Feuille d'infos du CIRA #199

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samedi 16 décembre 2017
MARSEILLE (CIRA) : Sur Brassens et autres « enfants » d'Italiens par Isabelle Felici, avec la participation musicale de Meille la suite...

Toutes les annonces de la dernière Feuille d'Infos du CIRA (#199 de novembre 2017 au format html ou au format pdf
À écouter
Tables rondes de la FLAM 2015
Foire aux livres anarchistes de Marseille

Rien ne sert d’être vivant, s’il faut que l’on travaille. (André Breton)

RENCONTRES

TOULOUSE : samedi 25 novembre 2017 de 10 heures à 19 heures. L’AAEL (Association pour l’art et l’expression libre) organise la onzième édition de l’Anarphabète, rencontres autour du livre à Toulouse. Au programme : stands d’éditeurs différents et alternatifs, débats, exposition, buvette et animations. Le CIRA de Marseille y sera présent.
Adresse : Le Hangar de la Cépière, 8 bis rue de Bagnolet, 31100 Toulouse (courriel : aael-toulouse@sfr.fr).
Sur Internet : http://aael-toulouse.eklablog.com/

PUBLICATIONS

Les livres qui sont présentés dans La Feuille d’infos sont disponibles chez votre libraire préféré·e ou aux adresses parfois mentionnées.

CASTORIADIS. Cornelius Castoriadis (1922-1997) est un philosophe, économiste et psychanalyste grec. Il est l’un des fondateurs du groupe Socialisme ou barbarie. Formé par le marxisme, il en a constaté très vite les impasses. Dans ses écrits, il a voulu réinventer la révolution en défendant un « projet d’autonomie ». Celui-ci reste à construire pour que naisse une société où le peuple se gouverne sans l’intervention d’une classe dirigeante. Il n’a pas rédigé de programme, son « projet » est autant imaginaire qu’expérience. Les auteurs de ce livre proposent une synthèse claire de la pensée politique de Castoriadis.
Pour l’autonomie : la pensée politique de Castoriadis par Philippe Caumières et Arnaud Tomès. L’Échappée, 2017. 240 pages. (Versus). 18 euros.

CERDAGNE. Par le traité des Pyrénées (1659), la Cerdagne avait été partagée entre la France et l’Espagne. Mais entre 1936 et 1948, elle va connaître une cassure plus profonde : la guerre civile espagnole puis l’Occupation allemande vont rendre la frontière encore plus difficile à franchir. Jean-Louis Blanchon se penche sur cette époque où les événements politiques ont empêché toute une population, souvent unie par des liens de parenté, de communiquer et de se rencontrer.
1936-1948, la Cerdagne déchirée par Jean-Louis Blanchon. Talaia, 2017. 328 pages. 17 euros.

DANIEL GUÉRIN. Daniel Guérin (1904-1988) est un militant révolutionnaire et anticolonialiste. Il a été proche des trotskystes puis a évolué vers des positions communistes libertaires. Il a participé au mouvement de libération homosexuelle. Il est l’auteur de nombreux livres sur la Révolution française, le Front populaire, le fascisme, les luttes contre le colonialisme, l’anarchisme, la lutte des homosexuels… Son Autobiographie de jeunesse est à la fois passionnée et romanesque au gré de ses rencontres, du Paris ouvrier à la Palestine et la Syrie en passant par l’Indochine.
Autobiographie de jeunesse : d’une dissidence sexuelle au socialisme par Daniel Guérin. La Fabrique, 2016. 250 pages. 15 euros.

RÉFUGIÉS. Né en 1973, Emmanuel Mbolela a dû fuir la République démocratique du Congo en 2002. Son voyage a duré 6 ans. Comme les autres migrants, il a subi le racket des passeurs et des douaniers, les embuscades dans le Sahara, le travail au noir. Bloqué plus de quatre ans au Maroc, il a fondé avec d’autres compatriotes une association de réfugiés pour défendre leurs droits. Dans son récit, il parle aussi de la condition des femmes réfugiées. Il finit par obtenir l’asile politique aux Pays-Bas en 2008. Depuis il milite avec des réseaux d’activistes pro-réfugiés en Allemagne.
Réfugié par Emmanuel Mbolela. Libertalia, 2017. 264 pages. (Poche). 10 euros.

SERVICE MILITAIRE (suite). Dans La Feuille d’infos du mois dernier, nous avons présenté Contingent rebelle, un livre de Patrick Schindler. Nous avions alors écrit que le service militaire avait été « aboli » en 1998. Un lecteur attentif nous fait justement remarquer qu’il n’a pas été aboli mais qu’il est seulement « suspendu »… jusqu’à nouvel ordre ! La loi stipule qu’il peut être rétabli lorsque « les conditions de la défense de la Nation l'exigent ou que les objectifs assignés aux armées le nécessitent ».

STIRNER. L’Unique et sa propriété fut écrit en 1843. Le philosophe allemand Max Stirner (1806-1856) y exalte la valeur de l’individu à nul autre pareil donc « unique ». Stirner dénonce la morale, le puritanisme et la religion. Son individualisme ne s’oppose pas à la notion d’association à condition qu’elle soit librement choisie. Il s’oppose déjà à la notion de Parti tout puissant. Son œuvre est une synthèse entre la défense de l’individu et l’intérêt de la société. L'Unique et sa propriété a influencé de nombreux révolutionnaires et anarchistes individualistes.
Max Stirner, L’Unique et sa propriété : lectures critiques sous la direction d’Olivier Agard et Françoise Lartillot. L’Harmattan, 2017. 286 pages. (De l’allemand). 29,50 euros.

