Feuille d'infos du CIRA #210

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samedi 9 février 2019
MARSEILLE (CIRA) : Les luttes autonomes dans l’Espagne des années 1970 : quelle histoire pour quelles luttes ?, Causerie de Joni Melavo (traducteur) la suite...

Toutes les annonces de la dernière Feuille d'Infos du CIRA (#212 de janvier 2019 au format html ou au format pdf
À écouter
Tables rondes de la FLAM 2015
Foire aux livres anarchistes de Marseille

Je prétends seulement que, pendant quelques années, les êtres très jeunes ont quelque chose de mieux à faire que de se préparer à gagner de l’argent. (Henri Roorda, pédagogue libertaire et humoriste)

PUBLICATIONS

Les livres qui sont présentés dans La Feuille d’infos sont disponibles chez votre libraire préféré-e ou aux adresses parfois mentionnées.

AFRIQUE. João Bernardo est un auteur de langue portugaise. La revue et le site Ni patrie ni frontières ont déjà publié plusieurs de ses articles. Ce recueil, écrit avec Manolo, rassemble des textes ayant pour thème le retour des Noirs d’Amérique en Afrique et le panafricanisme. Dans certains cas, les opprimés en Amérique sont devenus oppresseurs en Afrique, allant même jusqu’à pratiquer la traite négrière. Marcus Garvey, un politicien qui prônait le retour en Afrique, se vantait, lui, d’avoir inspiré Mussolini. Les auteurs analysent aussi le mouvement rastafari qui a « canonisé » l’empereur d’Éthiopie. Quant au panafricanisme, il s’agit d’un mouvement qui cherche à intégrer le capitalisme mondial tout en inventant des nations alors qu’il n’existe que des États.
De retour en Afrique : des révoltes d’esclaves au panafricanisme par João Bernardo et Manolo. Ni patrie ni frontières, 2018. 88 pages. 8 euros.

ÉVASION. En 1930, à Montevideo (Uruguay), l’anarchiste Gino Gatti et sa famille ouvrent une charbonnerie nommée El Buen trato. Elle se trouve juste en face d’une prison. Pendant des semaines, un tunnel sera creusé à partir de cette charbonnerie vers la prison. Onze détenus s’évadent. Parmi eux se trouvaient sept anarchistes, membres de groupes qui pratiquaient des attentats, des expropriations ou des évasions.
Charbonnerie El Buen trato : charbon et charbon de bois, livraisons à domicile, commandes rapides et soignées. Bruxelles (Belgique) : Tumult, 2018. 69 pages. 4 euros.

BOOKCHIN. Janet Biehl évoque la vie et les idées de son compagnon Murray Bookchin. Né à New York, Murray Bookchin (1921-2006) est un théoricien de l’écologie sociale et du municipalisme libertaire. Après avoir eu des activités syndicales dans diverses branches de métiers, il a participé au mouvement de contre-culture des années 1960. En 1962, il publie Notre environnement synthétique dans lequel il passe en revue les causes de la rapide détérioration de l’environnement naturel dans son pays. L'écologie sociale est, en effet, une théorie radicale qui considère comme révolus le système actuel et les rapports de domination qu'il engendre.
La vie de Murray Bookchin : écologie ou catastrophe par Janet Biehl. L’Amourier, 2018. 624 pages. (Bio). 29 euros.

DAGERMAN. Stig Dagerman (1923-1954) est l’auteur de romans, de nouvelles, de pièces de théâtre, de poèmes, de reportages et d’essais. Il a milité dans les rangs du syndicat libertaire suédois SAC (Sveriges Arbetares Centralorganisation) et était rédacteur de son journal Arbetaren. Il se suicide à l’âge de trente-deux ans alors qu’il est en pleine gloire littéraire. Lo Dagerman, qui vit aux États-Unis, est la fille de Stig Dagerman, qu’elle a très peu connu. Nancy Pick, est une auteure américaine, traductrice et journaliste, parente d’Etta Federn, une écrivaine juive qui a survécu à l’occupation nazie. Toutes les deux sont les auteures d’une étude sur une pièce de Stig Dagerman intitulée L’Ombre de Mart. Écrite en 1947, elle met en scène à Paris Etta Federn et l’un de ses fils assassiné par la milice.
Les ombres de Stig Dagerman : Paris, 1947 par Lo Dagerman et Nancy Pick. Maurice Nadeau, 2018. 193 pages. 19 euros.

