Feuille d'infos du CIRA #196

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samedi 9 septembre 2017
MARSEILLE (CIRA) : Un autre futur pour le Kurdistan ? : Municipalisme libertaire et confédéralisme démocratique par Pierre Bance la suite...

Toutes les annonces de la dernière Feuille d'Infos du CIRA (#196 de juillet-août 2017 au format html ou au format pdf
À écouter
Tables rondes de la FLAM 2015
Foire aux livres anarchistes de Marseille

La plupart des parlementaires sont corrompus d’avance.
(Sébastien Faure)

RENCONTRES

VAZERAC (TARN-ET-GARONNE) : du dimanche 16 juillet au mercredi 26 juillet 2017. L’Organisation communiste libertaire (OCL) organise les Rencontres libertaires du Quercy pour créer un espace de dialogue et d’échanges. Cette année, les thèmes abordés seront : les mineurs étrangers isolés, l’implantation des éoliennes, la lutte de Bure, la situation à Gaza, l’écologie politique, la famille patriarcale… Les rencontres ont lieu dans un gîte entouré de terrains où l’on peut camper. Les repas sont organisés et pris en commun. Les frais de séjour  sont établis en fonction des revenus.
Adresse : La Maison carrée, Lauzeral, 82220 Vazerac. Renseignements et inscriptions : OCL Égrégore, BP 81213, 51058 Reims cedex (courriel : oclibertaire@hotmail.com ; téléphone : 06 41 42 00 06). Sur Internet : http://www.oclibertaire.lautre.net

PUBLICATIONS

Les livres qui sont présentés dans La Feuille d’infos sont disponibles chez votre libraire préféré-e ou aux adresses parfois mentionnées.

BANDE DESSINÉE. Nathalie Lemel (1826-1921) a participé activement à la Commune de Paris aux côtés d’Eugène Varlin et de Louise Michel. De retour du bagne, elle continue la lutte pour les droits des femmes et des enfants. Auparavant, pendant le siège de Paris par les Prussiens, elle avait semé des graines sous la neige, appelées à germer bien plus tard. Cette anecdote donne son titre à cette BD très bien documentée.
Des graines sous la neige : Nathalie Lemel, communarde visionnaire texte de Roland Michon, dessins de Laëtitia Rouxel. Locus solus, 2017. 144 pages. 23,90 euros.
Sur Internet, on pourra lire un entretien avec les auteur-e-s : http://www.auracan.com/Interviews/368-interview-entretien-avec-roland-michon-et-laetitia-rouxel.html

CAMPEMENTS. Rage de camp est un livre ressource pour aider à l’organisation d’événements autogérés. Les auteur-e-s font partager leurs expériences acquises dans divers campements politiques : camp action climat, antiG8-G20, NoBorder, VMC-Bure… Les éléments techniques et logistiques doivent cohabiter avec l’anti-autoritarisme et l’écologie politique. On y apprendra donc à nourrir des centaines de personnes, à pratiquer ou non le prix libre, à produire ou récupérer l’électricité, à dialoguer dans plusieurs langues, à organiser des commissions et des équipes légales et médicales…
Rage de camp : pistes et outils pour des campements autogérés. 2016. 325 pages. Le livre a un coût de revient de 7 euros mais il est distribué à prix libre. Renseignements : https://ragedecamp.eu.org/

FIN DU MONDE. Quinzinzinzili est le curieux titre d’un roman de contre-utopie publié en 1935 par Régis Messac (1893-1945). Après une nouvelle guerre mondiale, un cataclysme ravage la terre. Les seuls survivants sont un adulte et un groupe d’enfants qui vont recréer une société superstitieuse, violente et au langage appauvri. L’auteur était enseignant, pacifiste convaincu, proche des libertaires et des écrivains prolétariens. Il est l’auteur de l’une des premières thèses sur le roman policier. Membre de la Résistance, il est déporté et meurt quelque part en Allemagne. Quinzinzinzili est aussi le nom d’une revue trimestrielle publiée par la Société des amis de Régis Messac (34 numéros sont déjà parus). Elle publie des études sur Régis Messac et ses amis ainsi que des extraits de son œuvre, en particulier ses chroniques littéraires.
Quinzinzinzili par Régis Messac. La Table ronde, 2017. 200 pages. (La petite Vermillon ; 438). 7,10 euros.
Adresse : Société des amis de Régis Messac, 71 rue de Tolbiac, 75013 Paris  (tél. : 09 54 13 87 88 ; courriel : amis@regis-messac.fr). L’abonnement est de 24 euros pour un an  (chèque à l’ordre de la Société des amis de Régis Messac).
Sur Internet : www.regis-messac.fr

