Feuille d'infos du CIRA #212

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Toutes les annonces de la dernière Feuille d'Infos du CIRA (#212 de janvier 2019 au format html ou au format pdf
À écouter
Tables rondes de la FLAM 2015
Foire aux livres anarchistes de Marseille

Le pouvoir, d’où qu’il vienne, c’est de la merde. (Léo Ferré)

PRESSE

RÉFRACTIONS. N° 41, automne 2018. 191 pages. 15 euros. Ce numéro a pour titre Discrets, secrets, clandestins. Une notion revient souvent dans l'actualité des luttes – la clandestinité, et ses formes atténuées, la discrétion et le secret. Ces tactiques sont développées pour déjouer l'oppression d'une société de contrôle, pour expérimenter des manières de vivre et de produire qui refusent les normes légales. Mais ces notions peuvent aussi être utilisées par les dominants, lorsque l'État désigne ses clandestins, impose son secret ou dissimule les conditions du travail. Ce dossier est suivi d’articles sur le néo-anarchisme et la non-violence ainsi que sur les luttes à venir. Il est complété par des critiques de livres.
Adresse : Les Amis de Réfractions, c/o Publico, 145 rue Amelot, 75011 Paris (courriel : refractions@plusloin.org). L’abonnement est de 26 euros pour deux numéros et de 50 euros pour quatre numéros (chèque à l’ordre des Amis de Réfractions).
Sur Internet : http://refractions.plusloin.org

PUBLICATIONS

Les livres qui sont présentés dans La Feuille d’infos sont disponibles chez votre libraire préféré-e ou aux adresses parfois mentionnées.

ANTIMILITARISME. Le Garm (Groupe d’action et de résistance à la militarisation) a été très actif dans la région lyonnaise entre 1967 et 1984. Il a compté plusieurs centaines de membres et des milliers de sympathisants. Contrairement à d’autres organisations plus spécifiques, le Garm s’est intéressé à tous les aspects de l’armée et de la militarisation : pacifisme, opposition aux armes nucléaires, droits des soldats, objection, insoumission, défense non-violente, anti-impérialisme… Ses actions, spectaculaires et teintées d’humour, ont eu un retentissement national.
Résister à la militarisation : le Groupe d’action et de résistance à la militarisation, Lyon 1967-1984. Atelier de création libertaire : Cédrats, 2018. 324 pages. 18 euros.

PIERRE AUTIN-GRENIER. Pierre Autin-Grenier (1947-2014) est l’auteur d’une vingtaine d’ouvrages (proses poétiques, nouvelles, récits) dans lesquels on trouve beaucoup d’humour, de révolte et de rage de vivre. Des allusions à l’anarchisme apparaissent ça et là. Les radis bleus est écrit sous la forme d’un journal. L’auteur, désabusé mais pas désengagé, y règle ses comptes avec l’enfance et le monde qui va mal.
Les radis bleus par Pierre Autin-Grenier. Bruxelles : Les Carnets du dessert de lune, 2018. 280 pages. (Pleine lune). 20 euros.

MÉCISLAS GOLBERG. Mécislas Golberg (1869-1907) est un écrivain anarchiste polonais qui a écrit plusieurs ouvrages en français sur divers thèmes : politique, arts, sociologie, littérature. En 1895, il fonde à Paris la revue Sur le trimard, « organe des sans-travail ». Ses amis écrivains et artistes (Antoine Bourdelle, André Gide, Séverine, Camille Claudel…) l’aident à publier les Cahiers mensuels de Mécislas Golberg. Dans La morale des lignes (1905), il dresse le portrait de comédiennes et d’écrivains en tentant de définir un langage visuel nouveau. Il y défend la déformation, la ligne brisée, la simplification des formes, annonçant ainsi l’abstraction ou le cubisme. Disgrâce couronnée d’épines (1906-1907) est le journal, d’une grande puissance littéraire, de Mécislas Golberg. Atteint de tuberculose, il sait qu’il va bientôt mourir.
La morale des lignes par Mécislas Golberg. Allia, 2017. 96 pages. 10 euros. Disgrâce couronnée d’épines par Mécislas Golberg. Pontcerq, 2018. 150 pages. 16 euros.

