Feuille d'infos du CIRA #209

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Toutes les annonces de la dernière Feuille d'Infos du CIRA (#209 de octobre 2018 au format html ou au format pdf
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Tables rondes de la FLAM 2015
Foire aux livres anarchistes de Marseille

La politique est l'art d'empêcher les gens de se mêler de ce qui les regarde. (Paul Valéry)

PUBLICATIONS

Les livres qui sont présentés dans La Feuille d’infos sont disponibles chez votre libraire préféré·e ou aux adresses parfois mentionnées.

ANARCHISME. Carlos Taibo est professeur de sciences politiques à l’Université autonome de Madrid. Il est l’auteur d’une trentaine d’ouvrages sur l’anarchisme, les Indignados, la décroissance, la crise, la Russie… Le présent ouvrage, sorti en Espagne sous le titre Repensar la anarquia (2013), a déjà été publié dans plus de dix pays. Carlos Taibo retrace les grandes lignes de l’anarchisme, afin qu’on puisse (ré)ancrer les luttes et mouvements sociaux actuels (des Indignados espagnols à la place Syntagma à Athènes, du mouvement Occupy nord-américain à Nuit debout du printemps 2016), leurs valeurs et leurs pratiques dans la longue histoire du mouvement libertaire, parce que l’action directe, l’autonomie ou l’autogestion ne viennent pas de nulle part.
Action directe, autonomie, autogestion : au-delà des luttes, l’anarchisme par Carlos Taibo. CNT-RP, 2018. 176 pages. 10 euros.

ANTICIPATION. Les Ateliers de l’Antémonde présentent ce recueil dans lequel les engagements anticapitalistes et féministes des individu·e·s qui les composent se retrouvent dans des textes de fiction rédigés à plusieurs mains. Ils imaginent que les révolutions du printemps arabe de 2011 ont donné lieu à un mouvement mondial dans lequel plusieurs États de part et d’autre de la Méditerranée sont abolis et des communes libres fleurissent à la place. Ces nouvelles d’anticipation se concentrent autant sur les accomplissements de la révolte utopique surnommée « L’Haraka » que sur les conflits qui ont toujours lieu dont pas mal de problèmes de machines à laver le linge. Le style est proche de celui de discussions que les auteur·e·s ont probablement repris de notes de réunions collectives de « la vraie vie ». De la fiction pour parler du réel, mais aussi faire rêver un peu en nous rappelant pourquoi nous faisons tout ça.
Bâtir aussi : fragments d’un monde révolutionné par Les Ateliers de l’Antémonde. Cambourakis, 2018. 256 pages. (Sorcières). 18 euros.

CHANSON. En 1989, Fred Alpi arrive à Paris après avoir passé plusieurs années à Berlin. Sans le sou, il trouve un poste dans une agence de communication. Très vite, il démissionne, et, pour assurer le loyer, prend sa guitare et descend dans le métro. Ce roman s’inspire de son expérience de cinq années passées à chanter dans le métro. Tout ce qui y est raconté n’est donc pas vrai, ou ne s’est pas passé exactement comme cela est relaté, ou au même moment. Aujourd’hui, Fred Alpi joue et chante dans le trio rock The Angry Cats.
Cinq ans de métro par Fred Alpi. Libertalia, 2018. 231 pages. (Poche). 10 euros.

CHINE. Né en 1934, Jacques Pimpaneau est un spécialiste de la langue et de la civilisation chinoises. Il a découvert la Chine en 1958 et contrairement à de nombreux intellectuels de son époque, il n’a jamais été fasciné par le régime maoïste. Personnalité indépendante, proche des situationnistes et des anarchistes, il s’est toujours distingué de la sinologie académique. Dans ce recueil de textes, il évoque les écrivains et artistes qu’il a connus (Bataille, Dubuffet), les poètes et les artistes chinois qu’il apprécie ainsi que des pans d’histoire méconnue (les marginaux dans la littérature).
Le tour de Chine en 80 ans par Jacques Pimpaneau. L’Insomniaque, 2017. 126 pages. 10 euros.

