne vient plus de la religion ou de la superstition mais de l'intérieur, c'est-à-dire de certains chercheurs des sciences de la culture qui remettent en cause l'objectivité des sciences de la nature par un relativisme extrême. La confusion intellectuelle qui en résulte est pire que l'obscurantisme car elle démobilise les intellectuels et occulte toute solution humaniste. On l'a vu avec l'astrologue Elizabeth Teissier à laquelle des professeurs de l'Université  en sociologie post-moderne ont décerné le titre de Docteur es Sciences...
Il est vrai que les dysfonctionnements croissants de nos sociétés amènent à autrement plus de prudence qu'au Siècle des Lumières ou du Socialisme triomphant lorsque l'avenir humain, aujourd'hui si menaçant, paraissait encore radieux. Au niveau actuel de connaissance, il était pourtant possible de concilier sciences « dures » et « molles », d'éviter une « guerre des sciences », de faire converger sciences de la nature et de la culture, progrès scientifique et social. Dans ce « meilleur des mondes » qui se met en place à marche forcée, il devient urgent d'y voir clair et de ne pas se tromper d'adversaire. La science, voie majeure de compréhension du monde, loin d'être niée, doit être réinvestie et détournée au service de l'homme, bref il s'agit de réhabiliter, s'il est encore temps, une « science avec conscience ».

Pierre Jouventin est directeur de recherche au CNRS
L'invitation au débat

samedi 4 décembre 2004 à 15 h

MARSEILLE (CIRA) : samedi 4 décembre 2004 à 15 heures. Sylvie Knoerr présentera le livre consacré à André Arru.
Présentation du livre

samedi 4 décembre 2004 à 15 h

MARSEILLE (CIRA) : samedi 4 décembre 2004 à 15 heures. Sylvie Knoerr présentera le livre consacré à André Arru.
Présentation du livre

samedi 20 novembre 2004 à 16 h 30

PARIS : le samedi 20 novembre 2004, 16 heures 30, Sylvie Knoerr présentera le livre qu'elle a écrit avec Francis Kaigre et qui est consacré à l'oeuvre et à la vie d'André Arru, à la Librairie du Monde libertaire (145 rue Amelot, 75011 Paris ; tél. : 01 48 05 34 08).
Présentation du livre

samedi 20 novembre 2004 à 16 h 30

PARIS : le samedi 20 novembre 2004, 16 heures 30, Sylvie Knoerr présentera le livre qu'elle a écrit avec Francis Kaigre et qui est consacré à l'oeuvre et à la vie d'André Arru, à la Librairie du Monde libertaire (145 rue Amelot, 75011 Paris ; tél. : 01 48 05 34 08).
Présentation du livre

samedi 20 novembre 2004 à 10 h

PARIS (Radio Libertaire) : le samedi 20 novembre 2004 de 10 heures à 11 heures 30 dans les studios de Radio Libertaire, Sylvie Knoerr présentera le livre qu'elle a écrit avec Francis Kaigre et qui est consacré à l'oeuvre et à la vie d'André Arru.
Présentation du livre

samedi 20 novembre 2004 à 10 h

PARIS (Radio Libertaire) : le samedi 20 novembre 2004 de 10 heures à 11 heures 30 dans les studios de Radio Libertaire, Sylvie Knoerr présentera le livre qu'elle a écrit avec Francis Kaigre et qui est consacré à l'oeuvre et à la vie d'André Arru.
Présentation du livre

vendredi 19 novembre 2004 à 19 h 30

PARIS (LA PASSERELLE) : vendredi 19 novembre 2004. Sylvie Knoerr présentera le livre qu'elle a écrit avec Francis Kaigre et qui est consacré à l'oeuvre et à la vie d'André Arru (voir ci-dessous)
Adresse : La Passerelle, 3 rue Saint-Hubert, 75011 Paris (tél. : 01 43 57 04 82 ; courriel : lapasserellequilombo@free.fr).
Présentation du livre

