Feuille d'infos du CIRA #203

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mardi 15 mai 2018
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Toutes les annonces de la dernière Feuille d'Infos du CIRA (#203 de mars 2018 au format html ou au format pdf
À écouter
Tables rondes de la FLAM 2015
Foire aux livres anarchistes de Marseille

Ce n’est pas dans cent ans qu’il faut vivre en anarchistes !
(Libertad, 1906)

RENCONTRES

ZAGREB (CROATIE) : du vendredi 6 au dimanche 8 avril 2018. La Foire aux livres anarchistes de Zagreb (ASK, Anarhisticki sajam knjiga) en sera à sa 14e édition. Elle accueillera des stands d’éditeurs, des événements culturels, des ateliers et des débats.
Adresse : AKC Medika, Pierottijeva 11 (MAP). Sur Internet : www.ask-zagreb.org (en croate et en anglais). Renseignements : courriel, anarhisticki.sajam.knjiga@gmail.com (on peut y écrire en anglais).

GAND (Belgique) : samedi 14 avril 2018 de 10 heures à 18 heures. La 17e Foire internationale du livre alternatif et libertaire se tiendra à Gand. Elle accueillera plusieurs dizaines de libraires, éditeurs et distributeurs de Belgique et d’autres pays. Au programme également : des débats, des projections, une restauration (plats végétaliens), un bar, un espace pour les enfants et des concerts à partir de 20 heures. Le CIRA y sera présent.
Adresse : De Koer, Meibloemstraat 86, 9000 Gand, Belgique.
Courriel : aboekenbeurs@yahoo.com
Renseignements sur Internet : https://www.vrede.be/alternatieve-boekenbeurs-2018

PARIS 16e : jusqu’au 13 mai (sauf le 1er mai). À 81 ans, l’artiste anarchiste Jean-Jacques Lebel s’est associé avec Kader Attia pour proposer une exposition intitulée L’un et l’autre. Les deux œuvres principales sont des installations anticolonialistes et antiracistes. Poison soluble de Lebel, revient sur les sévices infligés à des détenus irakiens par des soldats américains. Culture de la peur : une invention du mal d’Attia montre comment l’Occident a imposé au XIXe siècle des stéréotypes sur les Noirs et les Arabes. Le reste de l’exposition est surtout composée d’objets que les deux artistes collectionnent : masques africains de maladies, photographies de « gueules cassées » de 14-18, sculptures réalisées sur des obus dans les tranchées…
Adresse : Palais de Tokyo, 13 avenue du Président-Wilson, Paris 16e. L’exposition est ouverte de midi à minuit tous les jours sauf le mardi.
Sur Internet : http://www.palaisdetokyo.com/fr/evenement/lun-et-lautre

PUBLICATIONS

Les livres qui sont présentés dans La Feuille d’infos sont disponibles chez votre libraire préféré-e ou aux adresses parfois mentionnées.

BRÉSIL. Au Brésil, dès le XVIe siècle, des esclaves noirs se libèrent et fondent des communautés marronnes, appelées quilombos. Ces républiques libres et auto-organisées repoussent les nombreuses attaques des colons et deviennent, pour plusieurs siècles, le symbole de la résistance aux régimes esclavagistes. Malgré leurs différences de taille — celui de Palmares a compté des milliers de membres —, de mode d’organisation, d’origine ethnique — on y trouve aussi des Indiens, des métis, des Européens en rupture de ban —, de pratiques culturelles et de système économique, ils constituent tous des territoires autonomes au mode de vie communautaire. Flávio dos Santos Gomes est professeur d’histoire à l’université de Rio et à l’université fédérale de Bahia. C’est un chercheur très reconnu pour ses nombreux travaux sur l’esclavage dans le Brésil colonial et postcolonial.
Quilombos : communautés d’esclaves insoumis au Brésil par Flávio dos Santos Gomes. L’Échappée, 2018. 128 pages. (Dans le feu de l’action). 12 euros.