COMMUNE DE PARIS. La nouvelle maison d’édition Le Bas du pavé publie des livres présentant « l’histoire vue par un autre bout de la lorgnette ». Trois livres ont pour thème la Commune de Paris. Celui de Maurice Dommanget met en lumière la participation des enfants du peuple de Paris à La Commune. Ceux-ci n’ont pas hésité à monter sur les barricades et à se battre contre les Versaillais. Alors qu’il était réfugié en Angleterre, Prosper-Olivier Lissagaray fait publier à Bruxelles, en 1873, un pamphlet vengeur. Il s’agit d’un étrange récit d’épouvante dans lequel les morts de la Commune sortent de leurs tombes et des charniers afin de juger les membres de l’Assemblée versaillaise. Lissagaray est aussi l’auteur d’un récit réaliste sur la Semaine sanglante.
L’enfance sous la Commune par Maurice Dommanget. Le Bas du pavé 2018. 42 pages. 6 euros. La vision de Versailles par Prosper-Olivier Lissagaray. Le Bas du pavé, 2018. 212 pages. 12 euros. Les huit journées de mai derrière les barricades par Prosper-Olivier Lissagaray. Le Bas du pavé, 2018. 64 pages. 8 euros.

ESPAGNE ANNÉES 1970. Regroupant des textes de plusieurs auteurs, ce livre retrace les luttes qui ont eu lieu en Espagne de la fin du franquisme au retour à la démocratie. De nombreuses luttes autonomes, hors des partis et des syndicats, remettent alors tout en cause : grèves générales, comités d’usines, mutineries dans les prisons, prises en main de la vie dans les quartiers, création de groupes autonomes tels que le MIL.
Le pari de l’autonomie : récits de lutte dans l’Espagne des années 70. Éditions du Soufflet, 2018. 304 pages. 7,50 euros.
Renseignements : editionsdusoufflet@riseup.net

LANDAUER. Gustav Landauer (1871-1919) est l’une des principales figures intellectuelles du mouvement anarchiste allemand. Ses essais et articles tentent de définir les conditions de possibilité du socialisme libertaire. Il y dénonce ses ennemis : l’État bismarckien et le luthérianisme mais également la social-démocratie et le marxisme. En novembre 1918, il participe à la République des conseils de Bavière qui sera réduite par l’armée et les corps francs en 1919. Gustav Landauer est alors sauvagement assassiné. Ce livre reprend les textes publiés dans le dernier numéro de la revue À contretemps qui parut de 2001 à 2014. Il est dédié à la mémoire de Monica Gruszka (1948-2016), qui en corrigea les épreuves.
Gustav Landauer : un anarchiste à l’envers sous la direction de Freddy Gomez. Suivi de Douze écrits « anti-politiques » de Gustav Landauer. Éditions de l’Éclat : À contretemps, 2018. 216 pages. 19 euros.

PALESTINE. Pierre Stambul est militant à l’Union juive française pour la paix (UJFP). Pour lui, l’exode des Palestiniens en 1948 (Nakba) n’est pas légitime. Il dénonce les méfaits du sionisme : occupation, colonisation, racisme, apartheid, crimes de guerre, crimes contre l’humanité. Il conteste aux sionistes le droit de parler au nom du judaïsme. Il pense qu’il faut soutenir les Palestiniens pour que leurs droits soient enfin respectés.
La Nakba ne sera jamais légitime par Pierre Stambul. Acratie, 2018. 180 pages. 14 euros.

SOUSCRIPTION

MARIE MURJAS. Benoît Boucard retrace la vie de Marie Murjas qui fut libre penseuse et anarchiste. Elle avait auparavant été religieuse. Se libérant des contraintes familiales et quittant le couvent, elle devient conférencière anticléricale. Elle a donné des dizaines de conférences à travers la France, essayant de réveiller le peuple et l’amener à la liberté de conscience.
Marie Murjas (1876-1906) : libre penseuse et anarchiste par Benoît Boucard. Jean-Jacques Wuillaume, 2018. 130 pages. 20,50 euros port compris (chèque à l’ordre de J.-J. Wuillaume). Pour que le livre puisse être publié, il faut que 100 exemplaires soient précommandés. Adresse : Éditions Jean-Jacques Wuillaume, Pichou, 24130 Monfaucon.
Sur Internet : http://www.tracetavie.com/produit-un.html?numero=2&id=11