vendredi 19 novembre 2004 à 19 h 30

PARIS (LA PASSERELLE) : vendredi 19 novembre 2004. Sylvie Knoerr présentera le livre qu'elle a écrit avec Francis Kaigre et qui est consacré à l'oeuvre et à la vie d'André Arru (voir ci-dessous)
Adresse : La Passerelle, 3 rue Saint-Hubert, 75011 Paris (tél. : 01 43 57 04 82 ; courriel : lapasserellequilombo@free.fr).
Présentation du livre

samedi 16 octobre 2004 à 15 h

MARSEILLE (CIRA) : samedi 16 octobre 2004. Jean-Hugues Lime présentera son roman La chasse aux enfants, qui met en scène une révolte survenue en 1934 au bagne d'enfants de Belle-Île-en-Mer. A cette occasion, sera projeté un film (Le bois des enfants morts produit par Youssef Charifi et réalisé par Christophe Naigeon) qui évoque un autre bagne d'enfants dans l'Hérault.

samedi 16 octobre 2004 à 15 h

MARSEILLE (CIRA) : samedi 16 octobre 2004. Jean-Hugues Lime présentera son roman La chasse aux enfants, qui met en scène une révolte survenue en 1934 au bagne d'enfants de Belle-Île-en-Mer. A cette occasion, sera projeté un film (Le bois des enfants morts produit par Youssef Charifi et réalisé par Christophe Naigeon) qui évoque un autre bagne d'enfants dans l'Hérault.

samedi 9 octobre 2004 à 15 h

MARSEILLE (CIRA) : samedi 9 octobre 2004 à 15 heures. Clotaire Henez (CIRA) animera une causerie sur le thème : La guerre civile espagnole, un point d'histoire ? : aurait-elle pu connaître une autre issue ? : la responsabilité des anarchistes.

samedi 9 octobre 2004 à 15 h

MARSEILLE (CIRA) : samedi 9 octobre 2004 à 15 heures. Clotaire Henez (CIRA) animera une causerie sur le thème : La guerre civile espagnole, un point d'histoire ? : aurait-elle pu connaître une autre issue ? : la responsabilité des anarchistes.

mardi 28 septembre 2004 à 19 h 30

PARIS (LA PASSERELLE) : mardi 28 septembre 2004 à 19 heures 30. Dans le cadre des Causeries littéraires du CIRA, Ronald Creagh présentera ses deux derniers livres (voir Feuille d’infos #51) et parlera de l’écriture et de la lecture de livres anarchistes.
Adresse : La Passerelle, 3 rue Saint-Hubert, 75011 Paris (tél. : 01 43 57 04 82 ; courriel : lapasserellequilombo@free.fr).

mardi 28 septembre 2004 à 19 h 30

PARIS (LA PASSERELLE) : mardi 28 septembre 2004 à 19 heures 30. Dans le cadre des Causeries littéraires du CIRA, Ronald Creagh présentera ses deux derniers livres (voir Feuille d?infos #51) et parlera de l?écriture et de la lecture de livres anarchistes.
Adresse : La Passerelle, 3 rue Saint-Hubert, 75011 Paris (tél. : 01 43 57 04 82 ; courriel : lapasserellequilombo@free.fr).

mardi 29 juin 2004 à 19 h 30

PARIS (LA PASSERELLE) : mardi 29 juin 2004 à 19 heures 30. Dans le cadre des Causeries littéraires du CIRA, Jean-Hugues Lime présentera son dernier livre La chasse aux enfants (Le Cherche Midi, 2004, 280 p., 17 €). Ce roman évoque les bagnes d'enfants avec un événement aujourd'hui oublié. En août 1934, les enfants du bagne de Belle-Île-en-Mer se révoltent contre la nourriture infecte et les violences quotidiennes. Ils mettent le feu aux bâtiments et s'évadent. La population civile et les touristes organisent alors une véritable chasse aux enfants.
La soirée commencera par la projection du film Le Bois des Enfants Morts, sur le bagne d'enfants de Vailhauquès dans l'Hérault, film réalisé en 2002 par Christophe Naigeon et produit par Youssef Charifi (26 mn).
Adresse : La Passerelle, 3 rue Saint-Hubert, 75011 Paris (tél. : 01 43 57 04 82 ; courriel : lapasserellequilombo@free.fr).