YVES LE MANACH. Né en 1942, ce Parisien d’origine bretonne vit à Bruxelles depuis les années 1970. Ouvrier ajusteur, il découvre Socialisme et barbarie, l’Internationale situationniste… En 1973, les éditions Champ libre publient son livre Bye-bye turbin qui rencontre un certain succès. Dans les années 1990, il écrit dans le journal belge Alternative libertaire. À partir de 1997, il commence la publication de petits textes qu’il appelle Artichauts de Bruxelles dans lesquels il parle de tout : des jardins, de l’espèce humaine, de la dépression, de l’aube originelle… Yves Le Manach, qui ne se considère pas comme un écrivain prolétarien, a publié plusieurs livres aux éditions La Digitale. Le « fritisme » (2004) notamment, vise à démontrer de façon très sérieuse que la frite n’est pas belge mais qu’elle est une invention bretonne. Je suis une usine est un texte inédit qui a été écrit il y a plus de quarante ans. Il décrit le quotidien du travailleur en usine.
Je suis une usine par Yves Le Manach. Lunatique, 2017. 220 pages. (Parler debout). 20 euros.

EUGÉNIE MARKON. Née en 1902, Eugénie Markon est fille de la bourgeoisie juive intellectuelle de Pétrograd. Elle dénonce le coup d’État bolchevique et prend parti pour les insurgés de Cronstadt et les anarchistes en exil. Elle épouse le poète anarchiste futuriste Alexandre Iaroslavski. Après l’arrestation de celui-ci, elle fréquente les bas-fonds de Pétrograd et de Moscou et pratique le vol pour survivre. Elle veut faire évader son mari mais elle est internée à son tour dans les îles Solovki, un archipel de la mer Blanche, annonciateur du Goulag. Elle refuse le travail forcé, insulte ses gardiens et ses bourreaux. Quelques mois avant son exécution (1931), elle écrit son autobiographie. Ce texte étonnant et émouvant a été retrouvé intact dans les archives de la police d’Arkhangelsk par Irina Fligué, responsable de l’association Mémorial qui œuvre pour la révision de l’histoire officielle du stalinisme.
Révoltée par Evguénia Iaroslavskaïa-Markon ; avant-propos d’Olivier Rolin ; postface d’Irina Fligué. Seuil, 2017. 173 pages. (Fiction & Cie). 16 euros.

MIRBEAU. L’écrivain libertaire Octave Mirbeau (1848-1917) est mort il y a cent ans. Nos institutions, qui, d’habitude, aiment bien les commémorations, sont plutôt discrètes. Le Musée d’Orsay a même refusé de lui rendre hommage alors qu’il a défendu avec acharnement les artistes d’avant-garde de son temps. Mais Octave Mirbeau est surtout l’un des plus grands écrivains contestataires. Pamphlétaire redouté, il s’est élevé contre l’arbitraire, contre la censure, contre les collusions de la Justice et de l’armée, de l’Église et des riches. Il a joué un rôle important dans la défense d’Alfred Dreyfus. Quelques rééditions de ses œuvres sont parues : Sébastien Roch, La grève des électeurs et ses Écrits politiques. Les Éditions Libertaires proposent une biographie. Et l’on pourra relire Le journal d’une femme de chambre, L’abbé Jules ou Les affaires sont les affaires. Depuis 1994, la Société Octave Mirbeau publie les Cahiers qui contribuent à mieux faire connaître la vie et l'œuvre de cet écrivain. Au sommaire de ce numéro : des études, des documents, des témoignages et une bibliographie.
Écrits politiques par Octave Mirbeau. L’Herne, 2017. 104 pages. (Carnets de L’Herne). 7,50 euros. La grève des électeurs par Octave Mirbeau. Suivi de Les moutons noirs par Cécile Rivière. Nouvelle édition. Allia, 2017. 48 pages. 3,10 euros. La grève des électeurs par Octave Mirbeau. Suivi de L’État peut nuire gravement à la santé par Mikael Moazan. La Part commune, 2017. 68 pages. 5,90 euros. Sébastien Roch par Octave Mirbeau. Bleu autour, 2017. 352 pages. (Classiques Bleu autour). 29 euros. Octave Mirbeau : le gentleman-vitrioleur : 1848-1917 par Alain (Georges) Leduc. Les Éditions Libertaires, 2017. 230 pages. 15 euros. Cahiers Octave Mirbeau n° 24. Société Octave Mirbeau, 2017. 340 pages. 26 euros.
Adresse : Société Octave Mirbeau, 10 rue André Gautier, 49000 Angers (tél. : 02 41 66 84 64 ; courriel : michel.mirbeau@free.fr). Sur Internet : http://www.mirbeau.org/societe.html Ce site recense tous les événements liés à l’anniversaire de Mirbeau.