PRESSE

ZADIBAO. Inspiré du mot chinois dazibao qui désigne des journaux illégaux et spontanés, Zadibao est un journal bimensuel en ligne. Malgré la répression, la ZAD de Notre-Dame-des-Landes est toujours là et ce journal rend compte des expériences qui y ont cours. Une édition spéciale vient de paraître fin septembre en format papier.
Sur Internet : www.zadibao.net

CINÉMA

1918-1939. Au mois de septembre 2018, Arte a diffusé une série documentaire-fiction. On y suit les destinées de treize personnages, célèbres ou anonymes. À travers ces itinéraires individuels sont évoqués les révolutions russe et allemande, la Guerre d’Espagne, les montées du fascisme en Italie et en Allemagne. Parmi les personnages, on remarque la présence de l’anarchiste May Picqueray (1898-1983). Celle-ci a découvert les travers des communistes russes à Moscou en 1922. Par ailleurs, elle a envoyé un colis piégé à l’ambassade étatsunienne pour protester contre la condamnation de Sacco et Vanzetti. Elle est venue aussi en aide aux anarchistes espagnols.
1918-1939 : les rêves brisés de l’entre-deux-guerres réalisé par Jan Peter et Frédéric Goupil. Arte, 2018. 8 épisodes de 52 minutes chacun. La fille de May Picqueray, Marie-May, nous signale qu’elle possède encore des exemplaires de l’autobiographie de sa mère (écrire au CIRA qui transmettra).

RECHERCHES

ROMS. Tania Magy est militante anarcho-syndicaliste. Elle est aussi chercheuse. Le lundi 3 décembre à 14 heures, elle soutiendra une thèse en anthropologie sociale et historique à l’université Jean-Jaurès de Toulouse 2 (Maison de la recherche, Lisst Tesc, 5 allées Antonio Machado). Intitulée De l’errance pathologique au nomadisme culturel : l’aventure de l’art rom, cette thèse est consacrée à vingt ans de route avec des familles Sinti et à la mise en œuvre d’un petit musée-atelier itinérant.
Sur Internet : http://artrom.blogspot.com/

COPINAGE

UPPL. L’Université populaire du pays de Lorient (UPPL) va bientôt voir le jour. Il s’agit d’une structure d’éducation populaire ouverte à tous. Elle fonctionne sur le bénévolat et la gratuité. La programmation (très libertaire) avance bien : concert de Serge Utgé-Royo le 24 janvier, causerie de Gaetano Manfredonia le 28 février, causerie de Wally Rosell sur le football, causerie d’Annick Madec sur la littérature prolétarienne le 4 avril, causerie de Philippe Pelletier sur la géographie le 9 mai, rencontre sur un bateau avec SOS Méditerranée… Les lieux seront sans doute différents à chaque fois.
Renseignements : Maison des Associations, Cité Allende, 12 rue Colbert, BP 52, 56100 Lorient.
Courriel : upplorient@gmail.com ; téléphone : 06 75 80 07 41.

BÊTISIER

RENTRÉE LITTÉRAIRE. Yves Bichet publie un roman très médiocre qui est censé rendre hommage aux « petites mains » de Mai 68 à Lyon. Mêlant « réel » et « imaginaire », il n’hésite pas à mettre en scène Claire Auzias et d’autres personnages réels. Celle-ci est citée sous son vrai nom. L’auteur a utilisé les écrits de Claire, Claire l’enragée et Trimards, sans lui demander l’autorisation. Il se permet d’inventer complètement des épisodes que Claire et ses ami·e·s, morts ou vivants, n’ont pas vécus. Ce roman est typique d’une époque confuse où, au nom de la liberté narrative, certains auteurs ne pensent même pas qu’ils peuvent offenser gravement les personnages qu’ils mettent en scène.
Trois enfants du tumulte par Yves Bichet. Mercure de France, 2018. 272 pages. 19,80 euros. On pourra lire la « Lettre ouverte à [son] prédateur littéraire » de Claire à cette adresse : http://acontretemps.org/spip.php?article671

 


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