mardi 29 juin 2004 à 19 h 30

PARIS (LA PASSERELLE) : mardi 29 juin 2004 à 19 heures 30. Dans le cadre des Causeries littéraires du CIRA, Jean-Hugues Lime présentera son dernier livre La chasse aux enfants (Le Cherche Midi, 2004, 280 p., 17 ?). Ce roman évoque les bagnes d'enfants avec un événement aujourd'hui oublié. En août 1934, les enfants du bagne de Belle-Île-en-Mer se révoltent contre la nourriture infecte et les violences quotidiennes. Ils mettent le feu aux bâtiments et s'évadent. La population civile et les touristes organisent alors une véritable chasse aux enfants.
La soirée commencera par la projection du film Le Bois des Enfants Morts, sur le bagne d'enfants de Vailhauquès dans l'Hérault, film réalisé en 2002 par Christophe Naigeon et produit par Youssef Charifi (26 mn).
Adresse : La Passerelle, 3 rue Saint-Hubert, 75011 Paris (tél. : 01 43 57 04 82 ; courriel : lapasserellequilombo@free.fr).

samedi 12 juin 2004 à 15 h

MARSEILLE (CIRA) : samedi 12 juin 2004 à 15 heures. Roland Breton présentera l’Atlas des langues du monde (Autrement, 2003, 79 p., 14,95€). Il a étudié les 6000 langues encore parlées sous leurs aspects géopolitique, historique et démographique. La diversité des cultures humaines fondées sur la multiplicité des patrimoines linguistiques doit être protégée. Roland Breton est géographe, historien et politologue. Il est l’auteur de plusieurs ouvrages sur les ethnies, les peuples, les civilisations et leurs langues.
Compte-rendu de lecture des cafés géographiques
L'invitation au débat

samedi 12 juin 2004 à 15 h

MARSEILLE (CIRA) : samedi 12 juin 2004 à 15 heures. Roland Breton présentera l?Atlas des langues du monde (Autrement, 2003, 79 p., 14,95?). Il a étudié les 6000 langues encore parlées sous leurs aspects géopolitique, historique et démographique. La diversité des cultures humaines fondées sur la multiplicité des patrimoines linguistiques doit être protégée. Roland Breton est géographe, historien et politologue. Il est l?auteur de plusieurs ouvrages sur les ethnies, les peuples, les civilisations et leurs langues.
Compte-rendu de lecture des cafés géographiques
L'invitation au débat

samedi 15 mai 2004 à 15 h

MARSEILLE (CIRA) : samedi 15 mai 2004 à 15 heures. Conférence-débat avec Marc Prévotel et Jo Salamero sur l'Anarcho-syndicalisme. Ils nous présenteront le livre collectif auquel ils ont participé : L’Anarcho-syndicaliste. Des anarchistes dans la lutte des classes de 1960 à aujourd’hui.
Ce livre est une sélection d’articles parus dans le journal l’Anarcho-syndicaliste suivant un ordre chronologique, mais une présentation thématique figure en fin de volume. Les autres participants à cet ouvrage sont notamment : Alexandre Hébert, Serge Mahé, Hervé Hochard, Christian Pierrali… et les différents textes sont présentés par Christophe Bitaud.
L’ouvrage est édité par l’association Les Groupes Fernand Pelloutier dont le but est : « Aider à la diffusion des écrits et idées de Fernand Pelloutier et des anarcho-syndicalistes dans le mouvement syndical ouvrier ainsi que de ceux qui leur ont consacré des études (écrits, audio, vidéo), organiser régulièrement des réunions, des conférences et autres manifestations ».

samedi 15 mai 2004 à 15 h

MARSEILLE (CIRA) : samedi 15 mai 2004 à 15 heures. Conférence-débat avec Marc Prévotel et Jo Salamero sur l'Anarcho-syndicalisme. Ils nous présenteront le livre collectif auquel ils ont participé : L?Anarcho-syndicaliste. Des anarchistes dans la lutte des classes de 1960 à aujourd?hui.
Ce livre est une sélection d?articles parus dans le journal l?Anarcho-syndicaliste suivant un ordre chronologique, mais une présentation thématique figure en fin de volume. Les autres participants à cet ouvrage sont notamment : Alexandre Hébert, Serge Mahé, Hervé Hochard, Christian Pierrali? et les différents textes sont présentés par Christophe Bitaud.
L?ouvrage est édité par l?association Les Groupes Fernand Pelloutier dont le but est : « Aider à la diffusion des écrits et idées de Fernand Pelloutier et des anarcho-syndicalistes dans le mouvement syndical ouvrier ainsi que de ceux qui leur ont consacré des études (écrits, audio, vidéo), organiser régulièrement des réunions, des conférences et autres manifestations ».