JULES DURAND. Jules Durand (1880-1926), anarchiste et syndicaliste du Havre, était le secrétaire du syndicat des charbonniers. En 1910, il est l’un des principaux animateurs d’une grève. À la suite d’une machination, il est accusé d'être le « responsable moral » de l'assassinat d'un chef d'équipe, décédé en réalité lors d'une rixe entre ivrognes. Il est condamné à mort mais à la suite d’une importante mobilisation, cette peine est commuée en sept années de réclusion. Ce livre propose aux passionné·e·s de l’Affaire les lettres que Jules Durand a écrites en prison entre 1910 et 1911.
Lettres de prison : septembre 1910-février 1911 par Jules Durand ; édité par Christiane Marzelier et Jean-Pierre Castelain. L’Harmattan, 2018. 122 pages. (International). 16 euros.

ÉCONOMIE DE LA NATURE. L’économie transforme tout ce qui s’approche d’elle en marchandise. La nature ne faisant pas exception, tout a maintenant un prix : l’eau, l’air, les espèces, l’environnement dans son ensemble. L’économie prétend protéger mais elle saccage en même temps. Antoine Costa a déjà réalisé deux films documentaires. Ce livre est constitué d’une série d’entretiens avec des militants, des ONG et des universitaires.
La nature comme marchandise : une série d’entretiens par Antoine Costa. Le Monde à l’envers, 2018. 192 pages. 9 euros.

SARAH HAIDAR. Née en 1987, Sarah Haidar est une romancière et chroniqueuse algérienne, Kabyle, libertaire et féministe. Deux de ses romans sont publiés en France. Dans La Morsure du coquelicot, des femmes et des hommes résistent à un pouvoir central autoritaire et policier et prennent la rue, la prison ou le maquis. Ce roman d'anticipation autant que de révolte fait écho aux insurrections kabyles récentes. Virgules en trombe, son premier récit rédigé en français, met en scène une écrivaine ratée qui sert de porte-plume. Violent, poétique, amoral, libre, il s’agit d’un manifeste contre l’art édifiant.
La morsure du coquelicot par Sarah Haidar ; préface de Yannis Youlountas. Métagraphes, 2018. 155 pages. (Météorites). 15 euros. Virgules en trombe par Sarah Haidar. Libertalia, 2018. 160 pages. (La petite littéraire). 10 euros.

PUNK. Entre 1986 et 1991, le photographe Roland Cros a immortalisé toute la scène punk française : Ludwig von 88, Parabellum, Washington Dead Cats, Bérurier noir, les Cadavres… Ses photos font revivre l’ambiance de la scène alternative qui réunissait alors des utopistes, des révoltés, des clowns et des poètes.
Pogo : regards sur la scène punk française (1986-1991) textes de Géraldine, Géant vert, Zigor, Tapage, Gil, Violette ; photos de Roland Cros. L’Échappée : Archives de la zone mondiale, 2018. 232 pages. (Action graphique). 29 euros.

KAFKA. Dans ses années de jeunesse, l’écrivain tchèque Franz Kafka (1883-1924) fréquentait les cercles anarchistes de Prague. Il avait aussi été arrêté lors d’une manifestation. Parmi ses lectures favorites se trouvaient les œuvres de Kropotkine et de Herzen. Ce recueil d’essais montre, sans les amplifier ni les minimiser, quels étaient les intérêts de Kafka pour l’anarchisme.
Kafka et les anarchistes : insubordination, intransigeance, refus de l’autorité par Costas Despiniadis. Atelier de création libertaire, 2018. 120 pages. 8 euros.

LGBT. À partir d’archives pour la plupart inédites, ce livre retrace une histoire des luttes et mouvements LGBT (Lesbiennes, gays, bisexuels et trans) en France. L’ouvrage présente une riche iconographie : affiches, couvertures de journaux ou revues, tracts, correspondance, photographies… L’auteur a invité une vingtaine de grands témoins à commenter le document de leur choix. Cette pluralité des points de vue des contributeurs de différentes générations, permet d’incarner la diversité des mouvements rassemblés sous le nom LGBT. Des persécutions jusqu’aux premiers mariages homosexuels en passant par les années sida, ce livre montre l’ampleur des combats menés, la violence des préjugés et des injustices comme le déni des partis politiques. 
Archives des mouvements LGBT : une histoire des luttes de 1890 à nos jours par Antoine Idier. Textuel, 2018.  260 pages. 39 euros.