NORMAN NAWROCKI. Norman Nawrocki est un auteur canadien qui est aussi acteur, musicien et activiste. Son dernier roman Cazzarola ! est le résultat de recherches sur le mouvement anarchiste, menées dans les Abruzzes et le Latium (Italie). Il raconte 130 années d’histoire italienne : de la résistance antifasciste et anarchiste à la montée de la xénophobie aujourd’hui en passant par les persécutions contre le peuple Rom et la guerre aux réfugiés.
Cazzarola ! : anarchia, Rom, amore, Italia par Norman Nawrocki. Fagnano Alto : Il Sirente, 2018. 400 pages. (Fuori). Livre en langue italienne. 15 euros.

HENRI-FRANÇOIS REY. Raymond Espinose est l’auteur d’une quinzaine de livres dont deux recueils de nouvelles parus aux éditions du Monde libertaire ainsi que des essais consacrés à Boris Vian, Albert Cossery et Jacques Prévert. Il s’est intéressé à un écrivain, un peu oublié aujourd’hui : Henri-François Rey (1919-1987). Celui-ci est l’auteur de romans, de critiques littéraires et cinématographiques et d’essais. Sa trilogie Cadaquès mérite d’être relue. Ses essais reprennent les thèmes de ses romans : la quête de l’identité, la schizophrénie, les échecs de l’histoire, l’éloge de la marge… À plusieurs reprises, il a exprimé sa sympathie pour les idées anarchistes.
Henri-François Rey, essayiste : les sentiers de l’utopie par Raymond Espinose. Orizons, 2018. 174 pages. (Profils d’un classique). 20 euros.

JEAN VIGO. Jean Vigo (1905-1934) n’a réalisé que quatre films mais ils sont aujourd’hui reconnus comme des chefs-d’œuvre du cinéma mondial. Fils de l’anarchiste Miguel Almeyreda, Vigo a été marqué par la mort suspecte de son père en prison. La liberté est sans doute le thème dominant de ses films. Thierry Guilabert s’est intéressé à son premier film. À propos de Nice est un court métrage de 23 minutes que Jean Vigo a réalisé avec Boris Kaufman. Alors que ses autres films ont été défigurés par les producteurs et la censure d’État, Jean Vigo a pu ici s’exprimer dans une liberté parfaite, dénonçant le pouvoir de l’argent ainsi que les autorités militaires et religieuses.
Jean Vigo libertaire : À propos de Nice par Thierry Guilabert. Les Éditions Libertaires, 2018. 167 pages. 15 euros.

LITTÉRATURE. Longtemps décrié, voire ridiculisé, le thème de la révolution est à nouveau présent dans plusieurs œuvres contemporaines. Il faut y voir l’influence des mouvements Occupy ou Nuit debout, des Printemps arabes ou des commémorations de la Révolution d’Octobre et de Mai 68. Cet ouvrage s’intéresse à plus d’une cinquantaine de romans, récits, pièces de théâtre et recueils de poésie parus depuis le début du XXe siècle, de Jack London au Comité invisible en passant par Jean Genet, Alfred Döblin, Pierre Michon ou Nathalie Quintane.
Écrire la révolution : de Jack London au Comité invisible. Presses universitaires de Rennes, 2018. 246 pages. (La licorne ; 131). 24 euros.

SOLIDARITÉ

CENTRO DE CULTURA LIBERTÁRIA. Le Centro de Cultura Libertária (CCL) se trouve à Cacilhas-Almada dans la banlieue sud de Lisbonne (Portugal). Il a été fondé en 1974 après la chute de la dictature par de vieux militants anarchistes qui avaient réussi à sauver un fonds d’archives exceptionnel. Le CCL a accueilli des débats, des ateliers, des repas, des réunions de divers groupes libertaires. Des journaux y ont eu leur siège. En raison de la gentifrication du quartier et de l’augmentation des loyers, l’existence du CCL est aujourd’hui menacée. Un appel à soutien financier est lancé (coordonnées bancaires pour un virement : Centro de Cultura Libertária, IBAN PT50003501790000215493029, banque Caixa Geral de Depósitos).
Adresse : CCL, Rua Cândido dos reis 121, 1° Dto, Cacilhas-Almada (adresse postale : Apartado 40, 2800-801 Almada, Portugal ; courriel : ateneu2000@gmail.com). Sur Internet : http://culturalibertaria.blogspot.pt/