samedi 17 avril 2004 à 21 h

MARSEILLE (THEATRE TOURSKY) : samedi 17 avril 2004 à partir de 15 heures. Nuit de l'Anarchie. A partir de 15 heures, on pourra voir une exposition sur la propagande par le fait. Une conférence sur le même sujet aura lieu à 17 heures. La soirée commencera à 21 heures.
1ère partie : Caserio Anarchiste, pièce écrite par Roger Défossez et interprétée par la troupe Les Larrons. Elle retrace trois jours de la vie de Santo Jeronimo Caserio. Il est alors en prison et attend son procès et sa condamnation à mort. Le 24 juin 1894, il avait poignardé le président de la République Sadi Carnot en criant “ Vive l'anarchie ! ”.
2ème partie : La Commune. Avec Marianne Sergent et Daniel Gros, L'histoire de La Commune y est évoquée en sept couplets.
Le tarif unique est de 13 euros.
Adresse : Théâtre Toursky, 16 promenade Léo Ferré (eh, oui !), 13003 Marseille (tél. : 04 91 02 58 35). site web du Théâtre TOURSKY

samedi 17 avril 2004 à 21 h

MARSEILLE (THEATRE TOURSKY) : samedi 17 avril 2004 à partir de 15 heures. Nuit de l'Anarchie. A partir de 15 heures, on pourra voir une exposition sur la propagande par le fait. Une conférence sur le même sujet aura lieu à 17 heures. La soirée commencera à 21 heures.
1ère partie : Caserio Anarchiste, pièce écrite par Roger Défossez et interprétée par la troupe Les Larrons. Elle retrace trois jours de la vie de Santo Jeronimo Caserio. Il est alors en prison et attend son procès et sa condamnation à mort. Le 24 juin 1894, il avait poignardé le président de la République Sadi Carnot en criant ? Vive l'anarchie ! ?.
2ème partie : La Commune. Avec Marianne Sergent et Daniel Gros, L'histoire de La Commune y est évoquée en sept couplets.
Le tarif unique est de 13 euros.
Adresse : Théâtre Toursky, 16 promenade Léo Ferré (eh, oui !), 13003 Marseille (tél. : 04 91 02 58 35). site web du Théâtre TOURSKY

samedi 3 avril 2004 à 15 h

MARSEILLE (CIRA) : samedi 3 avril 2004 à 15 heures. Cathy Ytak et Eric Coulaud présenteront le site Internet qu’ils ont conçu L’Ephéméride anarchiste. Ils parleront des aspects techniques de ce site, des réactions qu’il a suscitées, de la recherche d’archives et de traces de militants. Ils évoqueront aussi leur site Anarchisme et naturisme.

samedi 3 avril 2004 à 15 h

MARSEILLE (CIRA) : samedi 3 avril 2004 à 15 heures. Cathy Ytak et Eric Coulaud présenteront le site Internet qu?ils ont conçu L?Ephéméride anarchiste. Ils parleront des aspects techniques de ce site, des réactions qu?il a suscitées, de la recherche d?archives et de traces de militants. Ils évoqueront aussi leur site Anarchisme et naturisme.

mardi 23 mars 2004 à 19 h 30

PARIS (LA PASSERELLE) : mardi 23 mars 2004 à 19 heures 30. Dans le cadre des Causeries littéraires du CIRA, Marie-May Nielsen présentera le livre de sa mère May Picqueray May la réfractaire qui vient d’être réédité.
Adresse : La Passerelle, 3 rue Saint-Hubert, 75011 Paris (tél. : 01 43 57 04 82 ; courriel : lapasserellequilombo@free.fr ).