ROMAN POLICIER. Après avoir étudié la littérature anarchiste en France à la fin du XIXe siècle, Caroline Granier s’est intéressée aux romans policiers qu’elle étudie sous l’angle du genre. Le polar, longtemps conditionné par des représentations phallocrates, se féminise. Il constitue un miroir grossissant de notre société qui permet l’étude des rapports entre les sexes mais aussi les rapports à la violence. Caroline Granier, à partir d’un important corpus de romans avec des héroïnes très diverses, réfléchit sur la place des femmes dans la société d’aujourd’hui et s’interroge sur le rôle de la violence comme outil d’émancipation féminine.
À armes égales : les femmes armées dans les romans policiers contemporains par Caroline Granier. Ressouvenances, 2018. 258 pages. 25 euros.

SYNDICALISME. Guillaume Goutte est un correcteur de presse qui milite à la CGT et aux Comités syndicalistes révolutionnaires (CSR). Dans cet essai, il réaffirme la pertinence du syndicalisme révolutionnaire comme moyen pour lutter contre le capitalisme et l’État. Il préconise le front unique, l’unité, l’autonomie et l’indépendance syndicales.
Vive la syndicale ! : pour un front unique des exploités par Guillaume Goutte. Nada, 2018. 80 pages. (Manières d’agir). 8 euros.

SOUSCRIPTION

COMMUNE DE PARIS. Publié en 1922, le roman de Lucien Descaves, Philémon, vieux de la vieille, n’a depuis jamais été réédité. Les éditions Le bas du pavé proposent de le (re)découvrir. Outre son grand intérêt ‒ le sujet de la vie des exilés communards ayant rarement été abordé ‒, c’est un très beau roman, émouvant, et qui continue, 150 ans plus tard, de faire vivre la mémoire et les idées de la Commune de 1871. Lucien Descaves écrivait : « Les livres, on en a écrit des centaines sur la Commune, ses causes, ses péripéties, sa défaite, et pas un seul sérieux ni complet sur l’exode des Communards, comme on les appelait en Suisse ; des Communeux, comme on disait à Londres. Personne ne s’était demandé ce qu’avaient pu faire, pendant près de dix ans, à l’étranger, des milliers d’hommes sans ressources, et souvent même sans métier propre à leur en procurer. La conviction de combler une lacune me stimulait ».
Philémon, vieux de la vieille par Lucien Descaves. Le Bas du pavé, 2018. 320 pages. 16 euros port compris jusqu’au 15 décembre 2018 (chèques à l’ordre de Le bas du pavé). Adresse : Éditions Le Bas du pavé, BP4050, 33470 Gujan-Mestras.

PRESSE

LES CAHIERS DU CTDEE. No 9, juillet 2018. 111 pages. 11 euros. Le Centre toulousain de documentation sur l'exil espagnol (CTDEE) est une association qui archive des documents sur l'activité des réfugiés politiques espagnols à Toulouse et sa région à partir de 1939. Les Cahiers du CTDEE paraissent deux fois l’an. Dans le no 7, on pouvait lire un dossier sur les événements de Mai 1937 à Barcelone, dans le no 8, un article parlait des antifascistes internés en Angleterre entre 1944 et 1946. Le dossier de ce no 9 est intitulé : Catalogne, une crise qui vient de loin. On y lira une petite  histoire de la Catalogne puis une étude sur les événements politiques, qui de 1977 à 2017, ont vu la montée de la revendication indépendantiste. Au sommaire également : les fusillés du Camp de la Bota et la comparaison entre deux films consacrés à la Guerre d’Espagne : Mourir à Madrid (1963) et La tragédie des Brigades internationales (2016). Alors que le premier ignorait les anarchistes, le second les montre de façon positive.
Adresse : CTDEE, 12 rue des Cheminots, 31500 Toulouse (téléphone : 05 61 85 93 60 ; courriel : exilespagnol.tlse@gmail.com).
Sur Internet : http://www.documentationexilespagnol-toulouse.fr/ Tous les numéros des Cahiers sont disponibles au CIRA.

NUNATAK. No 3, été-automne 2018. 64 pages. Prix libre (chèques à l’ordre de Nunatak). Dans la langue des Inuits, le terme nunatak désigne une montagne dominant des étendues gelées où se réfugie la vie. Cette revue s’intéresse aux montagnes et à leurs habitant·e·s. Elle nous parle d’histoire, de cultures, d’écologie et de luttes dans ces zones géographiques. Au sommaire de ce numéro : le mouvement de solidarité avec les migrants dans les Alpes, une histoire de la contrebande ariégeoise, Arbéost village paumé, la lutte du Larzac, la lutte des agriculteurs contre les normes, la construction d’un barrage.
Adresse : Nunatak, c/o Café du Siècle-Bibliothèque, 1 rue Biron, 34190 Ganges (courriel : revuenunatak@riseup.net).
Sur Internet : https://revuenunatak.noblogs.org/

 


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