JÉRÔME LARONZE. Jérôme Laronze était un éleveur de vaches de la région de Charolles (Saône-et-Loire), fervent défenseur d’une agriculture indépendante de l’industrie agroalimentaire. Il refusait le puçage des animaux et l’excès de normes inutiles. Il a été soumis à de nombreux contrôles, souvent accompagnés par la gendarmerie. Alors que ces derniers voulaient le faire interner, il prend la fuite. Neuf jours plus tard, le 20 mai 2017, il est abattu dans sa voiture par un gendarme. Une association (Justice et vérité pour Jérôme Laronze) s’est constituée quelques mois plus tard pour défendre sa mémoire et soutenir sa famille. Forte de plus de 400 membres, elle a besoin d’un soutien financier pour financer l’action judiciaire et organiser diverses manifestations. Les besoins sont estimés à 15 000 euros (chèque à l’ordre de Justice et vérité pour Jérôme Laronze).
Adresse : Justice et vérité pour Jérôme Laronze, BP 10229, 71106 Chalon-sur-Saône cedex.

LES NUITS BLEUES. Les Nuits bleues est une librairie militante d’Angers. Les libraires bénévoles y proposent des livres sur des thèmes que l’on trouve difficilement ailleurs : syndicalisme, mouvement social, anarchisme, antifascisme, mouvements révolutionnaires… C’est aussi un lieu d’échanges et de débats. Pas assez de ventes et trop de charges : la librairie s’en sort difficilement et fait un appel aux dons. On peut donc venir y acheter ou commander ses livres, envoyer un chèque de soutien (à l’ordre des Nuits bleues) ou bien faire un don en ligne sur HelloAsso (https://www.helloasso.com/associations/les-nuits-bleues/formulaires/1/widget).
Adresse : Librairie associative Les Nuits bleues, 21 rue Maillé, 49100 Angers (courriel : lesnuitsbleues@riseup.net). La librairie est ouverte du mardi au samedi de 14 heures à 19 heures. Sur Internet : http://lesnuitsbleues.blogspot.com/

SALUT !

BERNARD BABEC. Né le 10 octobre 1943 à Gémenos (Bouches-du-Rhône), Bernard Babec avait découvert l’anarchisme par ses lectures alors qu’il travaillait sur les navires de la marine marchande. Il devient ensuite photographe pour le Port autonome de Marseille. Il était proche des syndicalistes, exclus de la CFDT, qui publiaient la revue À contre courant syndical et politique. Son édition locale À contre courant 13 parut de 1989 à 1992. Il a été sympathisant puis membre du CIRA. Pendant une quinzaine d’années, au début de l’été, il a accueilli dans son « domaine » de Vernègues les pique-niques du CIRA qui furent l’occasion de rencontres, de débats et d’échanges. Victime il y a quelques années d’un accident qui l’avait rendu handicapé, il n’avait perdu ni son humour ni son sens critique. Il est décédé le 16 décembre 2018.

GUY CIANCIA. Guy Ciancia est décédé à Lille le 26 décembre 2018. Né en 1943, il était parolier, musicien, interprète, pataphysicien et surtout poète. Auteur d’une centaine de chansons, il attendra 2013 pour enregistrer son premier disque : Dans ma rue. Ses chansons évoquent les lieux du quotidien, des philosophes et des voyous. Il avait été brièvement journaliste avant de devenir enseignant puis documentaliste. Il était aussi entraîneur en athlétisme. Militant anarchiste, il avait participé à Mai 68 et en 2015, il publiait Lille en Mai (éditions Passez muscade, 299 pages). Depuis 2007, il était membre et fidèle soutien du CIRA. Sur son blog, on trouvera des enregistrements audios et vidéos : www.ciancia.net

OSVALDO BAYER. L’historien anarchiste argentin Osvaldo Bayer est décédé le 24 décembre 2018. Journaliste né en 1927, il eut à plusieurs reprises des ennuis avec les autorités militaires. Entre 1975 et 1983, il est contraint à l’exil en Allemagne. On lui doit plusieurs livres sur les anarchistes argentins : Severino Di Giovanni, La Patagonie rebelle, Les anarchistes expropriateurs… Il s’est engagé dans la défense des peuples amérindiens, réclamant la reconnaissance par l’Argentine de leur génocide.
 


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