mardi 23 mars 2004 à 19 h 30

PARIS (LA PASSERELLE) : mardi 23 mars 2004 à 19 heures 30. Dans le cadre des Causeries littéraires du CIRA, Marie-May Nielsen présentera le livre de sa mère May Picqueray May la réfractaire qui vient d?être réédité.
Adresse : La Passerelle, 3 rue Saint-Hubert, 75011 Paris (tél. : 01 43 57 04 82 ; courriel : lapasserellequilombo@free.fr ).

samedi 6 mars 2004 à 15 h

MARSEILLE (CIRA) : samedi 6 mars 2004, à 15 heures. En Palestine, quels enjeux ? est le titre d?une causerie-débat qu?animera Michel Bracco. Il posera la question ainsi : comment le « conflit israélo-palestinien » participe-t-il du système-monde ? Il examinera notamment les rapports entre nation, Etat et territoire. Michel Bracco est chercheur indépendant, il a participé en 2001 à un colloque sur l?ONU et la Palestine.

samedi 7 février 2004 à 15 h

MARSEILLE (CIRA) : samedi 7 février 2004 à 15 heures. André Not animera une discussion sur le thème N?y a-t-il qu?une seule littérature prolétarienne ? à l?occasion de la parution du livre Autour d?Henry Poulaille et de la littérature prolétarienne : études réunies par André Not et Jérôme Radwan. Publications de l?Université de Provence, 2003. 235 p.

vendredi 19 décembre 2003 à 20 h

PARIS (LA PASSERELLE) : vendredi 19 décembre 2003 à 20 heures. Dans le cadre des Causeries littéraires du CIRA, Sylvain Boulouque présentera son livre Les anarchistes français face aux guerres coloniales : 1945-1962 (Atelier de création libertaire, 2003, 11,50 ?). Une chronique de ce livre est parue dans La Feuille d'infos #42.
Adresse : La Passerelle, 3 rue Saint-Hubert, 75011 Paris (tél. : 01 43 57 04 82 ; courriel : lapasserellequilombo@free.fr).

samedi 6 décembre 2003 à 15 h

MARSEILLE (CIRA) : samedi 6 décembre 2003 à 15 heures. Un débat sur les guerres coloniales aura lieu avec deux invités qui viennent chacun de publier un livre. Hélène Bracco présentera Pour avoir dit non : ils refusèrent de se battre pour l?Algérie française, Paris-Méditerranée, 2003, 16 ?. Sylvain Boulouque parlera de Les anarchistes français face aux guerres coloniales : 1945-1962, Atelier de création libertaire, 2003, 11,50 ?.

samedi 10 mai 2003 à 15 h

MARSEILLE (THEATRE TOURSKY) : samedi 10 (de 15 à 22 heures) et dimanche 11 mai 2003 (de 11 à 19 heures). Le CIRA organise la Foire aux livres anarchistes de Marseille (FLAM).
Le programme sera ici sous peu.
Voici la très belle affiche de cette manifestation.
Le site du théâtre Toursky

samedi 5 avril 2003 à 15 h

MARSEILLE (THEATRE TOURSKY) : samedi 5 avril 2003 à 15 heures. Roger Vignaud présentera son livre consacré à Gaston Crémieux (Edisud, 2003, 21 ?). Né à Nîmes en 1836, Gaston Crémieux était avocat, partisan de la République sociale et universelle, défenseur de tous les opprimés. En 1871, il est le principal acteur de la Commune de Marseille qui dure quinze jours. Condamné à mort, il sera fusillé. Roger Vignaud est lui aussi avocat à Marseille et prépare un Dictionnaire général de la Commune de Marseille. Cette rencontre organisée par le CIRA aura lieu dans le cadre des Universités populaires du Théâtre Toursky (16 promenade Léo Ferré, 13003 Marseille).
Voir la fiche de présentation du débat