CHINE. He-Yin Zhen (1884-1920 ?) est une militante anarchiste et féministe chinoise. Lors de son séjour au Japon, elle collabore au périodique Tianyi (Justice naturelle) en 1907. Ce sont ces articles qui ont été traduits en français et réunis dans ce recueil. Il s’agit d’une critique sévère des traditions patriarcales chinoises basées sur le confucianisme. Mais elle s’attaque aussi au nationalisme modernisateur et elle n’a aucune illusion sur la condition des femmes dans les pays occidentaux démocratiques. Sa critique radicale fait écho à nombre de thèses du féminisme moderne. Dans la postface est évoquée une autre anarchiste et féministe, la japonaise Itō Noe (1895-1923).
La revanche des femmes par He-Yin Zhen ; traduit du chinois par Pascale Vacher ; préface de Jean-Jacques Gandini ; postface de Marine Simon. L’Asymétrie, 2018. 142 pages. (Rimanenti). 13 euros.
Sur Internet : https://nannu.blog/ Nannuü est un site animé par les éditions de l’Asymétrie et qui est consacré au femmes et aux féminismes en Chine. On pourra y lire des informations complémentaires sur le parcours de He-Yin Zhen.

ÉCOLOGIE. La civilisation industrielle est en train de détruire la Terre. Ce recueil de discussions porte sur le changement de stratégie et de tactiques qui doit se produire si nous voulons construire une résistance efficace. Il y est question d’interposer nos corps et nos existences entre le système industriel et toute vie sur la planète. Il y est aussi question de contre-attaque. Dans ce deuxième volume, vous trouverez des textes et discours de Derrick Jensen, Murray Bookchin, Chris Hedges, Deep Green Resistance, Armand Farrachi, Josh Headley.
Écologie en résistance : stratégies pour une terre en péril : 2. Libre, 2017. 156 pages. 10 euros.

RECLUS. Deux récentes biographies consacrées à Élisée Reclus font allusion à son prétendu « antisémitisme », mais leurs auteurs (Henriette Chardak et Jean-Didier Vincent) ne  présentent aucune preuve documentaire de cette assertion. Federico Ferretti et Philippe Pelletier sont géographes, Philippe Malburet est mathématicien. Ils ont étudié l’œuvre de Reclus et analysé le regard qu’il porte sur le peuple juif. Reclus s’est intéressé à des centaines de communautés juives à travers le monde et à leurs statuts territoriaux en tant que peuples sans État. Il dénonce les persécutions dont ils sont victimes et les premiers pogromes. Il s’intéresse au mouvement sioniste naissant et signale déjà qu’« il n’y aura pas de place pour tout le monde ».
Élisée Reclus et les Juifs par Federico Ferreti, Philippe Malburet, Philippe Pelletier. L’Harmattan, 2018. 116 pages. 13,50 euros.

LIVRES AUDIO. Cela fait maintenant trois ans que le collectif nord-américain Resonance enregistre et diffuse des livres audio anarchistes. Ils ont plus d’une soixantaine de titres à leur actif, qui varient entre des classiques et des brochures récentes, avec une qualité d’enregistrement agréable à écouter. À noter les réinterprétations des pièces libertaires Illyria Street Commune de Fredy Perlman et Revolutionary Purity Showdown de Richard Ades, toutes deux écrites à Détroit dans les années 1970, ainsi qu’une version audio, en anglais donc, des Échos révolutionnaires de Syrie, le premier numéro de la série Hourriya.
Adresse : http://resonanceaudiodistro.org/

TRAVEN. Les admirateurs du mystérieux écrivain anarchiste B. Traven se réjouiront de la parution de ce petit recueil de quatre textes. Outre Le gros capitaliste, on y lira Administration indienne et démocratie directe, L’art des Indiens et Lettre à SIA. On y retrouve sa défense des Indiens opprimés par les propriétaires et les dictateurs.
Le gros capitaliste par B. Traven ; traduit de l’allemand par Adèle Zwicker (Arthur). Libertalia, 2018. 48 pages. (La petite littéraire). 3 euros.

VOYAGE. Sorti en fin d’année aux éditions Bambule, cette traduction de l’un des premiers livres de Crimethinc s’était longtemps fait désirer. On y suit les tribulations européennes d’Hib et Kika, deux « vagabondes » étatsuniennes pendant l’été 2000, d’un squat féministe d’Amsterdam à la contre-manifestation du sommet du FMI à Prague. On y découvre les aléas de l’autostop et certains squats anarcho-punks ne semblant avoir d’anarchiste que le nom. Avec le recul, il s’agit d’un récit de voyage dans la contre-culture anarchiste du « début du siècle».
Off the map : tribulations de deux vagabondes anarchistes par Hibickina et Kika. Bambule, 2017. 206 pages. 9 euros.