RANCIÈRE. Parmi les philosophes impliqués dans le mouvement social, Jacques Rancière (né en 1940) est sans doute le plus radical dans ses analyses politiques. Il est le plus proche des idées libertaires et du projet communiste. Dans ce livre, il aborde avec Éric Hazan de nombreux sujets : le peuple, la démocratie, la représentation, les révolutions, les insurrections d’hier et d’aujourd’hui et surtout le temps. Le temps présent est celui où continuent d’exister les liens de servitude mais où s’inventent les chemins de l’émancipation.
En quel temps vivons-nous ? par Jacques Rancière, conversations avec Éric Hazan. La Fabrique, 2017. 80 pages. 10 euros.

INTERNET

LE GRAIN DU CAD. Créé en 1997, le Centre Ascaso Durruti (CAD) de Montpellier est un lieu de conservation mais aussi d’échanges. La bibliothèque se compose d’environ 5 000 ouvrages en plusieurs langues qui ont été donnés par Abel Paz (Diego Camacho, 1921-2009). Ces livres sont consacrés à l’anarchisme et à la révolution espagnole. Des ateliers, des débats y ont lieu régulièrement. Le Grain du CAD est une lettre trimestrielle publiée sur le site du Centre. Au sommaire de ce premier numéro (juin 2017) : l’abstention, un entretien avec Antonio Altarriba l’auteur de la BD L’art de voler, des nouvelles des activités du CAD…
Adresse : Centre Ascaso-Durruti, 25 rue Xavier Dezeuze, 34070 Montpellier (courriel : cad@ascaso-durruti.info).
Sur Internet : https://ascaso-durruti.info/legrainducad/grainjuin2017.html

COPINAGE

COMM’UNE IDÉE. L’association Comm’une idée édite un agenda culturel mensuel appelé Maïstrau (« mistral » en provençal). Il recense les manifestations artistiques et culturelles associatives et/ou alternatives dans une région qui va du sud du Lubéron aux pourtours de l’Étang de Berre. L’association a pour projet, du côté de Lambesc (Bouches-du-Rhône), l’ouverture d’un « café prétexte »  solidaire et créatif, espace de création et de partage de savoir-faire.
Renseignements : courriel, commeuneidee13@gmail.com Sur Internet : www.niaproun.net/?page-comm-une-idee

PHILIPPINES. Feral Crust est un collectif éco-anarchiste de Davao, une ville de l’île de Mindanao (Philippines). Son objectif est de créer une commune rurale autogérée à Marilog, dans une zone montagneuse afin d’y encourager la réémergence de pratiques d’autosubsistance et d’écologie. Ils et elles recherchent donc du soutien pour financer l’achat d’un demi hectare de terres, ce qui représente entre 50 000 et 80 000 pesos (entre 900 et 1500 euros). Leur implication depuis les années 1990 est allée d’un infoshop à Manille, d’une école anarchiste mobile à différents travaux d’éditions et à la participation à de nombreuses campagnes de résistance à des projets d’extractions minières, en solidarité avec différents groupes indigènes. La constitution de cette commune a pour but de dépasser les limites rencontrées dans leurs précédents espaces en milieu urbain.
Renseignements : courriel, feralcrust@riseup.net Sur Internet : https://feralcrust.noblogs.org/

¡SALUD!

JOAQUINA. Née en 1917 à La Corogne (Galice), Joaquina Dorado Pita émigre avec ses parents à Barcelone en 1934. Tapissière, elle adhère à la CNT et participe à la Révolution de juillet 1936. En 1939, elle passe les Pyrénées, est internée dans plusieurs camps, s’évade plusieurs fois. Après 1945, elle reprend la lutte clandestine en Espagne. Arrêtée en 1948, elle est torturée pendant plusieurs jours et perd un rein. Libérée, elle continue la lutte avec Francisco Sabaté puis repasse en France en 1957. Là, elle s’oppose aux bureaucrates de la CNT. Elle est décédée à Barcelone le 14 mars 2017, elle avait presque 100 ans ! ¡Que la tierra te sea leve!, comme l’on dit au-delà des Pyrénées.


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