Sur le sujet on peut consulter La Commune de Marseille 1871 : Arlérini, Bastelica, Gaston Crémieux

samedi 1 mars 2003 à 15 h

MARSELLE (CIRA) : samedi 1er mars 2003 à 15 heures. Liliane Meffre présentera son livre Carl Einstein, 1885-1940 : itinéraires d'une pensée moderne (Presses de l'université de Paris-Sorbonne, 2002, 344 p. 30 €). Né en 1885 en Allemagne, il fut romancier, essayiste, scénariste, historien et critique d'art. Il a été spartakiste pendant la Révolution allemande de 1918. En 1936, il a combattu en Espagne dans les rangs de la Colonne Durruti. A la mort de cet homme qu'il admirait, il prononça un discours à la radio de Barcelone. Afin d'éviter de tomber aux mains des nazis, il se suicida en 1940.
On peut utilement lire la critique du livre par Philippe Dagen dans Le Monde des Livres du 31.10.2002.

samedi 8 février 2003 à 15 h

MARSEILLE (CIRA) : Cédric Dupont présentera le livre qu'il vient de publier Ils ont osé ! (Los Solidarios-Las Solidarias, 2002, 404 p. 15 €). Cet ouvrage présente des témoignages et des chroniques de la Révolution espagnole (1936-1939).
L'opinion d'Anarlivres
Dans « Ils ont osé ! », le texte de Cédric Dupont sert de fil conducteur, les articles de presse de l'époque, les photos et les magnifiques reproductions d'affiches de la CNT-FAI viennent en illustration pour étayer son propos. Ainsi sont abordés le soulèvement du 18 juillet, la révolution dans l'industrie, les collectivités agraires, la révolution sociale, sans oublier la révolution artistique qui est un sujet encore trop peu abordé par les études concernant l'Espagne de 1936 à 1939. Ce montage dynamique donne l'impression d'un reportage au quotidien, facilitant la lecture, rendant vivants et presque palpables les événements. Un seul regret, l'étroitesse de la maquette contraint textes et illustrations comme dans un carcan. Le souffle de la révolution aurait demandé plus d'espace. Il n'en reste pas moins un ouvrage indispensable pour faire connaissance avec ces moments forts et rares d'égalité, de liberté et d'autogestion. A lire et à faire découvrir, pour montrer l'exemple : « Des libertaires racontent au présent… un autre futur. »

samedi 14 décembre 2002 à 15 h

MARSEILLE (CIRA) : Lou Marin animera une rencontre-débat sur le thème Histoire de l'anarchisme de langue allemande de Max Stirner à nos jours. Lou Marin est un collaborateur de la revue Graswurzelrevolution. Attention, la date indiquée pour cette rencontre dans certains exemplaires de La Feuille #34 n'est plus valable

samedi 9 novembre 2002 à 15 h

MARSEILLE (CIRA) : Claire Auzias présentera le livre collectif Un Paris révolutionnaire (Dagorno, 2001. 382 p. 29,74 €).

samedi 12 octobre 2002 à 15 h

MARSEILLE (CIRA) : Ronald Creagh animera une conférence-débat sur le thème Les grandes émotions : comment décider ? Face à des situations exceptionnelles, comme les attentats du 11 septembre 2001 ou la menace des extrêmes droites, quelles valeurs faut-il défendre ?
A ce propos on peut lire sur le site du Forum de recherche sur l'anarchisme Le jour où le monde a changé de Ronald Creagh.

samedi 5 octobre 2002 à 15 h

A Marseille au Théâtre TOURSKY, Depuis 1994, Richard Martin organise La Nuit de l'anarchie et des Archers. Cette année un hommage sera rendu à Louise Michel. Le CIRA sera présent avec la présentation d'une exposition, la tenue d'un stand librairie à partir de 15 heures et une conférence de Claire Auzias à 18 heures. On pourra ensuite voir à 21 heures une pièce de théâtre de Pierre Humbert : Louise Michel, la vierge rouge. Enfin, Michèle Bernard interprétera L'oiseau noir du champ fauve, cantate pour Louise Michel. Le tarif unique est de 12,20 euros.
Adresse : Théâtre Toursky, 16 promenade Léo Ferré (eh, oui !), 13003 Marseille (tél. : 04 91 02 58 35). site web du Théâtre TOURSKY

samedi 28 septembre 2002 à 14 h 15

A Marseille au Théâtre TOURSKY, Le CIRA organise un colloque consacré à Han Ryner (1861-1938) le 28 septembre 2002 à partir de 14 h 15 et dimanche 29 à partir de 9 h, au théâtre Toursky, Marseille. Le colloque abordera la vie, l'oeuvre, la philosophie de cet anarchiste individualiste, ainsi que son intérêt pour la langue provençale.
Le programme détaillé du colloque

samedi 4 mai 2002 à 15 h

MARSEILLE (CIRA) : Michel Barbe, historien, nous parlera du coup d’Etat de 1851 du futur Napoléon III. Les principaux actes de résistance eurent lieu dans le sud-est de la France.