TAOÏSME. Daniel Giraud est un poète et musicien libertaire mais aussi un traducteur du chinois. Dans ce petit manuel, il rapproche l’anarchisme de Max Stirner de la philosophie des taoïstes chinois tels que Tchouang Tseu. Il montre qu’un même souffle anime ces penseurs et qu’une même révolte se retrouve dans leurs écrits.
Tao et anarchie par Daniel Giraud ; illustré par François Matton. Almora, 2017. 96 pages. 12 euros.

INTERNET

ANAR’CHRONIQUE. Cet éditeur propose des brochures, traductions ou rééditions de textes déjà existants, sous forme papier ou en version numérique. Au catalogue : une dizaine de titres parmi lesquels Bartolomeo Vanzetti, Alfredo Bonanno, Johann Most.
Adresse : https://anarchroniqueeditions.noblogs.org

CINÉMA

ANTIFASCISME. Après ¡GARI! réalisé en 2013, Nicolas Réglat propose un nouveau film. Gérard et les Indiens retrace l’histoire du Scalp (Section carrément anti Le Pen) à Toulouse dans les années 1980 à travers la rencontre entre Gérard, militant du Scalp et Nico qui se pose des questions entre les deux tours des dernières élections présidentielles.
Gérard et les Indiens réalisé par Nicolas Réglat. Le-loKal production, 2017. 52 minutes. Le film a été diffusé sur France 3 Occitanie le 2 octobre 2017. Il sera sans doute disponible prochainement en DVD.
Renseignements : Le loKal, 72 boulevard de la Marquette, 31000 Toulouse (courriel : lelokalprod@gmail.com).
Sur Internet : http://www.lelokalproduction.com/

JULES DURAND. Jules Durand (1880-1926), anarchiste et syndicaliste du Havre, était le secrétaire du syndicat des charbonniers (effectuant le déchargement et la mise en sacs du charbon arrivant par bateau). En 1910, il est l’un des principaux animateurs d’une grève illimitée contre l’extension du machinisme et la vie chère. À la suite d’une machination, il est accusé d'être le « responsable moral » de l'assassinat d'un chef d'équipe, décédé en réalité lors d'une rixe entre ivrognes. Il est condamné à mort mais à la suite d’une importante mobilisation, cette peine est commuée en sept années de réclusion. Libéré en février 1911, il meurt en février 1926 dans un asile psychiatrique car ces événements l’avaient détruit. Il avait été déclaré innocent en 1918, un boulevard du Havre porte son nom et l’auteur dramatique Armand Salacrou écrivit en 1960 une pièce de théâtre sur cette affaire (Boulevard Durand). Le film de Sylvestre Meinzer est un hommage à Jules Durand. Elle interroge ceux qui auraient pu le côtoyer à l’époque : syndicalistes, dockers, juges, enfants des quartiers populaires…
Mémoires d’un condamné réalisé par Sylvestre Meinzer. Lardux films, 2017. 85 minutes. Le film sort en salles le 25 octobre 2017.

COPINAGE

CHIENDENT. Chiendent est un collectif militant de « jardiniers du dimanche ». Ils cultivent des légumes pour les manger, les vendre ou les donner. Actuellement, ils se retrouvent un dimanche sur deux dans le 15e arrondissement de Marseille. Ils défendent les cultures en pleine ville, les savoirs paysans anciens et actuels, la biodiversité… Ils organisent des repas en commun et solidaires (soutien aux migrants récemment).
Adresse : Association Chiendent, 25 chemin de la Mûre, 13015 Marseille (courriel : cynodon@riseup.net).
Sur Internet : https://chiendent.jimdo.com/

LA COMMUNE. Depuis onze ans, le local La Commune est ouvert deux fois par semaine. C’est un lieu de rencontres et de discussions mais aussi une librairie et une bibliothèque. Il est géré par les militant·e·s du groupe La Sociale de la Fédération anarchiste de Rennes. Le groupe est propriétaire du local mais connaît de grosses difficultés financières pour la gestion du lieu et fait appel à la solidarité pour pouvoir continuer ses activités.
Renseignements : La Commune, 17 rue de Châteaudun, 35000 Rennes (tél. : 02 99 67 92 87 ; courriel : contact@falasociales.org). Le local est ouvert les mercredis et samedis de 14 à 18 heures.
Sur Internet : http://www.falasociale.org/

MILLE BÂBORDS. Créée en janvier 2000, cette association marseillaise s’inscrit dans le mouvement social et la pensée critique. Elle a pour objectif la création d’un lieu de culture politique avec une médiathèque alternative, l’organisation de conférences et de débats, la projection de films, un site Internet présentant l’actualité sociale. Elle vise à créer un réseau de rencontres et d’échanges impliquant toutes les composantes du mouvement social malgré leurs divergences. Aujourd’hui, l’existence de Mille Bâbords est menacée pour des raisons financières. On peut les aider avec un versement mensuel ou un don ponctuel.
Adresse : Mille bâbords, 61 rue Consolat, 13001 Marseille (tél. : 04 91 50 76 04 ; courriel : contact@millebabords.org).
Sur Internet : http://www.millebabords.org/

SALUT !

JOSÉ HIRALDO AGUILAR. Né en 1917 à Montejaque dans la province de Malaga (Andalousie), ce berger découvre les idées anarchistes. En 1936, il réussit à fuir la zone fasciste et combat sur divers fronts (Ronda, Malaga, Valence). En 1939, il est fait prisonnier. Libéré, il rejoint la clandestinité puis s’exile en France. Il exerce des responsabilités dans la CNT dans plusieurs villes dont Marseille à la fin des années 1960. Il s’installe ensuite à Perpignan mais participe aussi aux activités de la CNT à Valence. Il est l’auteur de trois livres et de nombreux articles dans la presse anarchiste (Orto, Siembra, Espoir…). Il est décédé à Valence le 5 septembre 2016.


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