SOUSCRIPTIONS

PLEIN CHANT. Depuis 1971, à Paris puis à Bassac (Charente), Plein chant a imprimé plus de 300 livres pour son propre catalogue. Il s’agit d’ouvrages d’une belle qualité technique et de contenu. On y trouve des rééditions de livres du XIXe siècle et des livres contemporains dont une grande part est consacrée à la littérature prolétarienne (Henry Poulaille et bien d’autres). Plein chant reste une maison d’édition artisanale en dehors des grands circuits de distribution et est à la recherche de nouveaux lecteurs. Depuis avril 2015, elle édite un Bulletin d’information. Jusqu’au 31 mars 2018, on peut souscrire à trois nouveautés. Nuit sur l’Allemagne par Clément Moreau (Carl Meffert) (160 pages, 13 euros) est un recueil de 107 linogravures des années 1937-1938 réalisées par un graveur allemand anti-nazi inconnu en France. Didier, homme du peuple par Maurice Bonneff (256 pages, 13 euros) est un roman qui retrace la vie exemplaire d’un terrassier syndicaliste. Quant à Béton armé de Jean Prugnot (304 pages, 16 euros), il s’agit d’un récit autobiographique sur la vie du grand chantier de la ligne Maginot en 1932. Les prix de souscription sont inférieurs de 10 à 15 % aux prix définitifs. Les frais de port sont de trois euros quel que soit le nombre de livres demandés.
Adresse : Plein chant, 35 route de Condé, 16120 Bassac (téléphone : 05 45 81 93 26 ; courriel : pleinchant@wanadoo.fr).

PRESSE

L’ÉCHAUDÉE. N° 7, hiver 2017-2018. 118 pages. 9 euros. Cette revue propose des textes de critique sociale (Fukushima), de l’histoire (Martin Nadaud), de l’art (le surréaliste militant du POUM Eugenio Granell), de la poésie, des dessins et elle fait l’éloge de l’utopie. Au sommaire de ce  numéro : des textes de Nadine et Thierry Ribault, Americo Nunes, Charles Reeve, Alfredo Fernandes, Claude Guillon, et des illustrations de Cornelia Eichhorn, Barthélémy Schwartz, Chantal Montellier, Anne Van der Linden…
Adresse : L’Échaudée, c/o Ab irato, 6 rue Boulle, 75011 Paris (courriel : abirato.editions@gmail.com). L’abonnement est de 30 euros pour trois numéros (chèque à l’ordre de Ab irato). Sur Internet : http://abiratoedition.wordpress.com/

RÉFRACTIONS. N° 39, automne 2017. 191 pages. 15 euros. Ce numéro a pour titre Repenser les oppressions ? Il s’agit d’un essai d’appréciation critique des modalités actuelles d’approche des dominations : racisation, queer, intersectionnalité… Elles sont resituées dans le contexte du néolibéralisme en essayant d’évaluer leur potentiel émancipateur et leurs limites. L’objectif est de faire état des tensions qui traversent ces nouvelles approches, qu’il s’agisse des thématiques de l’identité, du racisme, du sexisme et de leur croisement dans l’intersectionnalité. On y lira des contributions d’Édouard Jourdain, Irène Pereira, Monique Rouillé-Boireau, Daniel Colson, Philippe Corcuff… Ce dossier est complété par plusieurs textes dont celui de Jean-Jacques Gandini sur la situation à Hong Kong et par des critiques de livres.
Adresse : Les Amis de Réfractions, c/o Publico, 145 rue Amelot, 75011 Paris (courriel : refractions@plusloin.org). L’abonnement est de 26 euros pour deux numéros et de 50 euros pour quatre numéros (chèque à l’ordre des Amis de Réfractions). Sur Internet : http://refractions.plusloin.org

HI !

URSULA K. LE GUIN. Ursula K. Le Guin est née en Californie en 1929. C’est une romancière de science-fiction qui se revendique de l’anarchisme. Elle a aussi écrit de la fantasy, des livres pour la jeunesse, des essais et de la poésie. La science-fiction est pour elle un champ d’expérimentation politique et sociale. Dans Les dépossédés (1974), elle montrait ce que pouvait être une société libertaire. Dans ses œuvres, elle utilise l’anthropologie, la linguistique ou le taoïsme. Ses romans abordent des thèmes variés : le clonage, l’identité sexuelle, le langage, le développement de la personnalité, l’écologie. Ils sont souvent réunis dans des séries, les plus connues étant le Cycle de l’Ekumen (1966-2002) ou le Cycle de Terremer (1968-2001). Ursula K. Le Guin est décédée le 22 janvier 2018 à Portland (Oregon).
 


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