samedi 20 avril 2002 à 15 h

MARSEILLE (CIRA) : Gilbert Roth continuera un cycle de discussions sur l’histoire de l’anarchisme, intitulé Les 4 saisons de l’anarchisme. Au cours de cette dernière séance (L’hiver : de 1940 à 1968), seront présentés la deuxième Guerre mondiale, la reconstruction du mouvement anarchiste, Mai 1968 ainsi que les aspects culturels de l’anarchisme.

samedi 16 mars 2002 à 15 h

MARSEILLE (CIRA) : Gilbert Roth continue le cycle de discussions sur l'histoire de l'anarchisme, intitulé Les 4 saisons de l'anarchisme. Pendant cette deuxième séance (L'automne : de 1914 à 1940), seront présentés les révolutions russe et espagnole, l'affaire Sacco et Vanzetti, l'individualisme, le néo-malthusianisme, la littérature prolétarienne…

samedi 2 mars 2002 à 15 h

MARSEILLE (CIRA) : Denise Reyre nous parlera du sujet de la thèse qu'elle a soutenue à l'Université de Provence en juin 2000. Elle a pour titre  : Anarchisme et anarchie dans l'œuvre de Jean Giono. Elle y expose comment Giono a transféré dans son œuvre ses convictions libertaires et plus particulièrement les notions de pacifisme, d'humanité et de générosité.
Dans la famille Giono, on est libertaire de père en fils. Le grand-père, puis le père de Jean Giono passent pour être des anarchistes : le premier "carbonaro italien et forban révolutionnaire", le second, "quarante-huitard et guérisseur de plaies humaines". Cependant, l'image du père, communément appelé "le père Jean", n'a pas totalement gommé celle de la mère, parangon de nombreuses femmes libertaires de l'œuvre. L'expérience contadourienne (1935-1939) de l'homme Jean Giono a vu la mise en place d'une communauté sur le plateau de Contadour, comme le personnage de Bobi (Que ma joie demeure) l'avait fait sur le plateau Grémone. L'apologie de la nature et le retour aux vraies richesses au sein d'une communauté où l'homme, pacifiste inconditionnel, ne peut vivre qu'en harmonie avec lui-même. Giono a transféré dans son oeuvre ses convictions libertaires, avec pour devise : pacifisme, humanité et générosité.

samedi 16 février 2002 à 15 h

MARSEILLE (CIRA) : Gilbert Roth commence un cycle de discussions sur l'histoire de l'anarchisme. Il sera intitulé Les 4 saisons de l'anarchisme. Pendant la première séance (Le printemps et l'été : des origines à 1918), seront présentés les théoriciens, la Commune, l'anarcho-syndicalisme, la propagande par le fait…

samedi 2 février 2002 à 15 h

MARSEILLE (CIRA) : Jean-Marc Izrine nous parlera de l'histoire du mouvement libertaire juif. En 1998, il a publié Les libertaires du Yiddishland, Alternative libertaire et Le Coquelicot, 93 p.

samedi 19 janvier 2002 à 15 h 30

A Marseille au Théâtre TOURSKY, Ronald Creagh présentera sa brochure qui vient de paraître à l'Atelier de création libertaire (41 p., 4,50 €). Elle a pour titre Terrorisme : entre spectacle et sacré. C'est une analyse libertaire de la situation créée par les attentats aux Etats-Unis. Ronald est directeur du CIRCAN (Centre d'informations et de recherches sur les cultures d'Amérique du Nord). Il est professeur émérite à l'Université Paul-Valéry de Montpellier. Cette rencontre est organisée par le CIRA.


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